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30 mai 2013

Attaques contre Gbagbo et le FPI: POURQUOI MAMADOU KOULIBALY N’A PAS DÉMISSIONNÉ AVANT LE 11 AVRIL 2011 ?

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Je viens de lire l’interview pamphlétaire accordée par Mamadou Koulibaly (Président de LIDER) à « Mutations », un journal Camerounais. Pour moi il n’y a rien de bien neuf dans la démarche de Mamadou Koulibaly… sauf qu’il affirme sa posture d’homme politique 'd’une certaine opposition' pas forcement politique mais qui voit en la formation politique qu’est le FPI, le 1er obstacle à franchir (ou briser) avant de prétendre au fauteuil Présidentiel.

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Aussi, dans sa tentative de piétiner LAURENT GBAGBO, je vois un homme 'touché, humilié' par la vérité et qui tente de renvoyer l’ascendeur à Aboudramane Sangare qui recevant en prison une délégation du Fpi le mardi 7 mai dernier a dit aux partisans de l'ancien régime qui cherchent à sécher leurs habits là où le soleil brille, 'qu’ils n'ont pas compris qu'ils doivent leur popularité au Fpi. Or en pensant devenir quelqu'un sans le Fpi, ils ont fini par découvrir qu'ils ne sont rien.'

La débâcle de Mamadou Koulibaly aux législatives dans la commune de Koumassi est la pour en attester. Bref…

Ma question est de demander à Mamadou Koulibaly POURQUOI IL N’A PAS DÉMISSIONNÉ lui le Président de l’Assemblée Nationale (Constitutionnellement 2eme personnage politique de l’état après le Président de la république bien que dans un régime présidentiel) et Numéro 3 du FPI le parti qu’il fustige depuis plus de 2 ans sur la place publique ?
POURQUOI le même Mamadou Koulibaly qui a donné une longue et belle communication le 2 Juin 2010 sur le sujet de « LA RESPONSABILITÉ DE LA CLASSE POLITIQUE DEVANT L'OPINION PUBLIQUE » lors du colloque organisé par la convention de la société civile en Côte d'Ivoire n’a pas PRIS SES RESPONSABILITÉS EN DÉMISSIONNANT DE LA PRÉSIDENCE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE ET DU FPI s’il était à ce point éloigné de la démarche du FPI et de Laurent Gbagbo ?

Cette propension risible consistant à conspuer le FPI pour justifier la création du LIDER (Liberté et Démocratie pour la République) m’inspire toujours la même légitime indignation. Mais cela ne fait que révéler la nature véritable de ce 'génie' dévoyé.
Bref... que ne FPI ne réponde pas pour lui donner du grain à moudre. Cela ne sera qu'une perte de temps et il n'attend que cette lucarne.

18 décembre 2011

ERRATUM… Claudus Kouadio ne s'est pas prononcé sur l'Affaire Mr Alain Toussaint/ Maitre Altit

Lintelligent Abidjan N°2417 Du Samedi 17 au Dimanche 18 Décembre 2011...
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Cour Pénale Internationale / Ça coince à La Haye. Par «Charles Kouassi »

LES ENFANT DE GBAGBO INTERDITS DE VISITE :
LA COLÈRE D’ALAIN TOUSSAINT qui se plaint que deux semaines après le transfèrement de Laurent Gbagbo, les enfants et proches de l’ex-président n’ont pas pu encore obtenir le droit de rendre visite à leur père, a explosé hier. Celui-ci met en cause maître Altit qui n’aurait pas transmis à la CPI, les demandes des enfants. Le conseiller de l’ancien chef de l’Etat a été soutenu dans son coup de gueule par plusieurs patriotes dont Serges Kassy qui se demande comment cela est-il possible. Mais la sortie d’Alain Toussaint n’a pas plu à ceux qui ont vu sa main dans des articles de presse et critiques à Paris sur Facebook au sujet des méthodes de maître Altit. Les pro-Altit soupçonnés d’accointances avec l’Elysée ont donc retourné l’accusation.
Ainsi, depuis 48 heures, Alain Toussaint est lui même mis en cause. Il est soupçonné d’être un agent double au service de la France. Le groupe des patriotes pro-Gbagbo favorable à Altit, Katinan et hostile aux avocats souverainistes, semblent avoir mis la tête d’Alain Toussaint à prix.
Au point que l’écrivain burundais David Gakunzi, a été obligé de monter au créneau pour dire son soutien à Alain Toussaint. Idem pour Abel Naki du CRI-Panafricain qui réitère son soutien au conseiller de l’ex-chef de l’Etat encore mis sous l’éteignoir par une mise au point de Koné Katinan, sur la collecte des fonds pour Laurent Gbagbo. Selon le porte-parole, seul Bernard Houdin est habilité à traiter ces questions.
L’appui d’Abel Naki et de Claude Kouadio n’ont pas fait l’unanimité parmi leurs propres camarades. ‘’Tu me déçois Abel’’, a écrit Steve Biko au leader du CRI. Pendant ce temps, Alain Toussaint tente de s’occuper comme il peut pour garder la tête haute face à ce soupçon infamant de la galaxie Gbagbo, d’accointance et d’intelligence avec l’ennemi.
Il a participé hier au tournage d’une émission de la chaîne américaine « Fox news » qui lui consacrera un portrait dans un magazine de 26 minutes en janvier prochain.
Dans la soirée, il était attendu à une table ronde. Ce samedi 17 décembre 2011 matin aux côtés de Guy Labertit, Michel Galy et autres, il sera à une cérémonie de prestation de témoignage de Charles Blé Goudé intitulé « Traquenard électoral ». Une sortie qui pourrait être houleuse si les anti-Alain Toussaint décident de vive voix de provoquer le conseiller fort en thème de l’ex-président ivoirien.
Les batailles de personnes et de positionnement qui ont souvent cours quand les partis sont au pouvoir et qui ont émaillé les années de la gouvernance Gbagbo avec ce pic entre Mamadou Koulibaly et feu Désiré Tagro, agitent fiévreusement le camp des partisans de Laurent Gbagbo.
FIN.
[]…

ERRATUM…
Il convient de préciser que je ne suis jamais intervenue dans le conflit (ou quiproquo) opposant Mr Toussaint Alain et Maitre Altit. A AUCUN MOMENT je ne me suis prononcé sur cette triste affaire qui continue de faire des vagues dans les milieux de Patriotes Ivoiriens.

En ma qualité de « Président des facebookers pour Gbagbo », nombreux sont les camarades qui m’ont interpelé en vue de savoir ma POSITION vis-à-vis de ces « conflits internes à répétition » au sein de notre propre famille qui risquait de se scinder en deux pôles très opposés. Pour répondre à ces requêtes, j’avais publié hier ce post qui disait: " Président Claudus Kouadio tu n'as pas encore donné ton point de vue sur la nouvelle guéguerre au niveau de la Résistance en Europe"... me rappel un Camarade de lutte..
Voulez vraiment vous que je dise ce que je pense ? Le moment viendra où je me permettrai de le faire... pour le moment, je vais me retenir vue que très sincèrement, l'essentiel est ailleurs (pourvu qu'on s'entende sur ce point)...
Toutefois, je vous ramène à mon article "FPI-LMP-Patriotes Ivoirien : Quand « l’instinct du tambour-major » et l’esprit d’élitisme ruinent une cause noble."

Je disais: "Malheureusement, très vite on assista à des agissements impudents de militants de la nouvelle vague. Soit par ignorance de l’ossature des actions menées, soit pour flatter leur égo surdimensionné ou pire pour une ambition personnelle guidé par l’appât du gain facile et rapide.
La graine de la discorde est ainsi semée, et si elle n’est pas vite déterrée puis détruite, tel l’encombrant nénuphar, elle couvrira les eaux déjà tumultueuses que nous tentons de traverser ENSEMBLE. Nous n’aboutirons jamais sur les plages aux sables fins de la liberté. Notre embarcation se brisera en mille morceaux sous le poids de la cupidité et de méchanceté. C’est ensemble que nous devons ramer dans la même direction et non l’un à contre courant de l’autre en oubliant l’essentiel – La Côte d’Ivoire LIBRE."
- Patriotes "Benguistes" dites leur de se ressaisir ! CARTON JAUNE... le rouge est déjà dans l'autre main
.

