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21 janvier 2011

Que prépare la France en Côte d'Ivoire ?

Hier, Saisie des douanes Ivoirienne au quai 20 du port d’Abidjan: 
- Deux hélicoptères en pièces détachées, des armes (des Douze 7 et des A 52) et des munitions dans des conteneurs censés contenir des vivres à destination des forces Françaises de La Licorne.
Que prépare la France en Côte d'Ivoire ?

29 juillet 2010

SORO éjecté de la tête du MPCI: Enfin le RDR prend officiellement la tête de sa rébellion armée

« Quand la tête est là, le genou ne porte pas le chapeau » nous dit l’adage. Transposée dans le contexte de la crise politico-militaire que subit la Côte d’Ivoire depuis le 18-19 Septembre 2002, cette assertion confirme l’erreur qui est à la base des échecs successifs dans les tentatives de sortie de crise; le Président Laurent Gbagbo et la Côte d’Ivoire ne se sont jamais directement adressé au bon interlocuteur et père de la rébellion armée mais plutôt à ses subalternes ou à des gens qui n’y comprenaient pas grand-chose et qui se sont fourvoyés en espérant jouer des pions qu’ils n’avaient pas.

Aux premières heures de la sale guerre imposée au peuple de Côte d’Ivoire, le MPCI (Mouvement Patriotique de Côte d’Ivoire) est apparu et s’est auto proclamé comme étant un mouvement rebelle-armé opposé au régime du Président Laurent Gbagbo. Ce mouvement ne se réclamait proche d’aucune obédience politique, mais très vite les observateurs de la vie politique Ivoirienne avaient fait le rapprochement et établie une théorique mais très probable filiation, entre le MPCI et le RDR au vue du discours et du nombre d’anciens militaires devenus chefs rebelles, ayant déjà été au service de Alassane Dramane Ouattara en tant que garde rapproché. 
Cette thèse fut rapidement confirmée avec pertinence par les chefs rebelles Koné Zakaria et Koné Messamba lors d’un meeting dans la région d’Odienné alors que ceux-ci croyaient avoir gagné cette guerre dans laquelle ils avaient sous estimé l’armée loyale à l’état de Côte d’Ivoire.

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Dans cette intervention, Koné Zakaria qui voulait dissiper les doutes dans le conflit de leadership au sein du MPCI entre lui, Ibrahim Koulibaly dit IB et Guillaume Soro, porta un coup dur au RDR et à son chef en proclamant Alassane Ouattara SEUL et LEGITIME bénéficiaire de leur combat car ayant été le penseur et le financier de leur guerre ; grosse bourde et vrai coup dur pour le RDR car en fait, le MPCI et ses satellites (MJP, MPIGO) n’avaient pas encore gagné la guerre.

Dès lors le RDR (qui n’a jamais osé condamner les atrocités commises par ses rebelles) pour gagner un peu de crédibilité, réfuta laconiquement cette affirmation et prit MOMENTANEMENT ses distances vis-à-vis des groupes rebelles armés. Sauf que, suite à l’exil de IB vomit par ses pairs pour avoir voulu prendre le fauteuil destiné à ADO, le seul candidat crédible et déjà dans l’arène était Guillaume Soro un autre militant du RDR et non des moindres : le colistier de Henriette Dagri Diabaté (N° 2 du RDR après ADO) aux législatives de 2000 dans la commune de Port-Bouet à Abidjan. Malgré cet autre élément de preuve compromettant, le RDR continuait de nier son lien flagrant avec cette rébellion armée qui était en train de défigurer la Côte d’Ivoire. 

Sous l’impulsion (ou la pression… c’est selon) de la communauté internationale, le Président Laurent Gbagbo et son parti le FPI devaient en ce moment aller à la table des négociations avec plusieurs pôles nationaux de décisions à savoir d’un coté l’opposition conventionnelle (RDR, PDCI, MFA, UDPCI…) et de l’autre coté l’opposition de rebelles armés (MPCI, MJP, MPIGO). Pour mieux harmoniser leurs revendications, les différents groupes rebelles ont vite fait de reformer leur rang en se regroupant au sein du MPCI car en fait il n’y avait qu’un seul groupe rebelle bien que pour mieux profiter du partage des postes ministériels, le MJP et le MPIGO existe officiellement. 

