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14 janvier 2014

OR DONC Ouattara sait qu'il n'est plus éligible ? Sinon pourquoi vouloir toucher l'article 35 de la constitution ?

 

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Dans sa dernière déclaration en date, Pascal Affi N'Guessan le Président de FPI-FRONT POPULAIRE IVOIRIEN affirmait que Alassane Dramane Ouattara est inéligible à une (hypothétique) élection Présidentielle en Côte d'Ivoire.
Loin des réalités quotidiennes des Ivoiriens, faisant fi de son bilan inexistant et l'autruche enrhumée face aux revendications d'une grande partie du peuple, Ouattara se montre plus préoccupé par une improbable élection de sa personne en 2015.
Comme pour le ramener à sa triste réalité, Pascal Affi N'Guessan a ouvert aux yeux de Ouattara et de ses hommes la plus verrouillée de leur boite de pandore: panique générale au RDR. Entre injures, agressions verbales et menaces pitoyables, personne dans 'la case d'Ali Baba' n'arrive à contredire le Président du parti de Laurent Gbagbo - celui qui avait de manière très exceptionnelle permis à Ouattara un chef de bande armée rebelle de prétendre à la magistrature suprême pour enfin permettre aux Ivoiriens d'avoir la paix après des années d'une guerre de lancée contre notre pays.
Ayant perdu ces élections qui ont finalement eu lieu en 2010, Ouattara et sa cohorte de rebelles et mercenaires soutenus par l'ONU et la France en tête ont fini par faire tomber par les armes Laurent Gbagbo le Président élu.
Toujours est-il que la constitution du 23 Juillet 2000 pour laquelle Ouattara avait appelé à voter OUI est toujours en vigueur en tous ses articles. Force est de rappeler que cette constitution ne permet toujours pas à Ouattara d’être candidat à une élection présidentielle en Cote d'Ivoire: et ici il ne s'agit pas de Nationalité mais d’éligibilité; on peut être Ivoirien et non éligible.

Très vite à la suite de la précision faite par AFFI, le RDR (Rassemblements des Républicains) prend position au nom de son 'seigneur': " Le président s'est engagé pour cet article (l'article 35 de notre constitution) dès sa prise de fonction. Nous sommes majoritaire au parlement. Cet article sera changé avant 2015 ". En un mot, Alassane Dramane Ouattara veut faire modifier une constitution pour laquelle il a voté OUI, et cela à son unique profit: devenir constitutionnellement éligible à une élection présidentielle en Côte d'Ivoire.
Il convient d'informer Ouattara dont l'inculture se bonifie avec le temps qui passe. La constitution n'est pas taillable sur mesure. Elle a vocation à être impersonnelle et c'est une hérésie de prétendre la modifier pour ensuite l'appliquer à lui même.
Aussi, il est important de lui rappeler comment cette constitution a été faite. Le texte final a été proposé par une assemblée constituante comportant des acteurs de la vie sociaux politique Ivoirienne dont des députés mais pas par l’Assemblée Nationale. Il a ensuite été soumis à la Cour Constitutionnelle qui l'a validé avant qu'il ne soit soumis au vote du peuple par le suffrage universel: UN REFERENDUM - cela, c'est Feu Robert Guei le Militaire qui a été soumis à ce processus républicain. Alors lorsque les 'prétendus' technocrates au pouvoir espèrent user de leur majorité à cette "Assemblé loin d’être Nationale" pour modifier la constitution selon les désidératas de Ouattara seul, je dis que même la tyrannie à des limites.

Que dit l'article 35 de notre constitution ?
Article 35: " Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n'est rééligible qu'une fois.
Le candidat à l'élection présidentielle doit être âgé de quarante ans au moins et de soixante quinze ans au plus.
Il doit être ivoirien d'origine, né de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d'origine. Il doit n'avoir jamais renoncé à la nationalité ivoirienne.
Il ne doit s'être jamais prévalu d'une autre nationalité. "
C'est sur cet article 35 que l'indécrottable Amadou Soumahoro - SG du RDR focalise toute son attention lorsqu'il proclame: " M. Ouattara avait promis de modifier « tous les articles confligènes » de la constitution, dont l’article 35 qui fixe les conditions d’éligibilité ".
Le plus choquant, c'est le fait que Amadou Soumahoro était en l'an 2000 membre de l'assemblée constituante qui a adopté le texte de cette nouvelle constitution: ni lui, encore moins le RDR qu'il représentait n'y avaient trouvé à redire: pourquoi donc ce changement brusque et dans ces conditions ?
OR DONC Ouattara savait bien qu'il n’était pas éligible en 2000 ?

Dans cette affaire, celui qui finira encore plus ridicule risque d’être Francis Wodié qui comme Paul Yao Ndre, jouera sa valeur d'homme et surtout d'homme de droit. Le peuple de Côte d'Ivoire aussi regarde d'un oeil très attentif.
Pour l'heure, les batailles des Patriotes Ivoiriens portés par le FPI sont bien définies: les priorités concernent la libération du Président Gbagbo de la Haye, la libération des tous nos leaders politiques, des militaires et civils emprisonnés en Côte d'Ivoire, la restauration de la démocratie et de la justice pour la relance de la Nation. Toutefois, des questions importantes sur le moyen et long terme accompagnent les priorités du moment dans le texte de proposition des États Généraux de la République que Ouattara refuse: et pourtant il pourrait profiter des EGR pour discuter de la question de son éligibilité. Pourquoi finalement refuse-t-il ?
- Cette affaire ne fait que commencer.

Claudus Kouadio

30 juin 2013

PHILIPPE MANGOU TAIS-TOI ET MANGE: Une Philippique de l’Honorable Mamadou Ben Soumahoro adressée au Général Mangou.

 Une Philippique de l’Honorable Mamadou Ben Soumahoro adressée au Général Mangou.