Alors quand je lis : « L’APPUI D’ABEL NAKI ET DE CLAUDE KOUADIO N’ONT PAS FAIT L’UNANIMITE PARMI LEURS PROPRES CAMARADES. », permettez-moi de m’inscrire en faux en ce qui me concerne. Je suis loin d’avoir la langue de bois et si j’avais estimé primordiale de donner ma position en faveur d’un camp ou de l’autre, je l’aurais fait sans état d’âme ni contrainte aucune.
La vérité est que j’étais en déplacement (du Mardi 16 au Vendredi 16 Décembre) et que connecté depuis mon téléphone portable, il m’était difficile de suivre de manière efficiente l’actualité du web. Pour éviter d’avoir un jugement approximatif voir complaisant, je me suis abstenu de commenter ces évènements.

Même si en réalité je ne le souhaite pas, je pourrais bientôt me prononcer sur ces faits et dires en fonction de l’évolution de cette affaire et de la tournure qu’elle pourrait prendre. Pour le moment, j’appel à la retenue et au rassemblement des toutes nos forces vives pour éviter une implosion qui ne serait aucunement bénéfique à la cause commune que nous «prétendons» ENSEMBLE défendre.

Pour conclure, je reviens à l’article "FPI-LMP-Patriotes Ivoirien : Quand « l’instinct du tambour-major » et l’esprit d’élitisme ruinent une cause noble." Et je dis « UNITÉ, RESSERRONS LES LIENS » En pareil circonstance, un sage préconisait : « Qu’est ce que cela signifie en cette importante période de l’Histoire ? Cela signifie qu’il nous faut rester ensemble. Il nous faut rester ensemble et maintenir notre unité. Vous savez, chaque fois que le Pharaon voulait prolonger le temps de l’esclavage en Égypte, il utilisait sa recette favorite, OUI, favorite pour y parvenir. Laquelle ? Dresser les esclaves les uns contre les autres. Mais quand les esclaves sont unis, il se passe quelque chose à la cour du pharaon et celui-ci ne peut les maintenir en esclavage. Quand les esclaves s’unissent, c’est LE COMMENCEMENT DE LA FIN DE L’ESCLAVAGE. Maintenons notre unité »

« Les facebookers pour Gbagbo » appellent tous les groupes au rassemblement. Les enfants de Gbagbo trouveront le bon canevas pour régler les problèmes inhérents à tous les rassemblements. Tirons des leçons de cette exposition médiatique de nos divergences. Le moindre sujet de discorde remédiable, une fois entre les mains d'habiles manipulateurs peut devenir une véritable bombe pour notre cohésion. Privilégions le règlement en interne au lieu de donner du grain à moudre à nos adversaires.
Avançons ENSEMBLE, nous n'avons d'autres choix car la situation nous l’impose et la Côte d’Ivoire nous le réclame. Nous n’avons pas le droit de décevoir. HLC

Claudus Kouadio: Bloggeur – Président des facebookers pour Gbagbo

25 juillet 2011

Objection de conscience aux liquidateurs du FPI : Haro sur la démarche de LIDER

« L'impression que j'ai de ce monsieur charismatique et tellement éloquent est qu'il a été mis à l'isolement à l'hémicycle et quasi muselé pour ses positions et ses visions peu orthodoxe. A tort ou à raison ? I wonder !!!                                                                                              Sa hargne et sa désinvolture ne sont pas du gout de tout le monde au niveau de sa famille politique.

Grand Théoricien, il se donne toujours la liberté de dire et de proposer. Cependant, a-t-il la possibilité ou la liberté de faire sans y     laisser des plumes ou sa peau ?

S'est il vraiment accommodé du rapprochement avec la rébellion ?

La réponse à ces interrogations nous permettra d'y voir un peu clair.

Vive la Côte d'Ivoire

Ecrit par : Claudus | 18.04.2008 » Ainsi répondais-je il y a plus de 3 ans à un Bloggeur Ivoirien qui avait publié un article au titre très évocateur : Mamadou Koulibaly, un génie dévoyé.

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Pour le bloggeur Krathos « LE GENIE DE MAMADOU KOULIBALY AURAIT PLUS SERVI AUX ETUDIANTS DANS LES UNIVERSITES qu'à une véritable fonction politique et administrative dans notre pays car, il est indéniable que contrairement à son statut institutionnel, l'homme préfère la poésie des mots à l'action pragmatique et aux initiatives tangibles.

Mamadou Koulibaly a choisi de succomber aux intimidations internes de son parti au détriment de cette réputation d'homme de conviction, pour laquelle certains ivoiriens l'adulent ».
LE PROFESSEUR Mamadou Koulibaly n’affirme t’il pas lui-même dans l’édition N° 2.630 du Magazine Jeune Afrique du 11 Juin 2011 : « Si les cadres du FPI souhaitent continuer comme avant, j’arrêterai la politique pour me consacrer à l’enseignement et à la recherche. » ?

Pendant de nombreuses années, nous avons suivi avec grande attention et un intérêt particulier chaque étape du face à face opposant le professeur Mamadou Koulibaly et SES choix dont lui seul détient la plénitude des RESPONSABILITES.

A l’évidence, entre musèlement volontaire des cadres du FPI et réserves justifiés d’une partie de l’opinion, il apparait clairement que le départ possible et très probable de Mamadou Koulibaly de son poste de 3eme Vice Président du parti n’était qu’un secret de polichinelle depuis la communication qu’il avait donné le 2 Juin 2010 au titre de Président de l’Assemblé Nationale sur le sujet de « La RESPONSABILITE de la classe politique devant l'opinion publique » lors du colloque organisé par la CSCI (Convention de la société civile en Côte d'Ivoire) – La crise interne du FPI née suite à ce pamphlet mémorable de Mamadou Koulibaly donna lieu à la longue « Affaire Tagro » qui fit tant d’émules. Le malaise était profond et fragilisait le FPI d’autant plus que la Côte d’Ivoire amorçait la période de précampagne pour les élections présidentielles.

Il convient de noter à juste titre que cette affaire avait eu le mérite de clairement affiché les conclusions de la démarche de Mamadou Koulibaly. Démarche en sorte d’énigme dont le vrai décryptage était sans équivoque. Ma conclusion était que Mamadou Koulibaly utilisait Le Ministre Désiré Tagro comme paravent, pour en vérité s’adresser/s’attaquer au Président Gbagbo.

Je cite

- […]"Ministre. Personne qui agit avec un grand pouvoir et une faible responsabilité." Ambrose Bierce - Le dictionnaire du Diable (un recueil de définitions formulées en formules assassines, corrosives et sans merci pour le genre humain) […] (Ici on peut entrevoir par exemple que le Ministre Désiré Tagro à une « faible responsabilité » dans l’échec de l’APO même si avec son «grand pouvoir » il l’a négocié, discuté, approuvé et conseillé au Président Gbagbo.  ALORS QUI EST LE VRAI RESPONSABLE DE CET ECHEC SELON MAMADOU KOULIBALY ?

Puis il conclue

- […] Laurent Gbagbo doit changer l’équipe en charge de négocier la sortie de crise. L’équipe qui a piloté l’Apo a atteint ses limites […]
et il termine par cet aphorisme de Friedrich Nietzsche extrait de son œuvre, « Le crépuscule des idoles » (1888) : « Le désillusionné parle : je cherchais des grands hommes, et JE N`AI TROUVE QUE DES HOMMES SINGEANT LEUR IDEAL. »

Pour moi : « Après analyses de ces morceaux choisis de la communication de Mamadou Koulibaly, il flotte comme un vent d’inachevé et de non dits (voulu ou non) d’un homme révolté qui choisit la voie du monologue et des paraboles acerbes pour communiquer avec le leader de sa famille politique (Laurent Gbagbo) en prenant pour cible annoncée et crédible l’un de ses bras droits dans la gestion de la sortie de crise politique (Désiré Tagro). Est-ce la bonne méthode ? J’en doute fort au vue du climat de tension né au sein du FPI (Front populaire Ivoirien) suite à cette intervention très musclé du 3è Vice-Président de ce parti politique. » Cela dit, Mamadou Koulibaly n’a pas en toute RESPONSABILITE, rendu son tablier.

