topblog Ivoire blogs Envoyer ce blog à un ami

14 janvier 2014

OR DONC Ouattara sait qu'il n'est plus éligible ? Sinon pourquoi vouloir toucher l'article 35 de la constitution ?

 

front populaire ivoirien,fpi,laurent gbagbo,affi,cei,pascal affi n'guessan,le blog de claudus,claudus kouadio,rdr,egr,robert guei,article 35,amadou soumahoro,francis wodié

Dans sa dernière déclaration en date, Pascal Affi N'Guessan le Président de FPI-FRONT POPULAIRE IVOIRIEN affirmait que Alassane Dramane Ouattara est inéligible à une (hypothétique) élection Présidentielle en Côte d'Ivoire.
Loin des réalités quotidiennes des Ivoiriens, faisant fi de son bilan inexistant et l'autruche enrhumée face aux revendications d'une grande partie du peuple, Ouattara se montre plus préoccupé par une improbable élection de sa personne en 2015.
Comme pour le ramener à sa triste réalité, Pascal Affi N'Guessan a ouvert aux yeux de Ouattara et de ses hommes la plus verrouillée de leur boite de pandore: panique générale au RDR. Entre injures, agressions verbales et menaces pitoyables, personne dans 'la case d'Ali Baba' n'arrive à contredire le Président du parti de Laurent Gbagbo - celui qui avait de manière très exceptionnelle permis à Ouattara un chef de bande armée rebelle de prétendre à la magistrature suprême pour enfin permettre aux Ivoiriens d'avoir la paix après des années d'une guerre de lancée contre notre pays.
Ayant perdu ces élections qui ont finalement eu lieu en 2010, Ouattara et sa cohorte de rebelles et mercenaires soutenus par l'ONU et la France en tête ont fini par faire tomber par les armes Laurent Gbagbo le Président élu.
Toujours est-il que la constitution du 23 Juillet 2000 pour laquelle Ouattara avait appelé à voter OUI est toujours en vigueur en tous ses articles. Force est de rappeler que cette constitution ne permet toujours pas à Ouattara d’être candidat à une élection présidentielle en Cote d'Ivoire: et ici il ne s'agit pas de Nationalité mais d’éligibilité; on peut être Ivoirien et non éligible.

Très vite à la suite de la précision faite par AFFI, le RDR (Rassemblements des Républicains) prend position au nom de son 'seigneur': " Le président s'est engagé pour cet article (l'article 35 de notre constitution) dès sa prise de fonction. Nous sommes majoritaire au parlement. Cet article sera changé avant 2015 ". En un mot, Alassane Dramane Ouattara veut faire modifier une constitution pour laquelle il a voté OUI, et cela à son unique profit: devenir constitutionnellement éligible à une élection présidentielle en Côte d'Ivoire.
Il convient d'informer Ouattara dont l'inculture se bonifie avec le temps qui passe. La constitution n'est pas taillable sur mesure. Elle a vocation à être impersonnelle et c'est une hérésie de prétendre la modifier pour ensuite l'appliquer à lui même.
Aussi, il est important de lui rappeler comment cette constitution a été faite. Le texte final a été proposé par une assemblée constituante comportant des acteurs de la vie sociaux politique Ivoirienne dont des députés mais pas par l’Assemblée Nationale. Il a ensuite été soumis à la Cour Constitutionnelle qui l'a validé avant qu'il ne soit soumis au vote du peuple par le suffrage universel: UN REFERENDUM - cela, c'est Feu Robert Guei le Militaire qui a été soumis à ce processus républicain. Alors lorsque les 'prétendus' technocrates au pouvoir espèrent user de leur majorité à cette "Assemblé loin d’être Nationale" pour modifier la constitution selon les désidératas de Ouattara seul, je dis que même la tyrannie à des limites.

Que dit l'article 35 de notre constitution ?
Article 35: " Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n'est rééligible qu'une fois.
Le candidat à l'élection présidentielle doit être âgé de quarante ans au moins et de soixante quinze ans au plus.
Il doit être ivoirien d'origine, né de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d'origine. Il doit n'avoir jamais renoncé à la nationalité ivoirienne.
Il ne doit s'être jamais prévalu d'une autre nationalité. "
C'est sur cet article 35 que l'indécrottable Amadou Soumahoro - SG du RDR focalise toute son attention lorsqu'il proclame: " M. Ouattara avait promis de modifier « tous les articles confligènes » de la constitution, dont l’article 35 qui fixe les conditions d’éligibilité ".
Le plus choquant, c'est le fait que Amadou Soumahoro était en l'an 2000 membre de l'assemblée constituante qui a adopté le texte de cette nouvelle constitution: ni lui, encore moins le RDR qu'il représentait n'y avaient trouvé à redire: pourquoi donc ce changement brusque et dans ces conditions ?
OR DONC Ouattara savait bien qu'il n’était pas éligible en 2000 ?