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J’ai longtemps hésité avant d’écrire ces quelques lignes qui ont pour ambition de calmer la plaie qui s’est ouverte en mon être, traumatisme  profond causé par un choc aussi réel que la blessure elle-même est censée être virtuelle. Car en fait, une blessure provoquée par une déception est d’autant plus difficile à guérir. Quand on a été ainsi trompé dans son attente et dans son espérance, le retour sur ses sentiments premiers  que l’on croyait définitifs est très pénible et dans le cas qui va nous occuper, véritablement déchirant. Personne au monde n’aurait pu me convaincre que le Général de Corps d’Armée Philippe Mangou aurait pu jeter le manche avant la cognée et s’enfuir dans une Ambassade étrangère à deux pas de la Résidence de son plus grand protecteur  et Chef Suprême Laurent Gbagbo, au moment précis où le Chef de l’Etat était en droit d’attendre de son Chef d’Etat Major Général des Armées ce qui pouvait constituer comme un retour sur investissement sur la personne de ce « brillant officier » qu’il avait nommé dans un incroyable élan de réalisme,  sur la base de ce que ses hommes l’avaient démocratiquement choisi sur la ligne de front des actions militaires de l’opération Dignité. Soulagé et content d’avoir trouvé sa perle rare, le Président Laurent Gbagbo  qui a constamment et en toutes circonstances la construction de la nouvelle Côte d’Ivoire en tête, avait dit ce soir là : « Il y a dans cette armée des garçons dont la Côte d’Ivoire  a de quoi être fière ». Dans ce cas précis, il se trompait et nous aussi, parce que nous avions approuvé son jugement et même applaudi. L’attitude du Président Laurent Gbagbo vis-à-vis de Philippe Mangou n’a jamais changé.

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Il était Lieutenant-colonel. Il est ensuite devenu Colonel, Colonel-Major, Général de Brigade, Général de division, Général d’Armée, Général de Corps d’Armée. Les « étoiles » ont voltigé sur ses épaules à la vitesse d’un bolide de Formule 1. On sentait bien que le Président Laurent Gbagbo voulait lui donner ici et maintenant tous les instruments de son autorité et de son commandement, en brûlant la politesse à de nombreux autres officiers probablement frustrés. Mais chacun sait qu’on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. Comment faire autrement. Toutes les apparences plaidaient en faveur de Philippe Mangou : l’officier était bien fait de sa personne, et nul ne pouvait présumer qu’il était bête. Visiblement, il avait déjà réussi à se faire aimer de ses hommes du rang.  Il impressionnait les civils par son allure martiale et par la qualité de son discours. De surcroît, Philippe Mangou était fils de Pasteur et profondément croyant lui-même. C’est du moins ce qu’il laissait croire. Je n’ai pas d’éléments pouvant me permettre de mesurer le désappointement du Président Laurent Gbagbo mais en ce qui me concerne, je puis vous dire que le jour de la trahison du Général Philippe Mangou, j’ai eu le sentiment que la terre se dérobait sous mes pieds. Pour plusieurs raisons :

1 - Philippe Mangou n’a pas trahi le Président Laurent Gbagbo par cupidité ou par cynisme. Pour l’argent je puis témoigner qu’il n’avait aucune raison de se plaindre du Président. Et je peux affirmer maintenant qu’il n’était pas assez intelligent pour être cynique. Le Général Philippe Mangou a tout simplement trahi par impéritie, par incapacité à assumer ses charges ; il était inapte au commandement. Il n’avait rien compris à la mission que lui imposait ses « étoiles ». Des soldats de ses différentes garnisons ont dit de lui qu’il était un lâche et un fuyard  dans une lettre qui avait les relents d’un brûlot. Ils avaient probablement leurs raisons mais en fait, ils sont passés à côté du vrai caractère de leur chef.  En réalité Mangou philippe n’a pas eu le temps d’apprendre, de comprendre ce qu’est la fonction véritable d’un Général Chef d’Etat Major. Le Président de la République Chef Suprême des Armées, les Officiers Généraux, les Officiers Supérieurs, le Sous-Officiers, les Hommes de Troupes, le peuple, oui le peuple ; où Mangou Philippe a-t-il laissé tout ce monde, toutes ces familles dont les vies dépendaient de ses ordres. En fait, le Généralissime Mangou Philippe n’était qu’un « petit frimeur » fasciné par son propre uniforme  auquel il n’accordait qu’un pouvoir et une fonction dérisoires de séduction sur « les jeunes filles du Concours Miss District d’Abidjan ».

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Il me faut remercier les FDS auteurs de la lettre adressée au Général fuyard pour avoir su expliquer preuves à l’appui à leur ancien chef  le sens du mot trahison dont il a oublié la signification depuis qu’il s’est improvisé diplomate (à la gomme) au Gabon.

 

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 En même temps que l’ordonnance de Alassane Dramane Ouattara,  notre homme a  sûrement été frappé d’illettrisme aigu.  Si c’était un poste d’Ambassadeur qu’il convoitait, il lui suffisait de le dire, Seigneur Dieu ! Et l’enfant de Mama le lui aurait donné ! Vous avez absolument raison chers enfants des FDS : la promotion vertigineuse de Philippe Mangou a été un véritable gâchis pour tout le monde.

2J’ai noté que le Général Philippe Mangou accordait à Alassane Dramane Ouattara des qualités de Chanoine : « Ouattara m’a nommé Ambassadeur, c’est la preuve qu’il est bon… »

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 La nouvelle Côte d’Ivoire du RDR vient d’inventer une nouvelle notion dans la gestion administrative : la bonté, la magnanimité, au détriment du mérite et de l’efficacité. En plus, voici un homme, Alassane Dramane Ouattara dont l’ambition démesurée l’a emmené à introduire avec fracas dans notre pays une idéologie mortifère et des actes de barbarie médiévale pour le simple plaisir de nommer ses complices à des postes de hautes responsabilités par « bonté » et il se trouve des hommes assez stupides du type Mangou Philippe pour lui attribuer des satisfécits  dithyrambiques. Décidément, quand on regarde aujourd’hui Philippe Mangou, on est en droit de se dire que : « la bêtise humaine est la seule chose qui donne une idée de l’infini »

3 - Oui, la bêtise humaine, parce que Philippe Mangou sait pertinemment que Alassane Dramane Ouattara n’est pas bon. Il le sait parce qu’il a été lui-même victime d’un ordre du même Ouattara  qui l’a fait jeter en prison après le coup d’Etat dont la paternité a été attribuée injustement au Général Robert Guéi en décembre 1999.