Alors pour sortir de l’impasse, on se posa la difficile question de savoir ‘ET SI MAMADOU KOULIBALY DEMISSIONNAIT DU FPI ?’ Dans cet état d’esprit, le 7 Juillet 2010, donnant mon point de vue, je faisais ce constat : « L’affaire dite « Mamadou Koulibaly Contre Désiré Tagro » semble tourner à l’avantage du Président de l’Assemblée Nationale. Comme il le demandait, le Président de la République a saisit le Procureur pour une enquête. Au sein du FPI (Front Populaire Ivoirien) cela est perçu par certains comme une trahison de Mamadou Koulibaly envers sa famille politique et une situation inconfortable imposé au Président Gbagbo. 
De ce fait certains sont prêts à le clouer au pilori pendant que d’autres qui voient en son action les prémices d’une guerre de succession (au vue de certains piques lancés à Affi N’Guessan Président du FPI) DEMANDENT sa démission pure et simple pour ne pas mettre à mal la cohésion au sein du parti. 
Et si (raisonnement par l’absurde) Mamadou Koulibaly démissionnait du FPI dont il est le N°3 ? »
Cela dit, en toute IRESPONSABILITE, Mamadou Loulibaly n’avait pas rendu son tablier.

« Laissez Koulibaly parler. Si vous lui ôtez son franc parlé, il ne sera plus le même Koulibaly. Nous l’avons connu comme ça et nous l’aimons ainsi » disait le président Laurent Gbagbo comme pour dénouer la crise. Koulibaly n’en avait pas fini. Il parla en effet via un plaidoyer de plus de 30 pages adressé à ses camardes du FPI. Plaidoyer dans lequel il se plaignait de certains de ses camarades du FPI qui ne se gênait en allant lui casser du sucre sur son dos auprès du Président Gbagbo. Il confie entre autre que Le Président Gbagbo lui fit cas de sa propre expérience en tant que politicien. Un politicien doit s’habituer à prendre des coups. Cela a eu le mérite de lui (Gbagbo) donner une carapace pour se protéger. MAIS - Koulibaly fini son plaidoyer en affirmant que des coups, s’il en prenait, il en donnerait maintenant. Le Président Gbagbo aurait dû ajouter que si Koulibaly se sentait le besoin de donner des coups pour se soulager, il devait les donner de face et au dessus de la culotte, mais surtout, à un adversaire qui pouvait se défendre.

Après la rhétorique qui a été le socle des théories politiciennes de Mamadou Koulibaly, pourquoi abandonne-t’il le parti politique qui l’a dévoilé pendant qu’il a enfin toute latitude pour faire concrètement ses preuves ?

Les observateurs de la scène politique Ivoirienne en général, même ceux de dernières lignes, assistent en ce moment à une véritable parodie politicienne livrée en premier ligne par les nouveaux éclairés de « l’opposition dite Nouvelle, cohérente et Rationnelle». Ce sont à les entendre, les nouveaux alchimistes de la VRAI formule de la politique de l’opposition en Afrique. Cette propension risible consistant à conspuer le FPI pour justifier la création du LIDER (Liberté et Démocratie pour la République) m’inspire une légitime indignation.

La mise sur pied d’une organisation politique est un acte anodin voir banal dans notre pays depuis 1990. Cependant la démarche de Mamadou Koulibaly est une pure fadaise. Que cache t’elle ENCORE ? Il n’est visiblement pas en train de réinventer le fil à couper le beurre - certainement pas en prenant à défaut le FPI qui est ce parti politique trentenaire ayant connu la clandestinité pendant près d’une décennie du lutte dont l’aboutissement fut l’instauration du multipartisme. Multipartisme qui permet aujourd’hui au Président de l’Assemblée Nationale de prétendre créer un nouveau parti politique. Quelle est la motivation réelle de Mamadou Koulibaly ? Le FPI va-t-il être abusivement dissout par Alassane DRAMANE Ouattara ?

Se murant derrière des vitraux transparents et fragiles, espérant une sécurité relative et à tous points de vue anesthésiante face au rollot compresseur déployé par le pouvoir brutal d’Alassane DRAMANE Ouattara, Mamadou Koulibaly a exposé la laideur exécrable issue de la semence d’un égocentrisme infini. Tous pour lui, a mort le FPI qui AURAIT échoué, pour que vive SON opposition rénové. C’est quoi l’échec du FPI ? Avoir perdu la guerre contre la rébellion armée et son soutien économique, logistique et militaire de la communauté Internationale ?

Liberté et Démocratie pour la République : Comment REinstaurer la démocratie dans notre pays alors que foulant du pied les règles élémentaires du droit, DES libertés sont confisqués par le Pouvoir en place suite à son coup d’état Militaire accepté par l’opposant Nouveau ? La démocratie peut elle s’exprimer sans les libertés de droit ? Vu que certaines libertés juridiquement acquises mais violés ne sont pas LA PRIORITE de l’opposant Nouveau, je me pose des questions sur la justesse de la dénomination de son parti ‘Liberté et Démocratie pour la République’ dont « le nom porte en lui-même une part de sa vision » selon les termes de son créateur qui est censé être le modèle par excellence.

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Pouvons-nous avoir à nouveau une vraie démocratie sans avoir au préalable éliminé toutes les restrictions dans ce domaine ? NON. Le droit bafoué est il une restriction flagrante à la démocratie ? A l’évidence, OUI.

Happé dans cette spirale vicieuse, il ressort que Mamadou Koulibaly tente de nous embourber dans un interminable tunnel sombre dont la sortie ne sera jamais creusée. Mais cette fois, il lui sera difficile de pointer du doigt un bouc émissaire parfait en guise de circonstance atténuante.

Cependant ils sont nombreux à avoir pris le train LIDER Express. Certains par simple opportunisme, d’autres par crainte de la fin du Front populaire Ivoirien. Tant mieux !!! Cela a le mérite de chercher à faire avancer le parti et la Côte d’Ivoire avec des mains fiables. Les rescapés du FPI et de La Majorité Présidentielle conduite par Laurent Gbagbo, totalement empreint de l’idéologie novatrice de la Refondation devront se défaire de la dédaigneuse image astucieusement estampillé sur ce concept positivement idéalise et se remettre à l’ouvrage sans ruminer sur l’attitude des camarades qui auront décidé de faire rapidement et facilement volte-face. L’ennemi du LIDER ne saurait être le FPI ; ils semblent ne pas le comprendre. Chose normal vue qu’il n’arrive pas à se convaincre de leur attitude à la limite bordélique. L’adversaire du FPI n’est autre que le RDR en attendant la dislocation programmé du RHDP ; cela, tous les militants-sympathisants du FPI et de La Majorité Présidentielle doivent en être durablement imprégné.

La saison de souffrance et de dur labeur à laquelle le parti politique de Laurent Gbagbo est condamné ne sera pas éternelle. Le ver que nous voyons partir était dans le fruit lorsqu’il est tombé du grand arbre trentenaire. Le Fruit n’est pas encore pourri et ses graines sont intactes, belle et pleine de vie. Avec courage et détermination, retirons les bonnes graines, semons à nouveau. Labourons en chantant l’hymne Nationale de la Côte d’Ivoire. « Salut ô Terre de l’Esperance », avec l’espoir de construire cette Côte d’Ivoire dont nous rêvons, arrosons abondamment notre champ de la sueur d’un travail de forcené pour que survive le FPI, pour que REvive la Côte d’Ivoire.

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12 juillet 2011

DÉMISSION DE MAMADOU KOULIBALY DU FPI ET CRÉATION DE SON PARTI POLITIQUE : TENANTS ET ABOUTISSANTS.