Dans cette affaire, celui qui finira encore plus ridicule risque d’être Francis Wodié qui comme Paul Yao Ndre, jouera sa valeur d'homme et surtout d'homme de droit. Le peuple de Côte d'Ivoire aussi regarde d'un oeil très attentif.
Pour l'heure, les batailles des Patriotes Ivoiriens portés par le FPI sont bien définies: les priorités concernent la libération du Président Gbagbo de la Haye, la libération des tous nos leaders politiques, des militaires et civils emprisonnés en Côte d'Ivoire, la restauration de la démocratie et de la justice pour la relance de la Nation. Toutefois, des questions importantes sur le moyen et long terme accompagnent les priorités du moment dans le texte de proposition des États Généraux de la République que Ouattara refuse: et pourtant il pourrait profiter des EGR pour discuter de la question de son éligibilité. Pourquoi finalement refuse-t-il ?
- Cette affaire ne fait que commencer.

Claudus Kouadio

01 novembre 2013

Collecte de fonds au FPI [ Mise au point du parti ]

 front populaire ivoirien, fpi, laurent gbagbo, affi, cei , Pascal Affi N'Guessan, le blog de claudus, claudus kouadio

La direction du #FPI informe que le président LAURENT GBAGBO n'est concerne ni de près ni de loin par l'opération de collecte de fonds qu'organise le parti à partir du 02 novembre 2013. L'association de son nom dans la bande annonce du jeudi 31 octobre 2013 est le fait d'un malentendu. La direction du FPI tient à réaffirmer que cette collecte de fonds a uniquement pour objectifs de permettre la réhabilitation des locaux qui lui tiennent de siège, de lui donner les moyens logistiques pour l'administration du parti et les moyens financiers pour sa redynamisation.

La direction du FPI vous remercie d'avance pour votre générosité et pour vos contributions.
Pascal Affi N'Guessan, Président du Front Populaire Ivoirien

13 août 2013

DECLARATION DE LA COALITION DES PATRIOTES IVOIRIENS EN EXIL (CO.P.I.E)SUITE A LA LIBERATION DE 12 PRISONNIERS POLITIQUES PROCHES DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO

* La CO.P.I.E prend acte de la libération des prisonniers politiques

Damana Adia Pickass, COPIE, hamed bakayoko, laurent gbagbo, #freegbagbo, pro-gbagbo, geneviève bro grégbé, michel gbagbo, pascal affi n'guessan, aboudramane sangaré, lida kouassi moise, alphonse douati, kuyo téa narcisse, alcide djédjé, sokouri bohui, koua justin, dakoury tabley henri phlippe, seka obodji désiré, le colonel konandi kouakou, nomel jonas, maca, simone gbagbo, ake n'gbo, CO.P.I.E

C’est avec une grande surprise que nous avons appris la libération de douze (12) prisonniers politiques, dont le Premier ministre Pascal AFFI N’Guessan, président du FPI, SANGARE Aboudramane, vice président du FPI, et Madame Généviève Bro Gregbé, leader des femmes patriotes, injustement incarcérés depuis plus de deux ans (pour la plupart) dans les goulags du régime d’Abidjan.

Nos premières pensées vont bien évidemment vers les familles biologiques, politiques et idéologiques des ex-détenus ; à leurs parents respectifs, aux militants et sympathisants du Front Populaire Ivoirien (FPI), et de la LMP, ainsi qu’aux amis de la démocratie et adeptes des valeurs républicaines.

La CO.P.I.E prend acte de cette libération et félicite les camarades qui ont su faire preuve de dignité, de droiture, d’exemplarité, d’intégrité et de courage durant tout le temps de leur détention, malgré l’adversité, l’humiliation et les tentatives de corruption et de marchandages.

Nos Camarades retrouvent donc provisoirement la liberté après un long et pénible séjour carcéral, sans qu’aucune preuve n’ait été apportée par le régime, quant à leur culpabilité sur tous les chefs d’inculpation. La CO.P.I.E s’insurge donc contres ces détentions arbitraires qui violent incontestablement les droits de l’homme et les principes démocratiques.