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 Pendant qu’il purgeait une peine non définie à la MAMA (Maison d’Arrêt Militaire d’Abidjan) comme une trentaine d’officiers des FANCI, Ouattara le véritable commanditaire du Putsch, ordonnait en même temps l’expulsion de sa femme et de ses enfants du logement qui lui avait été attribué en tant que Commandant de la base Militaire d’Akouédo.  Sous mes yeux, une escouade de gendarmes était venue à la MAMA en pleine nuit chercher Philippe Mangou pour qu’il déménage sa famille sans ses meubles. Le nouveau bénéficiaire lorgnait depuis longtemps ses fauteuils et ses équipements électroménagers.  Il ne peut pas dire aujourd’hui qu’il a oublié cet acte  ignominieux et humiliant de Ouattara posé à son encontre,  puisqu’il s’est immédiatement exécuté. Et sa famille s’est retrouvée sous la pluie ce soir là. Si c’est cela un homme bon, c’est que les mots n’ont plus de sens en Français. Ha ! Oui, j’ai oublié dans ma précipitation de vous dire que j’étais détenu dans la même prison (MAMA) au Camp Gallieni sur l’ordre du même Alassane Dramane Ouattara en Décembre 1999. C’est dans l’horrible chaleur de cette Maison d’Arrêt de Forteresse des officiers Ivoiriens que j’ai rencontré Philippe Mangou pour la première fois.  Pourquoi un civil était-il détenu dans une prison militaire ? S’il vous plaît ne vous posez pas trop de questions. Il y a longtemps qu’il m’arrive des choses bizarres dans ce pays ! Non seulement Mangou Philippe sait que Ouattara n’est pas bon, mais il sait aussi que ce personnage boursouflé de suffisance injustifiée se prend pour Dieu. Et c’est là que le militaire médiocre qu’il est doit se rapprocher d’une théorie vieille comme le monde  pour retrouver le caractère authentique de son nouveau Mentor : « Si tu tues un homme, tu es un assassin. Si tu tues un million d’hommes, tu es un conquérant, si tu les tues tous tu es un Dieu. »

4Je me suis laissé dire que madame Fatou Bensouda gardait dans sa manche le Général Philippe Mangou pour témoigner contre le Président Laurent Gbagbo à la CPI. Le manque de crédibilité du Général d’opérette devrait la faire frémir de dégoût, s’il lui reste encore un peu de bon sens. Voici donc un homme, Général de son Etat, a qui a été confiée la défense et la sécurité de tout un peuple agressé par une horde de Rebelles et de Dozos aux méthodes barbares d’un autre âge, qui ne trouve rien d’autre à faire que de fuir carrément aux dires de ses propres soldats, sans laisser d’ordres ni  de remplaçant, pour aller se blottir dans le confort douillet d’une Ambassade. Quelle est cette justice qui ne comprend pas que dès lors, la chaîne du commandement a été rompue et que le Président de la République ne pouvait pas avoir donné l’ordre de tuer. En l’occurrence, Philippe Mangou n’était pas le seul à avoir pris le chemin des Ambassades ou de l’Hôtel du Golf. La liste des généraux couards, pleutres et dépourvus d’honneur est longue et ne mérite aucune attention ni aucun respect. De surcroit, si nous lisons les mêmes journaux, Madame Fatoumata Bensouda doit avoir déjà mesuré la valeur de la récompense attribuée à ses témoins clés. Une Ambassade vaut bien une messe : Libreville… Dakar… ! Quelle injure à l’intelligence des Ivoiriens !

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Kassaraté Tiapé, Détoh Létho, Brindou M’Bia, Touvoly Bi Zogbo, Yao Yao Jules… c’est quoi ca ? !  

MAMADOU BEN SOUMAHORO

29 Juin 2013

14 septembre 2012

TOGO: Affaire Bodjona contre L'Emirati ou quand la "prétendue" fortune cachée de Feu Robert Guei divise Faure et son peuple.

Depuis le 1 Septembre 2012, une affaire trouble impliquant le nom de Feu le Président Robert Guei est devenue le point culminant de l'actualité politico-judiciaire au Togo.  

Ce jour là, Pascal Bodjona l'ancien numéro deux du régime Faure Gnassingbé est arrêté par les services de renseignements et d'investigation du Togo. Il est accusé par l'Emirati Abass Al Youssef d'être le complice de Mr Agba Bertin qui l'aurait escroqué. 

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De quelle escroquerie s'agit il en réalité ? 

En fait, l'Emirati aurait versé des milliards pour s'approprier d'une présumée fortune de feu le Président Robert Guei qui se trouverait dans une banque domiciliée au Togo.

DÉTAILS:

Abass Al Youssef réclame 48 Millions de Dollars après avoir selon lui investi dans ce "bussiness" la somme astronomique de 25 Milliards de FCFA pour récupérer la présumée fortune de Feu Robert Guei. 

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Pour plusieurs raisons endogènes, cette affaire a ravivé les tensions politiques et la grogne du peuple Togolais

Pour le politicien et opposant Togolais Gerry Taama du NET (Nouvel Engagement Togolais) , Faure a réussi à Unir les Togolais, mais contre lui. 

Il dit en substance: "Sans doute pour la toute première fois dans l'histoire du Togo, un chef d'Etat a réussi à liguer toute la population, toutes tendances politiques et ethniques confondues, contre lui. L'affaire Bodjona ne scandalise pas parce que c'est Bodjona (que nous combattions il a longtemps) ou parce qu'on le triche (nous le vivons au quotidien). Ce qui est intolérable pour le Togolais Rpétiste comme Ancilien ou Nétois, pour le Kabyè, losso ou guin, pour le gardien de nuit, le jeune cadre ou le PDG de grande société, c'est à mon sens l'ingratitude de Faure Gnassingbé. 