Aux sorties des premières tractations devant conduire le pays sur le chemin de la paix, un Premier Ministre dit de consensus devait être nommé en remplacement de Pascal Affi N’guessan du FPI. Celui-ci devait avoir pour mission de conduire le périlleux processus de sortie de crise en vue de nouvelles élections présidentielles dont les points fondamentaux se focalisent sur la restauration de l’autorité de l’état, le désarmement des rebelles, l’identification et le recensement des populations. 
Le premier cobaye pour ce test à l’issu improbable fut Seydou Elimane Diarra qui essuya un échec cuisant face à Soro et ses rebelles : pas le bon négociateur et pas le bon interlocuteur. Il fut remplacé par l’Ex-Gouverneur de la BCEAO Charles Konan Banny un Premier Ministre au pouvoir renforcé. Lui aussi connu le même destin (sinon pire) sur la route de la paix véritable avec Soro et ses rebelles : encore pas le bon négociateur et pas le bon interlocuteur. Il faut préciser qu’au fil du temps, Soro s’est forgé une ossature et une vraie carapace de leader avec sa position de Secrétaire Général du MPCI. Ce qui n’était pas fait pour plaire à tous le monde ni au MPCI, encore moins au RDR surtout quand Soro retira le MPCI du G7 (un groupement de partis politique de l’opposition).

Après des années de tergiversation et de blocage dans le processus de sortie de crise, le Président Gbagbo initia « le dialogue DIRECT » en 2007 entre lui et Guillaume Soro après l’avoir nommé Premier ministre en lieu et place de Banny. Cette option devait permettre d’aller plus vite aux élections présidentielles avec l’accord politique de Ouagadougou conclu sous l’égide du Président Burkinabé Blaise Compaoré. Là, pour la ligne dure du MPCI (Chérif Ousmane et Koné Zakaria) et pour le RDR, Soro Guillaume était allé trop loin dans sa folie des grandeurs. 
Mais « le caïman sorti de notre pipi ne peut pas nous effrayer », disait Amadou Gon Coulibaly le Directeur National de Campagne de ADO en parlant implicitement de Soro. C’est sur cette lancée que l’avion Présidentielle à bord duquel voyageait Soro Guillaume essuya des tirs nourris à l’arme lourde lors de l’attentat meurtrier (4 morts) dont il sortit miraculeusement indemne le 29 Juin 2007 à l’aéroport de Bouaké…son fief.

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Visiblement à partir de ce moment il apparaissait évident que dans ce tandem Gbagbo-Soro on avait peut être le bon négociateur mais certainement pas le bon interlocuteur : c’était la mort de l’accord de Ouaga car on avait la preuve que Soro ne pourrait jamais faire désarmer cette rébellion qu’il ne contrôlait plus. Tout le reste n’était qu’un mirage.

Pendant ce temps « Chassez le naturel, il revient aux galops » : 
- Alassane Ouattara et son épouse sont les témoins du mariage du sanguinaire chef rebelle de Bouaké Chérif Ousmane lors d’une fastueuse cérémonie à Ouagadougou en Décembre de la même année 2007. Ses rapports avec les hommes en armes du MPCI sont restés intact et il fait tout pour les renforcer. Eux, ils savent encore qui est leur vrai patron et les choses ne doivent pas changer.

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- Le cabinet du Premier Ministre Soro devient le refuge des cadres du RDR.

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- Les années suivantes (2008-2010) d’autres éléments viennent confirmer le lien certains entre les rebelles du MPCI et le RDR de manière plus concrète :
• Le ministre RDR Hamed Bakayoko parrain de l’anniversaire du commandant de zone rebelle Wattao

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• Le mariage de Alphonse Tiorna Soro (conseil spécial de Guillaume Soro à la primature) parrainé par Alassane Ouattara, célébré par le Hamed Bakayoko avec pour témoins respectifs du marié et de sa nouvelle épouse, Guillaume Soro (SG du MPCI) et Amadou Gon Coulibaly (Directeur National de campagne du RDR)

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Toutefois, Soro n’est plus que l’ombre de lui-même en zone rebelle et il le sait. Ce n’était plus qu’une question de patience pour le RDR et ses fidèles alliés militaires du MPCI. Il finirait par se coucher tout seul comme un grand. Et contre toute attente à un moment quasi improbable ou le Président du RDR est en campagne électorale dans les zones sous contrôle de la rébellion armée du MPCI, ce qui devait arriver arriva avec le remplacement dit «provisoire » de Guillaume Soro par Mr Koné Mamadou (un pure produit du RDR, ancien chef de cabinet de Henriette Dagri Diabaté, devenu Ministre de la justice et des droits de l’homme au nom du MPCI lors de la grande transhumance pour pourvoir les postes octroyés par le Président Gbagbo à la branche armée du RDR) à la tête de Secrétariat Générale du MPCI ; la raison évoqué est que le Premier Ministre Guillaume Soro veut se consacrer entièrement au processus de sortie de crise. Cette excuse est elle insultante donc inacceptable. On veut nous faire croire que dans sa nouvelle posture ( ???) au sein du MPCI, Guillaume Soro réussira à faire ce qu’il n’a pas réussi en tant que Secrétaire Générale donc premier responsable du mouvement.