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11 Avril 2011 – 11 Juillet 2011, exactement trois mois jour pour jour après l’enlèvement du Président Laurent Gbagbo, l’épée de Damoclès tenue à pleines mains par le Président par intérim du FPI, vient de tomber sur le parti qu’il (Laurent Gbagbo) a  crée, le tranchant vif au sein de son cœur gravement handicapé par l’emprisonnement ou l’exil de nombre de ses cadres les plus influents.

Incompréhension, émoi, terrible déception, colère, sont le lot de réactions à chaud suite à ce volt face tonitruant qui a animé les conversations en cette journée quasi décisive de la vie du Front Populaire Ivoirien.

Là question qui revient le plus souvent est POURQUOI MAINTENANT ? Car il est connu et su de tous que depuis l’Affaire Tagro, Mamadou Koulibaly le trublion de service du FPI était en total désaccord avec certains cadres du parti après des tensions qui couvaient depuis Mathusalem. Mais ce genre de frictions récurrentes étaient portées au crédit de la routine du Front Populaire Ivoirien un parti où semble t’il, chacun avait sont mot à dire tant les contradictions internes pouvaient être au final constructives.

Bien que ce coup de boutoir  ne soit pas inopiné, l’indignation est quasi unanime dans les rangs d’un FPI déjà suspicieux au vue des dernières sorties médiatiques de Mamadou Koulibaly, mais qui avait fini par lui donner carte blanche pour sortir le parti de l’ornière et le maintenir à flot.

Souvenez-vous le tollé général des cadres en exercice du FPI suite à la dernière sortie fracassante de Mamadou Koulibaly dans l’édition N° 2.630 du Magazine Jeune Afrique du 11 Juin 2011. Lorsqu’il a été soupçonné de vouloir créer son propre parti, le Président par Intérim du FPI avait répondu : «  Je n’ai pas d’argent pour le faire. J’ai simplement dit à Miaka Oureto, Le Secrétaire Général, que, si les cadres du FPI souhaitent continuer comme avant, j’arrêterai la politique pour me consacrer à l’enseignement et à la recherche. Mais que, s’ils souhaitent faire évoluer le parti, je suis prêt à les aider. Il faut moderniser nos structures, changer de nom et repenser notre idéologie. »

Revenons sur cette intervention du Nouveau LEADER du LIDER (Liberté et Démocratie pour la République)

-       Je n’ai pas d’argent pour le faire :

La question n’est plus de savoir quelle somme astronomique il faut pour créer un parti politique, le financer pour le  faire vivre en Côte d’Ivoire à ce jour, car de toute évidence, Mamadou Koulibaly semble avoir fait le plein de ses caisses en l’espace d’un mois. Bravo MK le nouveau Marx Karl.

Financer le parti : Sur ce point, l’aspect le plus incongru est que durant ces trois mois de crise au FPI, la seule revendication publique de Mamadou Koulibaly en lien direct avec les partis politiques  concernait l’application des accords de Marcoussis au niveau des closes se référant à la dotation budgétaire. Tiens donc !!!

Le 28 Juin 2011 dans un Interview réalisée par Traoré M. Ahmed de Nord Sud Quotidien, lorsque le journaliste lui pose la question de savoir ce qu’il attend de Ouattara Alassane, il répond en autre : « […] Je souhaite également aborder le sujet du financement des partis politiques. L’accord de Marcoussis a instauré le financement public des partis politiques et il est important de maintenir cette disposition […] » Alors quand je lis dans la déclaration de Mamadou Koulibaly daté du 11 Juillet 2011 estampillé Démission du FPI & Création de LIDER ce paragraphe « […] le respect de l’opinion publique et du chemin parcouru m’oblige à énoncer les causes qui motivent la séparation qui s’impose :

suite à la tentative de coup d’Etat de 2002 qui s’est muée en rébellion, les dirigeants du FPI ont accepté la signature de différents accords qui d’évidence allaient à l’encontre de l’intérêt de la Nation ivoirienne […] » L’accord de Marcoussis qu’il prend à bras le corps aujourd’hui et dont il espère profiter pour financer son parti ne fait il pas parti intégrante de ce qu’il rejette et qui serait entre autre l’une des causes de son départ du FPI ? N’est ce pas de l’opportunisme mesquin ?

-       Si les cadres du FPI souhaitent continuer comme avant, j’arrêterai la politique pour me consacrer à l’enseignement et à la recherche.

Quel coup de Poker magistral !!! Loin de ses parangons de vertus qu’il tente de nous vendre, Mamadou Koulibaly n’a-t-il pas servi un fieffé mensonge à tous les cadres, militants et sympathisants du FPI ?

-       Il faut moderniser nos structures, changer de nom et repenser notre idéologie.

Le LIDER serait il le FPI qui aurait changé de nom ? SINON QUE DEVIENT LE FPI ce parti « décapité, apeuré, affaibli » (selon les termes de Mamadou Koulibaly) ? Mamadou Koulibaly a-t-il volontairement entreprit de LIquiDER le FPI ?

A un moment ou cette nouvelle crise interne naissante était de l’ordre de l’imbroglio inextricable, j’avais avec retenue, fait ce constat : « Les plus fougueux sympathisants et militants du FPI auraient voulu qu’il (Mamadou Koulibaly) tape FORT sur la table d’un poing très ferme pour contrer vigoureusement l’imposture et la dictature naissante en Côte d’Ivoire. Ainsi pour avoir soufflé le chaud et le froid, il est accusé à tord ou à raison d’être un traitre qui débite des papelardises hors de propos et qui depuis belle lurette a comploté pour fragiliser son camp de l’intérieur pour un dessein égocentrique » Aujourd’hui, je ne peux que me résoudre à reconnaitre que ces reproches n’étaient pas fortuits.

Le FPI couché à même le sol, gisant inerte dans les ruines encore chaudes de la démocratie qu’elle a instauré en Côte d’Ivoire,  va-t-il mourir ?

Cette interrogation s’impose car en effet, Mamadou Koulibaly vient d’ouvrir une autoroute à grand trafic sur le chemin des fantasmes dévastateurs du Pouvoir Ouattara qui ne cache pas son profond désir ardent et déjà dévoilé de dissoudre le FPI et toutes ses instances.

11 juillet 2011

Mamadou Koulibaly démissionne Officiellement du FPI et crée son parti politique "Liberté et Démocratie pour la République (Lider)"

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Déclaration de Mamadou Koulibaly: Démission du FPI & Création de LIDER - Liberté et Démocratie pour la République

Lorsque dans un parcours politique, les évènements évoluent dans une voie qui n’est plus en adéquation avec votre vision, vos aspirations et vos valeurs, il devient nécessaire de se réorienter et de dissoudre les liens qui vous ont attaché à une formation politique dans laquelle vous ne vous reconnaissez plus.

Une organisation politique doit permettre à des citoyens qui partagent des idéaux et des objectifs communs de s’allier pour promouvoir un projet. Il lui incombe d’animer la vie politique ; de structurer l’opinion ; de générer des idées ; de proposer une politique ; d’être l’intermédiaire entre le peuple et le pouvoir et non d’être statique, inamovible, murée dans le désordre, l'idolâtrie, le culte de ses fondateurs, les contradictions sans issue et la peur des innovations. Elle ne peut rester réfractaire à tout changement, à toute réinvention.