Bodjona s'est battu comme un beau diable pour maintenir Faure au pouvoir. La contrepartie de cet engagement, c'est justement de pouvoir compter sur son ami en cas de soucis. 

Même si Bodjona était réellement coupable, le peuple aurait compris que Faure fasse tout pour le tirer de là. Lorsque Nicolas Lawson a eu ses soucis au Ghana et que le bruit a couru que Faure lui a tendu la main, le geste a paru élégant. 

Que Bodjona tombe aujourd'hui pour une sombre affaire d'escrocs qui se règlent leurs problèmes va à l'encore de nos valeurs traditionnelles. 

Dans l'affaire Kpatcha, on disait que Cain voulait tuer son frère Abel, et le poids du lien familial dans notre société a joué plutôt pour le frère, car nombreux sont ceux qui ont condamné la tentative de coup de force. Mais dans ce cas-ci, on n'accuse même pas Bodjona de détournement de biens publics, il n'a pas tenté de tuer quelqu'un. Il aurait trempé dans un affaire d'escroquerie internationale, et son ami ne lève pas le petit doigt pour lui venir au secours. C'est sans doute cette ingratitude qui révolte les Togolais, et qui justifie cette quasi unanimité de soutien à Bodjona.[...]"

Le constat dans les rues de Lomé est sans appel: les Togolais sont encore plus choqués par l'arrogance de Abass Al Youssef et étonnés que personne en Côte d'Ivoire ne s’intéresse officiellement à cette affaire impliquant Robert Guei

- Si l'histoire de l'Emirati Abass Al Youssef est fondée, comment expliquer que feu le Président Robert Guei ait pu "gagner" plus de 48 Millions de Dollars ? 

Si tel est le cas, comme s'interroge ce journaliste Togolais: "Est-ce-que Abass Al Youssef est un héritier de feu Robert Guei pour mettre en jeu 25 milliards de nos Francs avec l'intension de récupérer la fortune de ce dernier cachée dans une banque au Togo ?"

Dans un cas ou l'autre, comment expliquer que cet escroc notoire ou "brouteur international" soit en liberté ? 

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REBONDISSEMENT dans cette affaire: Cité par l'Emirati Abass Al Youssef, L'ex-PDG du géant pétrolier français ElF, Loïk Le Floch-Prigent, arrêté à Abidjan dans le cadre d'un mandat d'arrêt international délivré par la justice togolaise dans cette affaire d'escroquerie, a été transféré samedi soir vers le Togo.

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11 décembre 2010

LAURENT GBAGBO ET LA VIE POLITIQUE IVOIRIENNE D’HIER A AUJOURD’HUI

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Je garde soigneusement ce texte depuis 1997...un vrai leitmotiv

Le moissonneur de Mactar: Ce texte est une épitaphe – une inscription sur un tombeau – que fit graver, vers 260-270 J.C., un ancien ouvrier agricole devenu propriétaire. Il vécut dans cette riche colonie Romaine que constituait l’Afrique proconsulaire (l’actuelle Tunisie)

Je suis né d’une famille pauvre ; mon père n’avait ni revenu, ni maison à lui. Depuis le jour de ma naissance, j’ai toujours cultivé mon champ. Ma terre ni moi n’avons pris aucun repos. Lorsque revenait l’époque de l’année où les moissons étaient mûres, j’étais le premier à couper mes chaumes, lorsque paraissaient dans les campagnes les groupes de moissonneurs, qui vont se louer autour de Cirta, la capitale des numides, ou dans les plaines que domine la montagne de Jupiter, alors j’étais le premier à moissonner mon champ. Puis, quittant mon pays, j’ai, pendant douze ans, moissonné pour autrui sous un soleil de feu ; pendant onze ans, j’ai commandé une équipe de moissonneurs et j’ai fauché le blé dans les champs des Numides. A force de travailler, ayant su me contenter de peu, je suis enfin devenu propriétaire d’une maison et d’un domaine : aujourd’hui, je vis dans l’aisance. J’ai même atteint les honneurs : je fus appelé à siéger au sénat de ma cité, et de petit paysan je devins censeur. J’ai vu naitre et grandir autour de moi mes enfants et mes petits enfants ; ma vie s’est écoulée paisible et honoré de tous.

Gilbert-Charles PICARD et Jean ROUGE

Textes et documents relatifs à la vie

Economique et sociale de l’empire Romain

 

CE TEXTE ET LAURENT GBAGBO :

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L’histoire de la vie du président Laurent Gbagbo à en mon sens plusieurs similitudes avec celle du mystérieux moissonneur de Mactar : Fils de pauvre, travailleur, leader, petit professeur devenu Président de la république, a atteint les honneurs, vis dans l’aisance aujourd’hui … mais malheureusement cela n’est pas fait pour plaire à certaines personnes dans notre pays : et pour cause, ils s’étaient abandonnés à un fantasme tendant à leur faire croire que l’histoire politique de la Côte d’Ivoire était préétablie et qu’ils en seraient les seuls et uniques dépositaires. Il n’y aurait de place pour personne d’autre à la table où ils servent la soupe privée.

A la mort du père de la Nation en 1993, il était indéniable que ce schéma fonctionnerait tant le PDCI RDA était un véritable rouleau compresseur face à son avortons qu’était le RDR qu’avait rejoint le Premier Ministre Alassane Dramane Ouattara en conflit ouvert de succession avec Aimé Henry Konan Bédié le Président de la république par intérim, le tumultueux FPI et les autres simulacres de partis nés à la faveur du multipartisme pour lequel Laurent Gbagbo s’est battu pendant de nombreuses années.

Etant face à cette situation quelque peut inconfortable au vue d’une population habitué à voter sans condition pour le PDCI (Parti Démocratique de Côte d’Ivoire) parti unique d’alors, l’ère du multipartisme s’annonçais calamiteuse pour les partis politique émergeant, comme le Front populaire Ivoirien (FPI) et naissant, comme le rassemblement des républicains (RDR). Il fallait user de subterfuges pour se démarquer et attirer l’attention sur soit pour espérer surpasser Aimé Henri Konan Bédié le Président par intérim de la CI et candidat du PDCI d’un Houphouët Boigny toujours charismatique même après sa mort.