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D’abord que devient SORO Guillaume au sein de la rébellion armée du MPCI après son éjection qui ne dit pas son nom ? Rien qui vaille à mon humble avis.
Que deviennent les accords de Ouagadougou ? Sont-ils vraiment morts ? A quel titre SORO demeure-t-il Premier Ministre de la République de Côte d’Ivoire ?

Maintenant que « le chapeau a été retiré du genou », que nous réserve le RDR et Alassane Dramane Ouattara ? Vont-ils ENFIN « porter le chapeau de cette crise sur la tête » pour trouver un accord véritable et applicable avec le Président Gbagbo pour sortir le pays de cette situation de ni paix – ni guerre qui entrave la bonne marche de notre nation ?

25 janvier 2010

DE MARCOUSSIS A L’AFFAIRE MAMBE OU "LA SOLIDARITE DANS LE MAL".

Pourquoi se mettre sur la pointe des pieds pour scruter l’horizon dans l’espoir de découvrir l’identité de quelqu’un qui vient en face de vous ? Demande un vieux sage Africain.
Permettez-moi une brève rétrospective :
Dans la nuit du 18-19 Septembre 2002, moins de deux ans après l’accession au pouvoir du Président Laurent Gbagbo, une rébellion armée attaque la Côte d’Ivoire pour prendre en main le pouvoir d’état. Cette armée fut suscitée ouvertement pas le RDR de Alassane D. Ouattara, puis soutenue par le PDCI-RDA de l’ancien Président Henry K. Bédié et d’autres partis politique.
Suite à l’échec de cette entreprise et face à cette situation qui risquait d’embraser un pays déjà fragilisé, il fallait trouver un terrain d’entente avec la rébellion et l’opposition pour calmer les esprits et assurer un minimum de quiétude au peuple, vu que cela était loin d’être la préoccupation de l’opposition qui ne visait que les clés du palais présidentielle.

Alors, à l’invitation du Président de la République française, une Table Ronde des forces politiques ivoiriennes s’est réunie à Linas-Marcoussis du 15 au 23 janvier 2003. Elle a rassemblé les parties suivantes FPI, MFA, MJP, MPCI, MPIGO, PDCI-RDA, PIT, RDR, UDCY, UDPCI. Les travaux ont été présidés par M. Pierre MAZEAUD, assisté du juge Keba Mbaye et de l’ancien Premier ministre Seydou Diarra et de facilitateurs désignés par l’ONU, l’Union Africaine et la CEDEAO comme le dit le texte de référence de l’Accord de Linas-Marcoussis.

Il ne faut pas passer sous silence le fait qu’a cette époque, officieusement mais vraisemblablement la rébellion armée avait la bénédiction et l’appui du président Français Jacques Chirac qui n’était pas en odeur de sainteté avec le Président Gbagbo, Président (anarchiste selon lui) de l’ex colonie Française, et qui refusait d’être le préfet qui baisse la culotte devant le locataire de l’Elysée.

Jacques Chirac & Gbagbo: Je t'aime !!! moi non plus

Revenons sur quelques points du fameux texte de l’Accord de Linas-Marcoussis
1. La suspension du processus d’identification en cours en attendant la prise des décrets d’application de la loi et la mise en place, dans les meilleurs délais, d’une commission nationale d’identification dirigée par un magistrat et composée des représentants des partis politiques chargés de superviser et de contrôler l’Office national d’identification.
Le gouvernement de réconciliation nationale :
• a. assurera l’impartialité des mesures d’identification et d’établissement des fichiers électoraux
• b. proposera plusieurs amendements à la loi 2001-634 dans le sens d’une MEILLEURE REPRESENTATION DES PARTIES PRENANTES A LA TABLE RONDE au sein de la commission centrale de la Commission Electorale Indépendante (CEI), y compris au sein du bureau.
[…] 
A Linas-Marcoussis, le 24 janvier 2003
POUR LE FPI : Pascal AFFI N’GUESSAN
POUR LE MFA : Innocent KOBENA ANAKY
POUR LE MJP : Gaspard DELI
POUR LE MPCI : Guillaume SORO
POUR LE MPIGO : Félix DOH
POUR LE PCI-RDA : Henri KONAN BEDIE
POUR LE PIT : Francis WODIE
POUR LE RDR : Alassane Dramane OUATTARA
POUR L’UDCY : Théodore MEL EG
POUR L’UDPCI : Paul AKO
LE PRESIDENT : Pierre MAZEAUD

Alors à partir de ce moment, il faut le dire, c’est l’opposition qui allait contrôler la machine électorale. Le PDCI passé maitre dans l’art de la fraude électorale n’allait certainement pas se risquer à un jeu politique transparent sachant que le générale Robert Guei venait d’en faire les frais face au Président Laurent Gbagbo.
A partir de ce moment, la commission électorale ne pouvait plus être décrite comme étant indépendante.