Nous souhaitons à ces dignes camarades le traditionnel AKWABA, et leur réitérons tous nos vœux de bonheur pour la poursuite du combat.

C’est là l’occasion pour nous de saluer tous ceux qui ont lutté pour leur libération. Nous pensons particulièrement à la direction intérimaire du FPI, sous la conduite du camarade MIAKA Oureto, à tous les militants du FPI, de la LMP, aux résistants et patriotes ivoiriens (Diaspora, Cyber-activistes, Juristes, Journalistes, personnalités politiques et mouvements associatifs, anonymes, etc.), aux amis de la Côte d’Ivoire digne, épris de paix et de justice, qui ont battu le pavé, nuit et jour, en occident, en Côte d’Ivoire et partout ailleurs, afin que la vérité de la crise ivoirienne soit connue de tous, mais surtout pour l’instauration d’un Etat de droit.

Aussi, lançons-nous un vibrant appel à la vigilance, à la mobilisation et à la détermination de tous jusqu’à leur libération totale et sans condition. Cette décision sous pression intérieure et extérieure, du gouvernement Ouattara de libérer subitement des personnalités proches du Président Laurent GBAGBO, constitue un formidable point d’appui pour continuer la lutte pour la libération de tous les prisonniers politiques, civiles et militaires avec à leur tête, le président Laurent GBAGBO. Libérations sans lesquelles, la paix et la réconciliation ne sont possibles en Côte d’Ivoire.

* La mobilisation populaire et organisée paye toujours.

Au vu de ce qui précède, L’heure est plus que jamais venue, chers camarades et compagnons de lutte, d’affuter nos armes et de partir en ordre de bataille. Le Front Populaire Ivoirien qui constitue la colonne vertébrale de notre combat, reste «présent et entend prendre part à la restauration de la Côte d’Ivoire» comme l’a annoncé le chef de file de ce parti, le Président Pascal Affi N’Guessan, juste à sa sortie de prison.

Aussi, invitons-nous la Communauté Internationale à avoir un regard plus objectif, juste et impartial sur la situation sociopolitique de la Côte D’Ivoire. Le peuple de Côte d’Ivoire aspire à la cohésion entre ses filles et ses fils; Pourtant, le nombre important d’exilés ivoiriens, les violations constantes et flagrantes des droits de l’homme et des principes démocratiques, la confiscation de la liberté d’expression et le règne de la justice des vainqueurs, sont de nature à compromettre indéfiniment le retour à la normalité en Côte d’Ivoire. 

C’est pourquoi, la CO.P.I.E appel le régime à entendre la voix de la raison en traitant avec diligence et justesse les questions importantes et pendantes relative au retour à la normalité et à la paix sociale, à savoir la libération totale et sans conditions de tous les prisonniers politiques, civiles et militaires, le vote d’une loi d’amnistie générale, le retour sécurisé et apaisé des exilés, le dégel des avoirs, l’instauration d’un climat de paix et le retour d’un état de droit.

Enfin, la CO.P.I.E appel le peuple Ivoirien à redoubler d’ardeur dans la mobilisation, car c’est à ce prix que nous pourront restaurer la démocratie et l’état de droit.

En avant pour la Liberté de tous les Ivoiriens ! En avant pour la démocratie !

Vive la Côte d’Ivoire !

 

Fait le 9 aout 2013

Pour le B.E de la CO.P.I.E


Le Président

Damana Adia Pickass

12 août 2013

Hamed Bakayoko menace le ministre Lida Kouassi Moïse.

Hamed Bakayoko,  laurent gbagbo, #freegbagbo, pro-gbagbo, geneviève bro grégbé, michel gbagbo, pascal affi n'guessan, aboudramane sangaré, lida kouassi moise, alphonse douati, kuyo téa narcisse, alcide djédjé, sokouri bohui, koua justin, dakoury tabley henri phlippe, seka obodji désiré, le colonel konandi kouakou, nomel jonas, maca, simone gbagbo, ake n'gbo

"Si je te vois avec un corps habillé, alors tu peux compter sur moi pour te couper la langue, fais moi confiance pour cela..."
- Lors de leur ressent passage au parquet d'Abidjan le mardi dernier avant leur libération provisoire, les 12 prisonniers politiques partisans du président Laurent Gbagbo ont reçu la visite du loubard en charge de la sécurité Ivoirienne (Ministère de l'intérieur), Ahmed Bakayoko. Ce dernier a déclaré ceci au ministre Lida Kouassi  "Si je te vois avec un corps habillé, alors tu peux compter sur moi pour te couper la langue, fais moi confiance pour cela..."