Le FPI de Laurent Gbagbo, précurseur de la lutte ayant conduit au multipartisme, commençait à avoir l’assentiment du peuple.

Après le premier test réussi par Bédié à l’élection présidentielle de 1995, il fait une erreur monumentale en essayant d’écarter le candidat du RDR pour raison de non Ivoirité. Le terme est lancé : Ivoirité. Chacun y vas alors de son explication : une véritable aubaine pour le RDR et Alassane Dramane Ouattara qui n’avaient aucun repère solide. ADO crie au scandale de l’exclusion du Nord musulman : Nordiste et musulman = Tribalisme et non laïcité. Il a trouvé son cheval de bataille. En même temps, il met en exergue que Bédié un Baoulé, a succédé à un autre Baoulé en la Personne d’Houphouët Boigny, à la tête de la CI pour renforcer la thèse du tribalisme.

Le Président Bédié ayant contraint Alassane Ouattara à l’exil politique suite à « l’affaire Ivoirité », les héritiers de Nanan Boigny pouvaient se permettre de dormir sur les deux oreilles jusqu’a ce que patatras !!! le général Robert Guei sonne le glas de cette douce rêverie du Nouveau PDCI, le 24 Décembre 1999 suite au premier coup d’état militaire subi par notre jeune Nation. Le « «Zozo » comme l’avait appelé Aimé Henri Konan Bédié alors Président de la République de Côte d’Ivoire, venait ainsi de redistribuer les cartes et avait même contraint l’élu à l’exil : ainsi le Président Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara se retrouvent tous les deux en Exil politique.

Les prétendus héritiers légitimes du trône d’Ivoire semblent ne toujours pas avoir digéré cet affront.

Dans un souci d’apaisement, les deux exilés reviennent en Côte d’Ivoire avec la bénédiction du nouvel homme fort qui espère ainsi attirer la sympathie du peuple.

Il s’en suit alors une véritable mascarade de l’auto proclamé « Candidat du peuple » Robert Guei qui avait par la suite troqué sa tenue militaire contre le titre d’homme politique, candidat à la présidentielle qui à malicieusement écarté ses potentiels adversaires à risques qu’étaient alors le Président Bédié et le Premier Ministre Alassane D. Ouattara en modifiant la constitution suite à un semblant de « référendum express ».

Il n’avait face à lui que Laurent Gbagbo le pauvre candidat du FPI qui n’avait même pas les moyens financiers de mener une campagne politique digne de ce nom.

Etant assuré de gagner les élections contre le tocard de la course, le général Guei avait organisé des élections présidentielles acceptables et à sa grande surprise, le tocard qui en fait était un véritable Outsider en qui le peuple se reconnaissait depuis des années, joua les troubles fête en remportant le scrutin.

Face à ce revers cinglant, le général Guei, favori illusoire de la course, tenta désespérément de s’approprier le pouvoir par la force, mais fut jeté hors du champ de course par un élan de désapprobation nationale suite à l’appel de Laurent Gbagbo le Président élu : L’opposant historique, le fils de pauvre, le «Poignon » venait ainsi de manière quasi inespérée mais honnête atteindre la magistrature suprême juste avec ses idées et la confiance du peuple Ivoirien.

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Après tant de souffrances, d’abnégation, de courage et de travail acharné pour conquérir son peuple, il venait d’être récompensé à sa juste valeur et pouvait dorénavant servir son peuple selon sa vision matérialisée par un projet de société novateur : c’était sans compter avec les frasques de « la nouvelle opposition politique»

LA DIFFICILE TRANSITION DU BALCON DE LA RÉPUBLIQUE A L’ARENE BOUEUSE DE L’OPPOSITION :

Le RDR qui à ce moment là s’est comporté comme un véritable charognard, lança par la voie de son leader Alassane Ouattara, un autre appel visant à récupérer le pouvoir d’état dans la rue en imitant les propos du président élu. Fiasco totale. Le RDR venait lui aussi de subir un autre affront qu’ADO à promis de faire payer à la Nation tout entière avec des propos du genre : 'Je vais rendre ce pays ingouvernable'.

Le président Gbagbo était il responsable de l’injustice subie par Henry K. Bédié et Alassane D. Ouattara ?

Comment peut-on se permettre de prétendre être Président à la suite d’élections auxquelles on n’a pas été candidat ? Surréaliste tous simplement.

Après ces crises à répétitions, le PDCI s’est trouvé traumatisé et fragilisé quand le RDR tentait sournoisement de déstabiliser le Président Gbagbo via plusieurs tentatives de coups de force qui n’aboutissaient pas dans un premier temps.

Il était clair que la culture de parti politique de l’opposition ne correspondait ni au PDCI habitué à dirigé depuis 40 ans, encore moins au RDR dont les membres étaient pour la plupart issus du PDCI et qui en plus venaient de voir la présidence de la république leur passer au nez et à la barbe.

Vu que Gbagbo avait pendant de nombreuses années pataugé sur le terrain difficile de l’opposition, il pouvait très aisément les prendre à défaut car ayant plus d’expériences que ces politiciens qui n’avaient jamais mené de combat politique et qui ont été parachutés a des postes clés: Président et Premier ministre.

Indépendamment Ado et Bédié en étaient conscients. Il fallait alors le faire partir très vite et par tous les moyens. Dans l’entendement et à l’analyse des agissements du riche PDCI héritier légitime, mais encore du plus riche RDR aux bras longs, Il paraissait inadmissible que Gbagbo, ce « crève la dalle » là qui en plus n’a aucun soutien extérieur puissant puisse être pendant cinq longues années, l’homme ayant les clés du palais présidentiel et tout ce qui va avec.

Tous ces faits ont laissés des plaies grandes ouvertes ou des marques indélébiles dans la vie de tous les Ivoiriens. Le forum pour la réconciliation nationale organisé par le président Gbagbo et ayant pour but de calmer la situation et apaiser les cœurs, n’a fait que mettre de l’huile sur le feu au vue des propos incendiaires de l’opposition. Propos qui ont conduits à des positions plus figées qu’elles ne l’étaient déjà.