Mon engagement au sein du Front populaire ivoirien étant allé jusqu’à l’épuisement de toutes les possibilités compatibles avec mes convictions, j’ai décidé d’y mettre un terme. Ce faisant, le respect de l’opinion publique et du chemin parcouru m’oblige à énoncer les causes qui motivent la séparation qui s’impose :

suite à la tentative de coup d’Etat de 2002 qui s’est muée en rébellion, les dirigeants du FPI ont accepté la signature de différents accords qui d’évidence allaient à l’encontre de l’intérêt de la Nation ivoirienne et conduisaient même à épouser les idées de l’agresseur et à les mettre en œuvre;

en ce qui concerne le scrutin de 2010, alors que les préalables du désarmement des rebelles et du redéploiement de l’administration sur l’intégralité du territoire n’avaient pas été remplis, rendant constitutionnellement impossible le déroulement des élections présidentielles dans un environnement serein et sécurisé, les cadres du FPI ne se sont nullement insurgés contre la tenue de ce scrutin organisé dans des conditions manifestement vouées à mettre en péril la vie de nos concitoyens ;

aujourd’hui, ayant contre toute logique accepté les règles du jeu, le FPI refuse totalement d’assumer les conséquences des élections et se vautre dans des rancœurs, des jalousies internes et des conflits permanents à l’image de ceux qui déchirent depuis des années les responsables du parti et qui fragilisent la base, empêchent d’avancer et de constituer une force d’opposition et de pouvoir dynamique, compte tenu des nouvelles dispositions dans lesquelles nous nous trouvons ;

alors que le Congrès est l’instance prévue au sein d’un parti politique pour garantir la libre expression des militants, depuis juillet 2001, aucun congrès n’a été organisé au sein du FPI. Cela est non seulement un signe de refus de l’exercice de la démocratie interne, mais témoigne également de l’inertie, de l’érosion des idées et du manque de vision du parti dont les instances n’ont pas été renouvelées une seule fois en dix ans ;

suite au cataclysme que nous venons de vivre, la haute direction du FPI refuse toujours un congrès-bilan et exclut tout changement, même indispensable, qui pourrait selon eux les affaiblir. S’abritant derrière le prétexte que tout changement serait assimilable à une traîtrise envers des camarades emprisonnés ou exilés, elle cherche surtout à préserver des chasses gardées personnelles au détriment de l’intérêt général et à masquer sa propre trahison envers nos militants, nos idéaux, la Côte d’Ivoire et la cause africaine.

Je n’ai point manqué d'égards envers mes camarades du FPI et, depuis les événements du 11 avril 2011, ayant en charge l’intérim de sa présidence, je me suis investi pour redonner vie au parti et pour constituer une opposition crédible. J’ai enchainé les rencontres et réunions, lancé des sujets de réflexion pour anticiper les proches défis, consacré du temps et de l’énergie à rassurer, regrouper, négocier la libération de nombre de prisonniers politiques du Golf ou de la Pergola, définir un cap commun pour reconstruire ensemble et expliquer en permanence notre position de non belligérance au nouveau régime et à la communauté internationale. Mon constat est que cette tentative a été vaine et que le FPI, en sa forme actuelle, ne peut devenir un grand parti d’opposition puisque le refus de toute évolution fige les perspectives.

La prudence enseigne que les changements ne doivent pas se faire pour des causes légères et passagères. Lorsqu’une longue suite de dérives et d’erreurs s’enchaine en toute irresponsabilité et qu’aucune volonté d'inventaire, d’évolution et de restructuration n’est admise, la nécessité de changer de méthode et de doctrine s’impose.

Ainsi, compte tenu de l’environnement politique actuel en Côte d’Ivoire, je juge indispensable de former un contre-pouvoir efficace dans le pays.

En tant que libéral attaché à la démocratie et à l'économie de marché, j’évalue justement la place importante d’une opposition forte pour freiner l’oppression d’un pouvoir présidentialiste absolu. Ainsi, dans l’intérêt des populations ivoiriennes, je vais m’employer avec mon équipe à le faire au sein d’un parti politique en création, dont le nom porte en lui-même une part de sa vision : Liberté et Démocratie pour la République, (LIDER), nouveau parti qui œuvrera pour l’instauration d’une société de confiance au sein de laquelle les Ivoiriens ne se méfient plus les uns des autres pour des raisons tribales, ethniques, régionales ou religieuses.

La liberté, en Côte d’Ivoire, sonne parfois comme un mot creux, un idéal réservé à des pays riches mais inatteignable pour la grande masse des populations des pays pauvres dont le souci est de trouver à manger chaque jour et de pouvoir se soigner pour survivre. On voit pourtant que, partout dans le monde, le recul de la pauvreté est lié à l’augmentation de la liberté. LIDER s’assigne la responsabilité d’éveiller les Ivoiriens à ces idées pour rompre avec le pessimisme qui confine l’individu dans un attentisme dévastateur et de restaurer chacun dans l’assurance qu’il lui faut avoir en ses propres capacités. Les Ivoiriens ne peuvent plus croire qu’ils doivent tout attendre de l’Etat car, depuis plusieurs décennies, les gouvernements se succèdent et la pauvreté demeure, voire même s’étend.

Lorsque les populations seront libres d’entreprendre une activité sans rencontrer mille barrières qui découragent les projets ; quand elles ne seront plus étouffées par l’impôt et le poids de l'Etat ; quand elles pourront avoir des titres de propriété qui sécurisent leurs activités et leur descendance ; quand elles pourront commercer librement avec le reste du monde ; quand elles ne seront plus asphyxiées par des entreprises en situation de monopole qui dictent leurs prix en les maintenant à des niveaux protégés par des législations injustes; quand toutes ces barrières seront tombées, et quand leurs droits à l’éducation, la santé et à la prospérité tout court seront les vrais enjeux de l’action politique, alors le progrès arrivera enfin et le développement du pays ne reposera plus uniquement sur une aide publique extérieure aliénatrice qui entrave plutôt l’avenir des peuples concernés.

La conviction de LIDER repose sur un socle constitué d’un état de droit, car un bon cadre institutionnel est nécessaire à l’exercice de la liberté dans une Nation en construction, qui aspire à conquérir une souveraineté totale lui permettant d’interagir d’égal à égal avec ses partenaires. Il est inadmissible que les populations d’Afrique en général et de Côte d’Ivoire en particulier soient interdites d’accès à la prospérité par des politiques surannées. Cessons de croire que nous sommes damnés ! Libérons-nous ! Soyons les acteurs de notre propre développement, de notre propre réussite, de notre propre vie.

La principale mission de LIDER sera de promouvoir ces idées et de développer des initiatives réalistes et novatrices pour redonner aux Ivoiriens, aux Africains, le goût du combat pour un avenir plus heureux et épanoui. Comment lutter quand on ne sait pas qu’une voie meilleure est possible ? LIDER s’engage à réveiller l’esprit militant et l’engagement reposant sur les idées.

L’autre mission, non moins importante, de ce parti politique sera de surveiller l’action du gouvernement en place pour dénoncer les dérives de manière à protéger les Ivoiriens. La démocratie ne se limite pas à glisser un bulletin dans l’urne, elle repose sur un contrôle permanent de l’action des dirigeants. L’opposition n’a pas pour mission de rester assise à pleurnicher, à se morfondre dans le nombrilisme et à se plaindre pendant cinq ans. Elle doit être proactive, décomplexée et constructive pour le bien-être des Ivoiriens.

C’est pour faire avancer ces idées auxquelles je crois fermement que j’ai posément pris la décision irrévocable de partir du FPI.

Empli d’une ferme confiance, j’appelle toutes les bonnes volontés qui partagent ces valeurs et ces convictions à apporter leur soutien, leur engagement, leur courage et leur honneur à LIDER pour qu’ensemble, nous osions conduire la Côte d’Ivoire sur la voie audacieuse de la liberté, du progrès et de la réussite individuelle et nationale.

Prof. Mamadou KOULIBALY

Fait à Abidjan, le 11 juillet 2011

02 juillet 2011

Le culte de mensonge et de l’injustice pour une factice réconciliation nationale sans quête de véritable cohésion sociale ?

« Il est à la fois moralement et socialement suicidaire de s’habituer à déplorer les effets sans être capable de s’attaquer aux causes. En dernier ressort, la loi et l’ordre ne seront respectés que si la justice et la dignité sont assurées impartialement à tous. » Martin Luther King dans une interview publié en Janvier 1965.

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Longtemps refoulé, insidieusement maquillé puis camouflé, l’idéologie la charte du Nord, chimère de « la guerre des Héritiers d’Houphouet Boigny » s’est dévoilée au grand jour suite à une prétendue crise post-électorale qui visiblement, était un retour du bâton insufflé contre son alter-égo qu’est l’Ivoirité.