Cette meilleure représentation des parties prenantes à la Table Ronde va couter très cher au Fpi du Président Gbagbo qui devait ainsi se contenter d’un tiers des postes à pourvoir contre deux tiers pour l’opposition. 
Mieux, cette commission sera dirigé par Mr Robert Beugré Mambé un cadre du PDCI-RDA parti de l’opposition. L’opposition n’avait plus qu’à se réunir à travers une première organisation nommé G7 puis une autre nommé RHDP: à partir de ce moment est avait la machine électorale en main et pouvait donner libre cour à toutes sortes de malversations.
RHDP (pour salir la mémoire d'Houphouet)

-MFA de Anaky Kobenan qui à trahi Houphouet
-RDR de ADO qui avec sa rebellion à mis ce pays en feu et en sang...
- Le PDCI qui a perdu ses valeurs de base avec Bédié
- l'UDPCI de Guéi qui est à la base du premier coup d'état militaire qui à ouvert la voie sur ce désordre

La CEI bien que visiblement peut convenable au vue de sa composition avait voulu tous de même se montrer la plus crédible possible en organisant une identification de la population et des élections parfaites à vue d’œil. Cependant entre tergiversations, retards pour des raisons peu évidentes et souci d’avoir une brèche pour faire du faux, la CEI de Beugré Mambé à fini par nous organiser « l’élection présidentielle la plus chère du monde ». Par exemple en septembre 2009 on évaluait déjà le montant pour l’organisation de ce scrutin, à près de 200 milliards de FCFA. Vue qu’il y a eu une rallonge budgétaire pour payer d’autres factures à l'opérateur technique français Sagem-Sécurité qui est chargé de la logistique, du traitement informatique des données, de la confection des cartes Nationales d’identités et des cartes d’électeurs, il est certains que la note final sera très salé pour l’état de Côte d’Ivoire. 

Cependant il ne faut pas passer sous silence le fait que le processus semblait être sur de bons rails. Le recensement de la population a connu un engouement énorme qui a même suscité une dernière séance d’enrôlement pour les retardataires. Il est évident que malgré toutes les péripéties rencontrées sur le tortueux chemin des élections, les choses semblaient avancées dans le bon sens : cela était trop beau pour être vrai ; il aura fallut l’éclatement de « l’affaire Mambé » et le croisement clandestin de 429 000 cas litigieux sur la liste électorale pour sortir la Côte d’Ivoire de sa léthargie. Le vieux sage Africain avait donc raison !!!
Au moment où on s’y attendait le moins, ce qui n’était au départ qu’une simple supposition, s’était transformé en une rumeur persistante qui ne fessait qu’enfler. Cependant, jusque là il n’y avait aucune certitude concernant les accusations du FPI portées sur la personne du Président de la CEI Robert Beugré Mambé.

Profitant du bénéfice du doute, celui-ci se défend vaille que vaille…« Jamais je n’ai inscrit le nom de qui que ce soit en faveur de quelqu’un d’autre sur la liste électorale provisoire. Jamais ! », a martelé M. Mambé. Alors à ce moment là, il avait plus que besoin du soutien de ceux qui l’ont installé à la tête de la CEI. Il bénéficia du soutien mordicus du RHDP qui visiblement était aux abois :
Innocent Anaky Kobena, président du MFA :
"…Nous avons compris dès le départ qu'il s'agissait d'une super production hollywoodienne. On voulait nous obliger, nous aussi, à entrer dans un jeu où nous aurions fait un film qu'on aurait appelé "Il faut sauver le soldat Mambé". Mais que nos frères Mambé et Gomis ne s'inquiètent pas. On n'aura pas besoin de les sauver, car ils n'ont rien fait. " 
Albert Mabri Toikeusse, président de l'UDPCI :
"…Il va falloir vérifier toutes ces questions, parce que la loi sur la CEI est une loi organique. Est-ce qu'une loi organique peut être changée ?... Je pense qu'il nous appartient aujourd'hui de les soutenir pour que les élections prochaines soient démocratiques…" 
Alassane Dramane Ouattara, président du RDR :
"…Je voudrais, avant toute chose, féliciter le président de la CEI, le président Robert Beugré Mambé et les membres de la CEI. Ils ont fait un travail absolument remarquable. Il est totalement injuste d'accuser un honnête homme, un homme intègre reconnu pour sa compétence. Un homme compétent traité d'incompétent par des incompétents. Je profite de cette occasion pour dire que Robert Mambé a tout notre soutien et nous devons le réaffirmer et le dire haut et fort pour que tout le monde l'entende… " 
Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA :
"…Le soutien du RHDP à la Commission électorale indépendante, le soutien au président Mambé pour le travail accompli dans des conditions difficiles" 