Dans cet élan là, survint l’attaque de la rébellion armée du 19 Septembre 2002, moins de deux ans après l’accession au pouvoir du Président Gbagbo. Les différents groupes rebelles (MPCI, MPIGO, MJP…) après avoir essuyé un revers dans leur projet de prise de la ville d’Abidjan et d’occupation de la Présidence de la république, furent contraints de faire demi-tour vers le Nord en occupant au passage une partie de la zone Ouest et Nord du Pays.

La Côte d’Ivoire venait ainsi d’être divisée en deux :

- d’un coté la rébellion armée était suscitée ouvertement pas le RDR, puis soutenue par le PDCI-RDA. Officieusement mais vraisemblablement la rébellion armée avait la bénédiction et l’appui du président Français Jacques Chirac qui n’était pas en odeur de sainteté avec le Président Gbagbo, Président (anarchiste selon lui) de l’ex colonie Française, et qui refusait d’être le préfet qui baisse le culotte devant le locataire de l’Elysée

- de l’autre coté un Gbagbo esseulé, acculé de toutes parts et qui ne pouvait compter que sur lui et son peuple, ce peuple qui l’a élu.

C’est là qu’intervient Charles Blé Goudé dans sa noble croisade patriotique pour rallier autour de lui tous les enfants de la Côte d’Ivoire dans l’optique de dire NON aux déstabilisateurs et soutenir le Président de la république dans cette bataille qui s’annonçait périlleuse.

LA GRANDE VADROUILLE :

Face à cette situation qui risquait d’embrasser un pays déjà fragilisé, il fallait trouver un terrain d’entente avec la rébellion et l’opposition pour calmer les esprits et assurer un minimum de quiétude au peuple.

D'abord les accords de Lomé sous la supervision de Feu le Président Yassingbé Eyadéma : Fiasco. Ensuite les fameux accords de Linas-Marcoussis piloté par la France de Jacques Chirac: Fiasco

Ensuite les multiples accords d'Accra au Ghana (Accra 1,2 et 3): Fiasco

Vinrent les accords de Lomé: Fiasco

Par la suite ce furent les accords de Pretoria qui connurent eux aussi le même sort.

On sollicita alors l'intervention de premier ordre de l'ONU via la médiation du Béninois Albert Tévodjré qui plia bagage après avoir tant bien que mal essayé de trouver une solution définitive de sortie de crise, puis celle de l'Ex-président Sud Africain Tabo-Mbéki: là aussi Fiasco.

Après d'autres tentatives interne, ce fut le tour de l'accord de Ouagadougou entre les deux belligérants.

Que de tergiversations, de mensonges et de non-dits de la part de l’opposition au cours de cette grande vadrouille.

A chaque rencontre pour des négociations en vue de trouver une solution de sortie de crise, ils arrivent toujours à grignoter des postes de responsabilités au niveau des instances dirigeantes de la zone gouvernementale tout en ne concédant quasiment rien.

Aujourd'hui Guillaume Soro le secrétaire général du MPCI le parti politique crée par la rébellion armée est Premier ministre de la République de Côte d'Ivoire sans compter ses camarades issues de sa mouvance qui sont ministres de la république: et pourtant ses hommes n'ont toujours pas désarmés, pire, ils continuent de faire souffrir la population dans les zones qu'ils contrôlent (réquisition de biens, tuerie, viols, emprisonnement arbitraire...) Visiblement le nouveau premier ministre fait des efforts pour se rapprocher du peuple mais toujours est il que la situation politique n’a pas connue une avancée de poids.

Alors faut il en conclure que les institutions de l'état ont étés bradées à la rébellion pour rien ?

LE FAUX ET USAGE DE FAUX DE L’OPPOSITION :

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Il faut que les Ivoiriens comprennent qu’ils représentent un vrai rempart face à cette politique du pouvoir à tous prix avec pour maitre mot: coup d'état militaire ou constitutionnel et rébellion armée. Y'en a marre !!!

En outre, la classe politique opposante au pouvoir en place joue trop facile en essayant d’utiliser le Président Gbagbo comme Bouc émissaire pour porter seul le chapeau de la décadence à presque tous les niveaux de la vie dans notre pays.

C’est la pire des injures que ces opposants qui ont créent le G7 et le RHDP pour déstabiliser le Président Gbagbo peuvent encore se permettre de faire à la Côte d’Ivoire. C’est comme si lors d’une séance nationale et collective d’hypnose, ils voulaient nous greffés des yeux de verre ne voyant que ce qu’ils veulent nous montrer et relier à un cerveau de la taille d’un pois chiche, formaté pour nous faire répété frénétiquement à qui veut l’entendre que Gbagbo c’est le diable, Gbagbo était pauvre, Gbagbo vole l’argent du peuple, Gbagbo est un mauvais refondateur, Gbagbo ceci, Gbagbo cela… What Else ?

Nous ne sommes pas dupes et nous n’avons pas la mémoire courte ou sélective. Nous savons tous pourquoi nous en sommes là et ils en sont les premiers responsables.

Il est inappropriée et même déplacé de se permettre aujourd'hui de faire un bilan économique et social sous l'ère FPI ou Gbagbo.

C'est le prix à payé quand l'opposition se ligue face au Président en exercice pour rendre le pays "ingouvernable" selon les propos de certains...

Combien de temps le Président Gbagbo et le FPI ont gouverné le pays selon leurs ambitions et leur programme de gouvernement depuis l'année 2000 ?

Deux ans sur dix à ce jour avec pendant plus de Sept ans une succession de gouvernements composés de ministres et premiers ministres Kamikazes venant de cette opposition ou soit disant de la société civile...

Tous cela quasi imposé par des accords qui étaient carrément des injonctions sous la pression d'organisations panafricaines ou internationales pour soit disant ramener la paix en Côte D'Ivoire. Quand est-il à ce jour ?

Pour se défendre ils rétorquent que rien n'obligeait le président à signer ou entériner ces accords. Oui certes, mais il le fessait dans l'intérêt de la nation croyant en la bonne foi de l'opposition et des ses rebelles du MPCI.