Avec une intime conviction, je suis persuadé que partant de cette phrase, mes détracteurs auront déjà tiré une conclusion hâtive fondé sur des préjugés erronés ou simplement une malhonnêteté intellectuelle sur fond de refus de vérité ; Ils diront « Claudus Kouadio dans une nouvelle théorie du complot !!! Encore Claudus Kouadio le (prétendu) haineux qui ne sait plus quoi dire… et je ne sais quoi d’autres » Toutefois permettez moi de dire ma part de vérité pour tenter à nouveau de remuer la conscience de ces peuples Nordiques et de la zone forestière qui ont pour dessein de devenir une nation aveugle et sourde aux colorations ethniques et religieuses, seul gage d’une réconciliation vrai et d’une unité durable.

Le mal est fait, mais dans cette euphorie collective d’aboutissement à une réconciliation nationale, notre plus grand tord sera d’enterrer vivant les erreurs du passé sans avoir mis à nu l’épine à la source du mal. Il est bon de parer illico presto aux ambulances, mais il serait encore mieux et judicieux d’établir en priorité le véritable diagnostic de cette situation en vue d’appliquer aussi des remèdes préventifs pendant qu’on tente de guérir ceux qui ont déjà souffert de cette folie collective.

Il serait indécent de prétendre laver le régime FPI au pouvoir de l’an 2000 à 2011 de tous soupçons au vue de l’explosion du malaise actuel, aussi il serait encore plus déraisonnable de lui imputer la plus grande responsabilité quand on sait qu’il n’a ni participé à la théorisation puis l’implémentation de la Charte Nordique lancée depuis 1991, encore moi à celle de l’Ivoirité suite à l’arrivé au pouvoir du Président Henri Konan Bédié en 1993-1994. Le FPI n’a été que le souffre douleur d’un héritage qui avait déjà suffisamment gangrené la Côte d’Ivoire.

CHARTE DU NORD N°1: Le levain de l'insurrection

La Première Charte du Nord intitulée "Le Grand Nord en marche" fut diffusé à grande échelle sous forme de tract, puis relayé dans différents journaux dès 1991. Ce texte très explicite qui en introduction dit : « La charte nordique de ses fils aux 4 coins de la Côte d'Ivoire, de ses fils au terroir. Intellectuels, analphabètes, responsables, cadres, militaires, ouvriers, commerçants, par notre voix, le Grand nord bat le rappel et le rassemblement pour un Grand Nord uni, fort, crédible, partenaire à part entière, arbitre des situations futures au sein d'un ensemble ivoirien rénové, équitable, cohérent» avait pour but d’aider (le Premier Ministre Alassane Ouattara) à mener à bien sa mission dont le succès débouche forcément sur la voie de la succession (d’Houphoeut Boigny). Ainsi, […]Le Grand Nord entend donc s'organiser en fonction de ses intérêts bien propres […] car […]jouer éternellement les seconds rôles n'a nullement rien d'honorable pour ses fils […] POURQUOI ? Parce que pour les idéologues de cette charte, un […] tollé général a été orchestré par les ténors du régime PDCI et par d'autres Ivoiriens de la zone forestière pour contester à Alassane Ouattara sa qualité d'Ivoirien. Pour eux, c'est un Burkinabé. Tout fils du Grand Nord se trouve généralement indigné et choqué par le comportement de l'Ivoirien de la zone forestière. Pour lui, le porteur d'un nom à résonance dioula ou sénoufo est, ipso facto, un étranger, un Ivoirien de circonstance. Que n'entend-on pas à longueur de journée "Vous les Dioula ceci, vous les Dioula cela" ? Cette opinion a entraîné un comportement qui empoisonne la cohabitation et notre initiative va être LA REACTION PREVISIBLE A CET ETAT DE CHOSE […]

Après le décès du Président Houphouët Boigny en 1993, Henry Konan Bédié son dauphin constitutionnel prend les rênes du pouvoir. Cependant selon la charte du Nord, « La notion de successeur désigné, de dauphin, est désormais caduque, depuis l'avènement du multipartisme. Qu’Alassane réussisse sa mission et sorte la Côte d'Ivoire du marasme économique que connaît notre pays, il doit être tout indiqué comme celui devant assurer la succession et prendre le relais. Car il serait inconcevable qu'Alassane tire les marrons du feu et qu'un autre s'en régale. » Entre temps, la Notion de peuple Nordique et d’Ivoirien de la zone forestière prend des proportions exacerbées avec le concept d’Ivoirité ou l’Esprit du Nouveau Contrat Social instauré par le Président Henri Konan Bédié. Alassane Ouattara sur qui planait la menace d'un mandat d'arrêt international (pour fraude sur la Nationalité) lancé par la justice du gouvernement Bédié qui lui promettait un châtiment exemplaire s’il ne renonçait pas à ses ambitions présidentielles en Côte d’Ivoire menaçait : «Ce pouvoir moribond, je le frapperai ; il tombera, et je rentrerai à Abidjan avant la fin de l'année». Pendant ce temps un vaste plan d’intoxication propagandiste sera lancé par le RDR dans le nord du pays sous fond de mensonge grossier et d’incitation à la haine et à la révolte du genre : « Le PDCI dit que nous sommes des peureux. Nos grands-pères n’ont pas eu peur de prendre cette région avec les fusils et la poudre. Nous ne voulons plus de ces gens parce que le PDCI nous manque de respect, nous méprise et ne nous considère pas. Ils nous ont traités comme des animaux.
Parce que nous votions pour Houphouët ils nous ont pris pour des ignorants. Ils ont organisé une campagne de dénigrement : ils ont injurié Alassane, son père, sa mère et nous. Mais ils ne nous connaissent pas. Parce que c’est avec des fusils et des balles que nos grands-parents ont conquis cette terre.
Ils ne nous font pas peur. Ils ont dit que nous ne serions plus rien dans ce pays. Ensuite ils ont renvoyé 267 de nos cadres. Ils ne veulent plus entendre l’appel du Muezzin de la mosquée pour la prière. Ils ne veulent pas de l’Islam et des musulmans. Ils envoient les militaires les frapper dans les mosquées. Si nous acceptons cela c’est que nous ne sommes pas des musulmans, si nous les suivons c’est que nous sommes des bâtards. Vous connaissez bien la chanson Malienne qui dit : plutôt la mort que la honte. Ici chez nous nous disons : ‘Mieux vaut mourir que d’avoir honte’.Pouvons-nous accepter la honte ? NON !.
Nous avons les mêmes armes qu’eux. Nous avons aussi nos hommes dans l’armée. Nous ne voulons d’eux ni aujourd’hui, ni demain. Depuis que Houphouët est mort nous n’avons connu que brimades, honte et humiliations
» dixit le cadre RDR El Hadj Lamine Diabaté défunt-mari d’Henriette Dagri Diabaté à Odienné en 1995.

LA REACTION PREVISIBLE A CET ETAT DE CHOSE fut visiblement le putsch militaire de 1999 mis en œuvre sous fond d’une mutinerie au sein de l’armée par des proches de Alassane Ouattara à savoir le Sergent chef Ibrahim Coulibaly dit IB, Oumar Diarrassouba dit ZagazagaIssiaka Wattara dit Wattao et autres Koné Seydou. Ce fut l’ère des Zinzins et Bayéfouè (sorcier en Akan) du Général Guei Robert.

Comme expliqué dans un article précédent intitulé LE RDR, L’IVOIRITE, ALASSANE D. OUATTARA ET SA REBELLION EN COTE D’IVOIRE « Hiérarchie militaire oblige, les épaules du Sergent Chef Ibrahim Coulibaly étant encore frêles, le nouveau pouvoir conquit par les jeunes militaires sera confié au Général Robert Guéi qui n’était plus en odeur de sainteté avec le PDCI de Bédié qui l'avait contraint à une retraite forcée pour accusation de tentative de coup d'état militaire.