Extraordinaire la solidarité dans le mal… Il serait superflu de commenter la raison de ces réactions de soutien peu recommandables en générale dans ce genre de situations. Il apparait évident que cela n’était que la suite logique de l’opération « Hold-up up à Linas-Marcoussis » : occuper toutes les grandes instances dirigeantes de l’état et faire un blocus pour saboter le mandat du président Gbagbo. Mais le RHDP-CEI piloté par Mr Mambé, fit certainement quelques erreurs dans la mise en œuvre de ce plan. Le pire est le fait qu’une erreur est d'autant plus dangereuse qu'elle contient plus de vérité qui ont finis par être inéluctable au point d’apparaitre aux yeux de tous.

Alors après être montés sur ses grands chevaux, Mr Mambé accompagné de sa suite composé des vices présidents de la CEI, a dû observer un profil bas en se couvrant du voile sombre de l’opprobre pour faire un affligeant méa culpa de la CEI dans un déclaration publique.
Morceau choisi de cette déclaration de la CEI:
[...] Ce dernier fichier (comportant les 429 000 cas litigieux) a été installé sur les ordinateurs de nombreuses commissions locales A L'INSU DES COMMISSAIRES SUPERVISEURS DE LA CEI. 
Interrogé par la commission centrale, le groupe des experts de la cellule informatique à indiqué AVOIR EFFECTIVEMENT CONFECTIONNE ET MIS LE FICHIER DES "429 000 PÉTITIONNAIRES" A LA DISPOSITIONS DES INFORMATICIENS EN VUE DE SON USAGE DANS LES COMMISSIONS LOCALES COMME OUTIL D'AIDE A LA DÉCISION.
LA COMMISSION ÉLECTORALE INDÉPENDANTE CONSTATE, UN DYSFONCTIONNEMENT MANIFESTE DE CERTAINS DE SES SERVICES.[...]
LA CEI PRÉSENTE TOUS SES REGRETS POUR LES DÉSAGRÉMENTS CAUSÉS A LA NATION, [...] S'ENGAGE A PRENDRE DANS LES MEILLEURS DÉLAIS TOUTES LES MESURES CORRECTIVES CONSÉQUENTES...

Fin de la polémique : Maintenant il y aura toujours des personnes pour exécuter un ultime baroud d’honneur tant ils se seraient égosiller à clamer haut et fort la pureté angélique de la CEI. 


Le débat à la une en ce moment est sur l’éventuel départ de Mr Mambé de la CEI. En mon sens, pour savoir s'il doit quitter le CEI, il va falloir voir la chose sous plusieurs angles: 
- sa responsabilité personnelle dans ce qui apparait comme une vague conspiration monté sur les fondements de Linas-Marcoussis 
- ce que disent les textes de la CEI sur ce genre de manquements 
- ce que dit la loi Ivoirienne sur ce genre de manquements
- et son honneur personnel car quoi qu'il advienne de nouveau, IL A ÉCHOUÉ car si ce problème a été identifié, il apparait évident que cela a déjà pu être fait et dissimulé auparavant et il n'est pas exclu que cela advienne à nouveau.

Toute cette mascarade a eu lieu pourquoi ? Le problème clé est le fait que les partis de l'opposition composant le RHDP envisagent mal une défaite. Quoi de plus normal... Sauf que pour s'assurer de remporter le scrutin, ils font appelle à leur expérience en matière de scrutin floué... Et quand on se fait prendre comme un gamin, il faut avoir l'humilité de se retirer sans faire trop de bruit. 

Que doit on dire de plus pour défendre l'indéfendable ? 

Le RHDP va vouloir encore une fois demander à toujours conduire le scrutin ? 

Pour moi Mr Beugré Mambé doit démissionner pour partir avec un peu d'honneur. Il faut qu'on se rende à l'évidence que nous sommes dans un pays dont le Président est Laurent Gbagbo et non une coalition d'opposants frustrés qui à mis le pays à feu et à sang, après s'être crêper le chignon à plusieurs reprises.