A-t-il été naïf ? Non.

Ses adversaires on t’ils joué Franc jeu ? Certainement NON.

Quand un gouvernement est composé de parasites de l'opposition dirigés en première ligne par un premier ministre n'ayant pas la même vision politique ni les mêmes objectifs que le chef suprême, et cela depuis près de sept (7) ans, alors on va tout droit et à vive allure dans un mur de béton...

L'opposition Ivoirienne a quémander des postes ministériels, pas pour servir la nation mais pour servir de guichet-automatique pour le financement des activités et du train de vie royal des ses leaders.

En Côte d’Ivoire, la classe politique ne compte plus d’opposants dans ses rangs. Il y a désormais les ennemis d’état, les ennemis de Gbagbo, et les amis de Gbagbo. Certains sont de véritables pompiers pyromanes prêts à mettre la Côte d’Ivoire en feu pour profiter du titre de héros qui aura sauvé les meubles. Pourquoi aider à construire une maison dans laquelle ils ne sont pas certains de dormir ? Tel semble être leur philosophie… Cependant qu’ils sachent qu’un pays c'est comme un bateau, « on est tous dedans et il ne faut pas qu'il coule... ce n’est pas pour ça qu'on doit détester la mer... »

C’est totalement renversant d’entendre l’opposition revendiquer des élections présidentielles sans le désarmement des rebelles, opération qui selon eux peut attendre après les élections. Mon Dieu !!! Et ils argumentent en citant en exemple les cas du Congo, de l’Irak et de l’Afghanistan… Très édifiants comme exemples.

Pourquoi ne prenons nous pas le temps de résoudre ce problème maintenant pendant que les rebelles et leurs amis du RHDP sont encore au gouvernement ?

Pourquoi le fait que le pays soit partitionné en deux et contrôlés en grande parti par la rébellion armé est astucieusement passé sous silence ? Pourquoi les armes encore aux mains des rebelles n'inquiètent pas le RHDP ?

Faire des élections maintenant dans quel but précis ? Céder aux caprices du RHDP ?

Tous ça pour quoi ? Parce que le fils du pauvre n’est pas resté à sa place, parce que le fils du pauvre n’a pas d’amis blancs puissants, parce que le fils du pauvre doit rester pauvre, parce que le fils du pauvre a pensé faire plus pour son pays que d’autres, parce que le fils du pauvre a rêvé d’atteindre les honneurs.

Aujourd’hui, vu que toutes ces années de tentatives de lavage du cerveau du peuple n’ont rien donné de positif, l’opposition essai de copier Gbagbo pour se rapprocher du peuple Ivoirien. Ejecté de leur tour d’ivoire d'où ces véritables pachas et leurs cliques de simulacre de bourgeois snobaient le peuple, il leur est maintenant difficile, voir quasi impossible de se fondre dans la masse ou de s’identifier au quidam lambda de la petite Côte d’Ivoire. Entre autre, la nouvelle tendance au PDCI et au RDR consiste pour Bédié et ADO à parler le Nouchi qui fait parti de l’argot Ivoirien ?

Pour moi c'est ce qui arrive quand on n’a pas d'âme politique, quand on n’est pas "vrai, authentique". Malheureusement pour eux, je crois que le faussé entre cette opposition là et la Côte d'Ivoire, est abyssale. Il est peut être trop tard.

A l‘instar du moissonneur de Mactar, cette épitaphe doit nous guider, que nous soyons pauvres ou riches. C’est une véritable leçon de vie qui enseigne la récompense d’un travail honnête et exécuté avec perfection. C’est ce que le Président Gbagbo essaie de faire, alors, que l’opposition se mette à son niveau et arrête de mettre les bâtons de dynamites sur les rails de la Côte d’Ivoire.

Claudus Kouadio

Publié le 20 Janvier 2010 sur  www.lgconnect.net

08 juillet 2009

CAMPAGNE PRESIDENTIELLE SUR SOCLE ETHNICO-RELIGIEUX

La campagne pour les échéances électorales Ivoirienne prévu pour le 29 Novembre 2009 bas son plein.

L’essentiel pour tous les candidats est d’arriver à rallier par tous les moyens imaginables, le maximum d’électeurs vers leur camp.

Bien qu’incertaine à la date citée ci-dessus, tôt ou tard les Ivoiriens iront aux urnes pour choisir leur prochain président : Avec quelle motivation majeure ?

La logique voudrait que ce soit au vue du programme de gouvernement des candidats et par ricochet son incidence à court terme sur la vie des Ivoiriens et à long terme sur leur futur et surtout celui de leur progéniture. Cependant, mis à part les promesses rigolotes (voir utopiques parfois) annoncées de haut vol par certains candidats lors de leurs meetings, que sait la masse des électeurs potentiels sur les projets de société des candidats à notre magistrature suprême ? Pas grand-chose en vérité : et ça, les équipes de campagne qui ont face à eux des populations en majorité analphabètes et crédules le savent pertinemment.

Même s’ils prenaient la peine d’étaler avec virtuosité les contours de leur plan d’action une fois aux commandes du navire Ivoire, ils n’auraient pas la certitude de faire comprendre a leur auditoire leurs schéma parfois très technique.

Néanmoins il faut bien qu’ils arrivent à convaincre le maximum d’électeurs.

Là est tous le dilemme de la classe politique Ivoirienne de l’après Feu Son Excellence Le Président Félix Houphouët Boigny.

Etant face a cette situation quelque peut inconfortable au vue d’une population habitué à voter sans condition pour le PDCI (Parti Démocratique de Côte d’Ivoire) parti unique d’alors, l’ère du multipartisme s’annonçais calamiteuse pour les partis politique émergeant, comme le Front populaire Ivoirien (FPI) et naissant, comme le rassemblement des républicains (RDR). Il fallait user de subterfuges pour se démarquer et attirer l’attention sur soit pour espérer surpasser Aimé Henri Konan Bédié le Président par intérim de la CI et candidat du PDCI d’un Houphouët Boigny toujours charismatique même après sa mort.