Alassane Ouattara venait ainsi de rétablir la balance. Il a effectivement frappé le pouvoir du PDCI de Henri Konan Bédié, il est tombé ; et Alassane Dramane Ouattara est rentré à Abidjan pour la Saint Sylvestre. 
Dans un souci d’apaisement, les deux exilés reviennent en Côte d’Ivoire avec la bénédiction du nouvel homme fort qui espère ainsi attirer la sympathie du peuple.
Il s’en suit alors une véritable mascarade de l’auto proclamé « Candidat du peuple » Robert Guei qui avait par la suite troqué sa tenue militaire contre le titre d’homme politique. Candidat à la présidentielle, il a malicieusement écarté ses potentiels adversaires à risque qu’étaient alors le Président Bédié et le Premier Ministre Alassane D. Ouattara en modifiant la constitution suite à un semblant de « référendum express
(Référendum auquel le RDR et Alassane Ouattara avaient appelé à voté OUI)». A partir de cet instant, Robert Guéi avait montré son souci de ne pas céder son fauteuil. 
Il n’avait face à lui que Laurent Gbagbo le candidat du FPI qui n’avait même pas les moyens financiers de mener une campagne politique digne de ce nom. 
Etant assuré de gagner les élections contre lui, le général Guei avait organisé des élections présidentielles acceptables en 2000 et à sa grande surprise, le tocard de la course qui en fait était un véritable Outsider en qui le peuple se reconnaissait depuis des années, joua les trouble-fêtes en remportant le scrutin. 

Face à ce revers cinglant, le général Guei, favori illusoire de la course, tenta désespérément de s’approprier le pouvoir par la force, mais fut jeté hors du champ de course par un élan de désapprobation nationale suite à l’appel de Laurent Gbagbo le Président élu : c’était la porte ouverte à tous les fantasmes non assouvis du RDR et de son leader Alassane Ouattara. Le RDR qui à ce moment là s’est comporté comme un véritable charognard, lança par la voie de son leader Alassane Ouattara, un autre appel visant à récupérer le pouvoir d’état dans la rue en imitant les propos du président élu. Fiasco totale. Le RDR venait lui aussi de subir un autre affront qu’ADO à promis de faire payer à la Nation tout entière avec des propos du genre : 'Je vais rendre ce pays ingouvernable'.
Le président Gbagbo était il responsable de l’injustice subie par Henry K. Bédié et Alassane D. Ouattara ?
Comment peut-on se permettre de prétendre être Président à la suite d’élections auxquelles on n’a pas été candidat ? Surréaliste tout simplement.
[…]
Tous ces faits ont laissés des plaies grandes ouvertes ou des marques indélébiles dans la vie de tous les Ivoiriens. Le forum pour la réconciliation nationale organisé par le président Gbagbo et ayant pour but de calmer la situation et apaiser les cœurs, n’a fait que mettre de l’huile sur le feu au vue des propos incendiaires de l’opposition. Propos qui ont conduits à des positions plus figées qu’elles ne l’étaient déjà.

Dans cet élan là, survint l’attaque de la rébellion armée du 18-19 Septembre 2002, moins de deux ans après l’accession au pouvoir du Président Gbagbo. »

CHARTE DU NORD N°2: Les signes précurseurs de la partition du pays

Le deuxième Tome de la charte du Nord publié en 2002 va dans le même sens que celui de 1991, mais avec plus de virulence. Rien que le paragraphe introductif en dit long sur ce qui pourrait advenir.

« Au moment où tout le monde cherche les origines de tout le monde, ce qui est presque devenu un jeu, une sorte de «Trivial-Pursuit», version tropicale, avec son cortège de «manipulation Ad hominem» conduit par des «Blakoros» et des «Boussoumanis» appelés Ivoiritaires, le grand Nord, victime ciblée, doit se lever pour dire: Ça suffit ! Jusqu'à quand ce monstre «politico-économico-juridique» baptisé « Ivoirité» va-t-il persécuter ses filles et fils ? De Bédié à Gbagbo en passant par Guéi, les Nordistes sont restés dans la même spirale de mépris de la part des différents régimes. Les Nordistes ne sont ils pas les premiers à avoir foulé la terre d'Eburnie dès le 13e siècle? La Côte d'Ivoire, notre Côte d'Ivoire, appartient avant tout au Nordiste qui a toujours su défendre ses intérêts. » […] Il importe désormais de situer le Grand Nord à l'écart du Pdci, très loin du Fpi, qui n'a pas hésité un seul instant à tuer ses fils. Parce que cette région doit emprunter sa propre voie, car la différence de zone entraîne, ipso facto, une différence de compréhension et de comportement et une différence d'intérêts, lesquels peuvent être complémentaires mais jamais semblables. […] Nous militons Grand Nord et nous sommes des défenseurs mobilisés des intérêts de notre région. Vive un Grand Nord uni, fort, crédible. Vive une Côte d'Ivoire rénovée, équitable, cohérente […] SANS COMMENTAIRES !!!

Ainsi cette même année 2002, la Côte d’Ivoire connu l’inévitable… L’inévitable parce que visiblement, avec toute la bonne foi imaginable, Laurent Gbagbo n’aurait pu contrer l’élan prôné auprès des peuples du Nord et la vision injecté en elles pendant plus d’une décennie concernant la conception d’acquisition et d’exercice du pouvoir d’état.

L’attaque Rebelle de 2002 conduite par le Sergent chef Ibrahim Coulibaly dit IB, Oumar Diarrassouba dit ZagazagaIssiaka Wattara dit Wattao, Koné Seydou dit Tuo Fozié (les mêmes militaires du coup d’état de 1999), Cherif Ousmane, Chef Adam’s, Kass, Kone Messamba, Koné Zakaria, Coulibaly Hervé dit Vetcho, Kolo, Losseni dit Chef Loss, Chef Doumbia, Mourou Wattara et Guillaume SORO ne visait pas spécifiquement le pouvoir de Laurent Gbagbo mais l’ensemble des populations dites de la zone forestière.

Tueries de masse, assassinats, viols, mutilations, exécutions sommaires, enlèvements, brimades, humiliation, pillages de biens meubles et de ressources agricoles, occupation, incendies volontaires seront le quotidien des populations sous contrôle des rebelles dans les zones CENTRE et OUEST. Aucun crime commis par les rebelles sur les populations du Nord. Ce qui semble bien évidemment normal, « union sacrée du grand Nord » oblige. Suite à cette situation une autre union sacrée digne d’un sacrilège retentissant sera la coalition polico-militaire piloté par le couple Rebelle-RDR et le PDCI au sein du G7 qui se muant ensuite en RHDP.

La rébellion n’ayant pas atteint son objectif à savoir faire un coup d’état militaire, depuis 2002 la Côte d’Ivoire est coupé en deux, partitionnant ainsi le pays avec d’une coté les zones Centre Nord Ouest (Zones CNO) sous contrôle de la rébellion armée et la zone Sud sous contrôle du gouvernement de Laurent Gbagbo jusqu'à son enlèvement le 11 Avril 2011. Toutefois, avant sa chute, Laurent Gbagbo a depuis 2003 suite aux accords de paix successifs qu’il a signé avec le binôme « opposition réuni au sein RHDP - forces rebelles du MPCI», accédés à toutes les doléances visant à déposer les armes, réunifier le pays au moins géographiquement puis aller aux élections dans la transparence.

Laurent Gbagbo aura tous donné pendant plus de 8 ans :

- Une amnistie quasi générale pour les crimes commis par la rébellion armée

- l’usage de l’article 48 pour permettre à Alassane Ouattara de briguer la magistrature Suprême de manière exceptionnel

- le poste de Premier Ministre et chef du gouvernement octroyé à l’opposition

- un gouvernement composé majoritairement par l’opposition

- une commission électorale dirigé et composé majoritairement par l’opposition

- l’insertion de certains chefs de guerre au sein de l’armée régulière doublée d’octroi de garde supérieurs

- le financement par des fonds publics des partis politiques d’opposition

- mise en place d’un programme de réconciliation nationale

- l’organisation des élections présidentielles par l’opposition

Pendant ce temps contrairement à ce qui était prévu :

- la rébellion armée avait mis sur pied une administration parallèle et se livrait au pillage des ressources agricoles et minières des zones occupés

- la rébellion armée n’a jamais accepté la mise en œuvre effective du processus de DDR (DESARMEMENT, DEMOBILISATION, REINSERTION) prévu avant les élections selon le dernier accord de paix.