Hamed Bakayoko,  laurent gbagbo, #freegbagbo, pro-gbagbo, geneviève bro grégbé, michel gbagbo, pascal affi n'guessan, aboudramane sangaré, lida kouassi moise, alphonse douati, kuyo téa narcisse, alcide djédjé, sokouri bohui, koua justin, dakoury tabley henri phlippe, seka obodji désiré, le colonel konandi kouakou, nomel jonas, maca, simone gbagbo, ake n'gbo

A vous de juger...
Un "ministre de la sécurité" qui menace des hommes politiques, des civiles, alors nous nous posons plusieurs questions. Sommes-nous réellement en sécurité en CI ?
Le ministre Lida n’a t’il pas de parents parmi les forces de l’ordre pouvant lui rendre visite? Devons nous donc comprendre que tous les corps habillés (policiers, gendarmes, militaires, etc...) parents, amis ne doivent en aucun cas s’approcher de lui ? Combien d'ivoiriens sont ils victimes de ces abus de pouvoir ?

Voila le vrai visage de la nouvelle Cote d'ivoire sous Dramane Ouattara. Un monde où les meurtriers sont en liberté, violant a tort les règles de droit à chaque carrefour sans que la justice ne soit appliquée véritablement.

Si quelques choses arrivent à Mr Lida, nous vous tenons pour responsable très cher loubard Ahmed Bakayoko...Sachez que vos crimes ne resteront pas impunis, car un jour vous regretterez d'avoir choisi la violence comme arme de communication.
~ Une Correspondance de Fatou Kone

06 août 2013

Apres 27 mois de détention arbitraire, 12 Pro-Gbagbo libérés.

[ COTE D'IVOIRE - Liberté provisoire pour des otages pro-Gbagbo ]

Montages.jpg

Pour la Cote d'Ivoire, Pour les Patriotes Ivoiriens, Pour le FPI-FRONT POPULAIRE IVOIRIEN, Pour La Majorité Présidentielle Gbagbo je suis très heureux de la mise en liberté provisoire de certains Pro-Gbagbo otages du régime brutal et illégitime de Ouattara‬.
- Aussi, je suis encore plus inquiet pour mon pays car par cet acte, ALASSANE DRAMANE OUATTARA confirme au monde le fait que la Cote d'Ivoire soit un État de Non Droit, une vraie République Bananière.
Sinon comment expliquer que sans procès aucun on puisse mettre en liberté même d'une minute des personnes présentées comme de grands criminels ayant porté pour certains 'atteinte à la sureté de l’État ? COMMENT ?
L’évidence est que la prison avait pour seul et unique but de les museler et tenter de nous briser à travers la "souffrance" des nôtres. Mais ILS ONT TENU. Même au fond du gouffre, la tête haute ILS ONT TENU - ils nous donnent là une belle leçon, celle de la force de la conviction.

Le 18 juin 2012 à la Haye, le Président LAURENT GBAGBO a dit:
«Je tiens, j'ai le moral. ... Et que tant que Sangaré Abdoudrahamane tiendra, je tiendrai. [...] Si vous tenez, je tiendrai»
TENONS comme Sangaré Abdoudrahamane, comme Laurent Gbagbo, comme Simone Ehivet GBAGBO.

- Qui a gagné les élections Présidentielles de 2010 en Cote d'Ivoire ? POURQUOI avoir emprisonné ces personnes ? La réponse à ces questions est la preuve de l'imposture dictatoriale de ALASSANE DRAMANE OUATTARA.
#‎Ovajab‬ donc Patriotes. Chacun à son niveau, la bataille continue.

Pour avoir rendu leur liberté dite provisoire à 12 responsables du ‪#‎FPI‬ et proches du Président Gbagbo‬, l'imposture de pouvoir ‪‎Ouattara‬ espère et attends le 'Merci' des Patriotes et démocrates Ivoiriens. Aux autres exilés et réfugiés ou encore innocents brimés dans leurs geôles, ce pourvoir démagogique demande de l'HUMILITÉ qui devrait les conduire à demander PARDON pour prétendre à la liberation.
Qu'ils fassent la difference entre humilité et compromission.
Pardon aux 'voyous' qui ont mis le feu à notre pays ? Merci aux rebelles qui continuent de tuer nos mères ? Je dis NON. Ce n'est pas de l'humilité mais la pire indignité.