Le FPI de Laurent Gbagbo, premier nouveau parti politique d’après multipartisme à affronter ouvertement Houphouet, utilisa comme flambeau la répression sanglante de l’insurrection des Guébiés de Kragbé Gnagbé pour s’accorder systématiquement les suffrages des populations du Centre Ouest d’où il provient :

Premier acte de division.

Après le premier test réussi par Bédié à l’élection présidentielle de 1995, il fait une erreur monumentale en essayant d’écarter le candidat du RDR pour raison de non Ivoirité. Le terme est lancé : Ivoirité. Chacun y vas alors de son explication : une véritable aubaine pour le RDR et Alassane Dramane Ouattara qui n’avaient aucun repère solide. Il crie au scandale de l’exclusion du Nord musulman d’où il vient : Nordiste et musulman = Tribalisme et non laïcité. Il a trouvé son cheval de bataille. En même temps, on met en exergue que Bédié un Baoulé, a succédé à un autre Baoulé en la Personne d’Houphouët Boigny, à la tête de la CI pour renforcer la thèse du tribalisme.

Rappelez vous ces paroles a cette époque d’une chanson d’Alpha Blondy aujourd’hui pseudo messager de la paix. Je cite :"[Dans un pays avec plusieurs ethnies, quand une seule ethnie monopolise le pouvoir, pendant plusieurs décennies, et impose sa suprématie, tôt ou tard ce sera la guerre civile. [Refrain : Bombe tribale, bombe coloniale, comment allons nous faire pour la désamorcer ?]"

Les nombreux jours fériés octroyés aux confessions chrétiennes de CI, la Basilique Notre Dame de la Paix de Yamoussoukro sont cités pour étayer les preuves de non laïcité de l’état Ivoirien. Les nordistes et les musulmans se sentant lésés rejoignent en masse le RDR :

Deuxième acte de division.

Les Akans qui pour la plupart étaient du PDCI du multipartisme et qui ont continué à le soutenir sous Bédié sont effrayés par des propos tendant à faire croire que si Alassane Ouattara vient au pouvoir, il l’y aura que des mosquées et des écoles coraniques partout car il obligera tous le monde à se convertir à l’Islam :

Troisième acte de division.

C’est dans ce contexte de guerre froide qu’intervient le coup d’état du Général Robert Guéi en 1999 pour chasser Bédié du pouvoir.

Entre temps Alassane Dramane Ouattara que Bédié avait contraint à un exil en France revient triomphalement au pays pour participer à des élections qu’il est certain de remporter. C’est là qu’intervient le Quatrième acte de division avec Guei Robert qui créer le « parti des populations du Grand Ouest », l’UDPCI. Très maladroitement il écarte tous les candidats susceptibles de lui faire de l’ombre aux élections, principalement Bédié et Alasane et se fait battre par le tocard (au sens figuré) de la course en l’occurrence le Président du FPI, Son Excellence Le Président de la République Laurent Gbagbo.

Quand le Général Guéi refuse de partir et que la population prend les rues sur ordre du Nouveau président « élu» pour le pousser vers la porte, Alasane et Bédié voient là l’occasion idéale pour reprendre les choses en mains.

C’est là que les quatres divisions en sourdines du pays éclatent au grand jour :

1. Gbagbo et son centre Ouest guidés par la lutte des Guébiés de Kragbé Gnagbé,

2. Guéi et ses parents du grand ouest qui voient le pouvoir leurs passés sous le nez,

3. Bédié et les Akans qui disent que Guéi a volé le pouvoir en 1999 et qu’il leur revient de droit

4. Alasane et ses Nordistes-musulmans qui dans une tentative désespéré de vouloir faire reprendre les élections se font massacrés littéralement par les forces de l’ordre sur ordre de Laurent Gbagbo.

 

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Tous ces faits ont laissés des plaies grandes ouvertes ou des marques indélébiles dans la vie de tous les Ivoiriens. Le forum pour la réconciliation nationale ayant pour but de calmer la situation et apaisé les cœurs, n’a fait que mettre de l’huile sur le feu au vue des propos qui ont conduits à des positions plus figées.

C’est dans cet élan de défiance et de méfiance qu’éclata la crise armée lancé par les rebelles du MPCI depuis le nord du pays.

Aujourd’hui les rebelles semblent être entrés dans le droit chemin, les partis signataires des différents accords de paix et surtout ceux de Ouaga semblent œuvrer dans le même sens. Tous ces accords qui ont « calmés le jeu » ont pour but unique d’aboutir à des élections justes, ouvertes à tous et transparentes.

Bravo Messieurs… Vous avez réussi : Cependant, après « vos » élections, qu’en sera-t-il pour nos populations à qui vous avez menti et que vous avez blessés tant physiquement que moralement ?

La Côte d'ivoire, au delà de cette crise armée, souffre plus profondément d'une crise ethnico-religieuse formaté par les politiciens pour marqué leurs territoires. Cette crise créer sur la base du faux s'est malgré tous installé au fil du temps avec des éléments catalyseurs telles que cette sordide inventions qu'est l'Ivoirité qui a été utilisé comme tremplin par certains pour confirmer leur thèse qui présentait une Côte d'ivoire à multiples visages.

Il est temps de redescendre dans l'arène de la vraie réalité politique Ivoirienne. Sachez qu'on ne soigne pas le Sida avec des paracétamols sous prétexte qu'une longue fièvre est l'un des symptômes de cette maladie. L'idéale est de dire la vérité au malade pour ainsi lui donnez la chance d'utiliser des ARV en espérant trouver bientôt un remède définitif à son mal.

On s'attarde sur des détails au lieu de prendre les problèmes par ordre de priorité. Le plus dure arrive car les problèmes, les vrais problèmes de ce pays subsistent. Je ne vois pas quel accord international qui viendra faire disparaître ce climat de méfiance qui existe entre les ivoiriens. Beaucoup de choses doivent changer dans ce pays pour que les choses aillent mieux. Cependant il faudra, avec courage, donner le vrai diagnostic de la situation. En outre, ces élections organisées dans cette sorte de capharnaüm se présente comme un vrai détonateur pour cette bombe en latence.