- la rébellion armée n’a pas quitté les zones sous occupation d’où la non acquisition de l’intégrité du territoire Nationale

- la rébellion armée n’a pas permis le redéploiement de l’administration et l’unicité des caisses de l’état

L’erreur du FPI et de Laurent Gbagbo aura été d’accepter d’aller aux élections présidentielles dans ces conditions foulant du pied la constitution Ivoirienne en croyant au respect du code de bonne conduite (signé par la classe politique) et en la bonne fois de Alassane Ouattara et sa suite composé de politicien affairiste et de rebelles tribalistes. Cela était à prévoir comme je le précisais le 1er Avril 2010 dans un billet intitulé ALLONS AUX ELECTIONS. « En effet dans l’entendement du RHDP et de sa branche armée, « aller aux élections » rimait avec « enlever GBAGBO du pouvoir d'état par tous les moyens». Et leur lugubre intention avait été déjà annoncée par leur sonne-cloche Venance Konan Amédégnato. Alors tant qu’il serait question d’«enlever GBAGBO du pouvoir d'état par tous les moyens », ont pouvait aller aux élections sans désarmer. Et si malgré cela Laurent GBAGBO gagnait ces élections, on maintiendra la rébellion jusqu’à ce qu’il démissionne par la force des armes : Retour au 18-19 Septembre 2002. Voilà, somme toute, le plan macabre du RHDP et ce que referment les termes ‘‘Allons aux élections’’ »

Effectivement on assiste aujourd’hui à un Retour au 18-19 Septembre 2002 et cette prétendue crise post-électoral survenue après le refus de Alassane Ouattara de respecter le résultat des élections présidentielles tels que proclamés par le conseil constitutionnel n’est qu’un subterfuge pour finir « le boulot » non achevé.                                                                                                                      Alassane Ouattara avait toujours nié être le « père » de celle rébellion qui a et continue d’endeuiller et de fragiliser notre état. Nous le lui concédons. Mais il est aujourd’hui clairement établi que Alassane Dramane Ouattara a été depuis le début et reste le « chef » de cette rébellion armée. Car comme le disait Dosso Charles Rodel alors Président de la fédération Nationale des victimes de la guerre « les enfants n’obéissent pas toujours à leur père, mais ils ne désobéissent jamais à leur CHEF » Ceux qui ont désobéit en ont payé de leur vie ; Kass, Adam’s et tout récemment le Sergent Chef Ibrahim Coulibaly dit IB. Car comme le précisait en 2002 le Commandant de Zone rebelle Koné Zakaria lors d'un meeting dans le Nord du pays: «Si vous supportez le MPCI (la rébellion armée), ne le faites ni pour Zakaria, ni pour IB, ni pour quelqu'un d'autres sinon pour celui qui a acheté nos armes, c'est à dire ALLASSANE DRAMANE OUATTARA. Lorsque nous étions en exil, c'est ALLASSANE qui s'occupait de nous. Il nous apportait régulièrement du riz et la somme de 25.000.000 F.CFA chaque mois »

ENFIN…avec les fusils et la poudre le Peuple Nordique unie et fort à terminé sa marche et conquit son pouvoir en balayant « les Blakoros et les Boussoumanis appelés Ivoiritaires pour que vive un Grand Nord pas crédible, dans une Côte d'Ivoire maladroitement rénovée, inéquitable, et totalement incohérente qui aura du mal à devenir une vrai Nation si on y prend garde.

Le mal est fait, trop de sang à couler sur les petites Ivoires de l’éléphant d’Afrique, trop d’Ivoiriens sont morts inutilement ou marqué à vie. Nous voilà face à un défi majeur : VIVRE ENSEMBLE et reconstruire la NATION Ivoirienne.

La réconciliation Nationale s’impose à TOUS, une réconciliation vraie et juste pour une unité nationale à toute épreuve s’impose. Nous avons en main les clefs du destin de la Côte d’Ivoire, a nous de savoir nous en servir. Que décidons-nous de faire de la Côte d’Ivoire ? Du fond du gouffre dans lequel nous nous sommes tous embourbés pendant cette décennie de crises à répétitions, cette question essentielle pourrait être posée par le quidam le plus négligeable de la Côte d’Ivoire à Alassane Ouattara assis très haut sur sa fragile tour d’Ivoire. Car loin des beaux discours démagogiques qu’on nous « vend » par ces temps tumultueux, que nous propose le gouvernement en place pour aller dans le sens de cette réconciliation tant prôné ? Des arrestations et emprisonnements abusifs ne respectant pas la dignité humaine et les libertés individuelles car violant tous les termes juridiques, des mandats d’arrêt internationaux lancés à tire larigot contre les anciens tenants du pouvoir, des crimes crapuleux sous fond de règlements de comptes à caractères tribaux orchestrés par les FRCI la nouvelle armée essentiellement composés par les rebelles du Nord, une épuration ethnique dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, des exécutions sommaires de personnes jugés Pro-Gbagbo, une chasse à l’homme sans fin orchestrée contre les possibles opposants au pouvoir Ouattara, des milliers d’Ivoiriens contraint à l’exil…. Ce climat délétère sournoisement entretenu par le pouvoir en place est il propice à la réconciliation au sens réel du terme dans l’optique d’arriver à former une seule communauté vivant dans la totale cohésion sociale ? On n’arrivera à rien de positif en continuant à nous saouler à la coupe de la haine sans bornes.

PROPOSITION POUR UNE COTE D’IVOIRE RECONCILIER AVEC ELLE-MEME

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Dans l’histoire des peuples, le cas Ivoirien ne saurait être l’exception insurmontable. Personne aussi sachant qu’il soit ne peut prétendre avoir la science infuse en matière de réconciliation d’UN peuple divisé mais moralement contraint à ressouder les murs lézardés de sa nation en péril. Nous pouvons y arriver bien que notre tâche ne sera pas facile. Il va falloir dans un premier temps penser à la Côte d’Ivoire unie en balayant du revers de la main gauche les notions de peuple Nordique, peuples de la zone Forestière et Ivoirité. Cependant en toute honnêteté, ce pan primordial dans ce processus parait le plus ardu car même en faisant fi des revanchards les plus intrépides et des tribalistes pour qui la nation est secondaire, même les plus modérés de ceux qui se reconnaissent en Laurent Gbagbo bouderont ce processus de réconciliation qui finalement figera plus les positions si lui, les cadres du FPI (Front Populaire Ivoirien) et leurs amis de La Majorité Présidentielle continue d’être pourchassés jusque dans leurs villages ou privé de leur liberté et droits élémentaires. On assistera à une fausse réconciliation, une comédie Nationale entre vainqueurs et vaincus craignant des représailles, et non à une réconciliation vrai entre Ivoiriens de tout bords convaincus que c’est la seule issue pour sauver notre pays.

Aucun citoyen doué du sens de l’équité et d’un minimum de bonne foi ne peut tenter de faire passer sous silence que les nordistes aient subis des tords en Côte d’Ivoire à un moment de notre Histoire. Cependant n’oublions ont pas que les Guebiés et les Sanwis qui sont des peuples de la région forestière ont connu pire en comparaison des revendications de la rébellion Nordique de 2002… Le pays n’avait pas pour autant connu une telle désolation.

La Côte d’Ivoire est à la croisée des chemins. Nous devons avancer. Mais avant de faire le plus infime progrès vers cette quête de réconciliation, nous devons prendre garde à ne pas commettre les erreurs du passé pour empêcher un nouveau cycle de la violence.  Alassane Ouattara devrait donner le bon ton en demandant PARDON à tous les Ivoiriens et se montrer moins absolutiste vis-à-vis du FPI et de ses leaders politiques s’il tient effectivement à réunifier cette Côte d’Ivoire mise en charpie avec le soutien diplomatique et militaire de son ami Nicolas Sarkozy.

QUE DIEU AIDE LA COTE D'IVOIRE