~ Plus de photos sur facebook:

- Liberté provisoire pour des otages pro-Gbagbo

- Accueil des prisonniers de la haine. PHOTOS: Gueye Fiavi Dekpeya

- MACA=> Parquet => QG, La Sortie des Héros du 6 Aout

02 novembre 2011

Cadres Lmp emprisonnés - Michel Gbagbo et des ministres libérés, cette semaine

Publié le mercredi 2 novembre 2011   | Soir Info

Liberté.jpg

Tous les anciens ministres de Laurent Gbagbo, assignés d’abord à résidence surveillée à l’hôtel « La nouvelle pergola », à la chute de Laurent Gbagbo, le 11 avril, avant d’être transférés le 9 juillet 2011 dans la prison civile de Boundiali, pourraient recouvrer, cette semaine, leur liberté de mouvement. Cette information que nous tenons d’un Ambassadeur occidental en fonction à Abidjan, a été confirmée par un haut magistrat proche du parquet d’Abidjan. « Tout est mis en œuvre pour leur mise en liberté provisoire dans le courant de cette semaine », nous a-t-on confié. Ce sont Gilbert-Marie Aké N’Gbo, ex-Premier ministre, Danielle Boni Claverie, ex-ministre de la Famille de la Femme et de l’Enfant, Christine Adjobi, ex-ministre de la Santé et de la Lutte contre le sida, MM. Ettien Amoakon, ex-ministre des Postes des Télécommunications et des Nouvelles technologies de l’information, Désiré Dallo, ex-ministre de l’Économie et des Finances, Alcide Djédjé, ex-ministre des Affaires étrangères, Raphael Dogbo, ex-secrétaire d’État des personnes handicapés, Joseph Kata Kété, député et ex-ministre de la Recherche scientifique, George Armand Ouégnin, ex-secrétaire d’État chargé de l’Assurance mutuelle universelle (AMU).

Michel Gbagbo, fils de l’ex-chef de l’Etat, pourrait, lui aussi, bénéficier de cette liberté provisoire. « Ils seront tous transférés à Abidjan cette semaine avant d’être remis en liberté. Mais, il s’agit d’une liberté provisoire. Ils seront donc placés sous contrôle judiciaire », en attendant leur probable comparution devant le tribunal, a précisé notre source.

Sans vouloir interférer dans les affaires judiciaires, même s’il est le chef suprême de la magistrature, avant son déplacement à Paris pour la 36 ème conférence générale de l’Unesco tenue la semaine dernière et où il a largement évoqué son programme en faveur de la paix en Côte d’Ivoire, le président de la République, Alassane Ouattara aurait instruit, ministre de la justice sur les dispositions à prendre, dans la dynamique du processus de réconciliation nationale, pour rendre « possible la mise en liberté provisoire des ministres du gouvernement du président Laurent Gbagbo ». En respect de la procédure, la décision a été prise sur réquisition du procureur de la République, avons-nous appris auprès du parquet d’Abidjan. Alassane Ouattara multiplie des gestes d’apaisement et de bonne cohésion politique avec son opposition significative incarnée par le Fpi. « Ce que j’ai indiqué à la délégation du Fpi, qui m’a rendu visite, il y a quelques semaines, c’est que je ferai tout ce que je peux faire personnellement afin qu’ils participent à ces législatives », avait-il indiqué au cours d’une conférence de presse à Paris.

Cet autre acte, hautement politique, s`inscrit après la révélation faite à Paris par le chef de l`Etat. « J’ai signé un décret pour accroître le nombre des vice-présidents de la Cei, afin que le Fpi puisse y siéger » avait-il dit. Ces dernières semaines, des voix, mêlées à celles des dirigeants intérimaires du Front populaire ivoirien ( Fpi), se sont élevées, réclamant la participation du parti de Gbagbo à ces législatives pour donner une chance à une réelle expression démocratique après la guerre électorale. Après leur inculpation formelle par la justice ivoirienne, 24 proches de Laurent Gbagbo avaient été transférés le 9 juillet 2011 à la prison civile de Boundiali. Placés en détention préventive et accusés de détournements de fonds publics, d’atteinte à la sûreté de l’État et de crimes, ils sont, depuis, dans l’attente d’un procès. S’agissant de l’infraction d’atteinte à la sûreté de l’Etat, 42 personnes ont été inculpées et placées sous mandat de dépôt dans cette enquête. A la suite de la crise postélectorale, le président de la République, Alassane Ouattara, avait instruit le procureur de la République, Simplice Kouadio Koffi, à diligenter une enquête aux fins de juger les auteurs présumés des infractions d’atteinte à la sûreté de l’Etat et économiques.

Armand B. DEPEYLA