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24 octobre 2011

De l’indépendance « Cha-Cha-Cha » à la liberté « Tchatche ! Tchatche ! Tchatche ! » ça suffit !

 

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Gamin, il y a avait ce moment privilégié que j’aimais partager avec ma mère certains soirs de lassitude. Ayant passé son adolescence pendant la période coloniale, elle ne manquait jamais d’anecdotes croustillantes à raconter à mes sœurs et moi au sujet de cette période. Mais avant, il fallait lui passer un « 33 tours » de Franco & Le TP-OK Jazz : Liberté ; elle aimait bien cette chanson, l’une des rares au son de laquelle je l’avais regardé danser d’ailleurs.

Entre un soupir et quelques fous rires, elle égrainait son chapelet d’histoires qui nous transportaient au cœur de cette lointaine époque. Je me rappel encore certains de ses récits: tout le village qui s’est refugié dans la brousse la première fois que l’homme blanc est apparu à N’Guessankro, la débandade générale des villageois l’autre fois où la première automobile est entré plus tard au village, les chants en Français bidouillé des appelés aux travaux forcés après s’être alignés en fil indienne pour marcher vers le lieu du labeur sans fin.

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Mais une histoire en particulier avait vivement retenue mon attention : l’histoire du pain.

Le pain de blé était méconnu dans cette partie du monde. Aussi, ne faisait-il pas partie des habitudes alimentaires des autochtones. Bien que distribué « gracieusement » par les colons, certains « indigènes » rechignaient à en consommer. Ceux-ci étaient souvent fouaillés avant d’être astreint à « manger  le pain béni ». L’habitude aidant, finalement tous en redemandaient et attendaient même avec grande impatience la distribution « gratuite » du pain. Mais il arriva ce jour ou le boulanger de service manqua à l’appel - ce qui provoqua un général mécontentement légitime. Puis vint au autre rendez-vous manqué, et encore d’autres sans aucune explication des colons. L’exaspération était à son comble ; jusqu'à ce que le pain une fois de retour, soit mis en vente à « 1 Dé’hi » qui valait très largement moins de notre actuelle 5F CFA. On était en 1990, j’étais à l’école primaire et le pain coutait 75F CFA la baguette quand ma mère me racontait cette histoire. A ce jour en Côte d’Ivoire, en temps de paix la baguette de pain se négocie entre 150 et 200F CFA (Francs des Colonies Françaises d’Afrique) selon les enseignes.

C’est avec l’espoir en lambeaux que je me rends à cette flagrante évidence qui est que, comme pour ce pain jadis offert gratuitement, notre indépendance donné sans aucun soupçon de bonne foi n’est qu’un leurre. Et ce semblant de liberté à laquelle nous avons gouté gracieusement, nous allons devoir l’acheté à un prix fort en croissance exponentielle avec les années, à défaut de « l’arracher » à la France.

De 1960 à 2000, notre pays continuait de danser au son de « Indépendance CHA CHA CHA » pendant que très sournoisement, la colonisation Française en Côte d’Ivoire se perpétuait sous une forme plus moderne et encore plus vorace.

L’an 2000 et l’arrivé au pouvoir du Président Gbagbo avaient sonné le glas de certaines pratiques ultra mercantilistes de l’état Français au cœur même de l’appareil gouvernemental Ivoirien considéré alors comme un prolongement de l’ex-colonie d’AOF (Afrique Occidentale Française) : d’où cette guerre sans limite organisée, pilotée et soutenue sur le terrain par l’armée Française qui a fini par « enlever » le Président Gbagbo jugé nationaliste par la France qui n’entend pas céder d’un iota ses privilèges auto-octroyés bien avant la parodie de décolonisation. Désormais, avec tous les attributs inhérents à ce statut, la Côte d’ivoire est entrée de pleins pieds dans le cycle mouvant du néocolonialisme Français et s’y enfonce inexorablement depuis le 11 Avril 2011 : l’armé Française de retour sous l’appellation « Forces Française de Côte d’Ivoire », tous ou presque est administré par des Français au palais Présidentiel de la cuisine au budget de l’état (qui n’a pas été voté a l’assemblé nationale comme le prévoit la constitution mais FIXE) en passant par les dépenses militaires, les projets d’infrastructures et même les reformes administratives au niveau de la justice. Dorénavant, notre liberté acquise n’est plus que Tchatche ! Tchatche ! Et encore Tchatche !

Loin des querelles de notre paysage politique interne, très loin des oppositions de personnes, encore plus loin des discours démagogiques que certains tenterons de nous servir pour convaincre la masse au sujet d’une illusoire souveraineté Ivoirienne acquise et réelle, il va falloir manifester notre légitime indignation face à la mainmise de la France sur notre Etat en déliquescence programmé et revendiquer notre véritable autodétermination. Il est question là de la survie de notre nation qui n’a pas pour dessein de s’apparenté à une sous préfecture Française d’outre mer au ordre de l’Elysée. Cette attitude dédaigneuse et typique de l’arrogance occidentale envers les pays Africains, doit trouver réponse à la hauteur du caractère irrévérencieux des actes de la diplomatie Française dans NOTRE pays depuis 2002 voir bien avant. La France ne s’arrêtera pas d’elle-même dans la reconquête de sa riche colonie d’alors. Elle entend prendre pied et muter sous d’autres formes encore plus dégradantes pour l’Ivoirien.

Il est temps de dire NON pendant que la France n’a pas encore déployé tous ses organes préhenseurs. Il est encore temps de mettre fin à ce perpétuel ravalement à la bonne bête. Il est plus que jamais temps de briser « l’étendard sanglant » de la France et conjointement, hisser très haut le drapeau Ivoirien en répondant avec fierté à l’appel de notre pays qui a soif de LIBERTE. Après avoir vue nos mères chanter « Liberté », après avoir furtivement gouté amèrement aux prémices de cette liberté surveillée qui est en passe d’être enseveli sous nos morts comme un lointain souvenir, avec foi, conviction, force et courage, allons au bout de ce voyage de la LIBERTE totale.

 

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11 octobre 2011

Réconciliation Nationale en Côte d’Ivoire : A. Dramane Ouattara et son monologue du vachard.

« La paix est une des denrées à laquelle la raison et les désirs des hommes attachent le plus de prix. Mais elle est sans doute aussi, la plus fragile de ces denrées qui font le ciment des sociétés. S'il suffisait d'un décret pour imposer la paix, quel dirigeant politique sincère ne l'aurait établie pour le bien de son peuple ? » Laurent Gbagbo - Côte d'ivoire : Bâtir la paix sur la démocratie et la prospérité.

La date historique du 11 Octobre 2011 marquera à jamais le sixième mois d’une période sombre de paix négative dans laquelle la Côte d’Ivoire titube depuis que, sous l’impulsion de l’Empire Français de Nicolas Sarkozy et avec les forces du mal de « son ami » Alassane Dramane Ouattara, la nation a été à nouveaux mis en péril par l’estocade donné à notre souveraineté, à la démocratie, à la République et l’état de droit en piétinant notre constitution. Inexorablement, la Nation Ivoirienne périclite tant les clivages entres les ethnies, les régions et les religions se creusent vers les abysses de la fracture irréversible.

La théorie du « diviser pour mieux régner » est en passe d’être implémenter avec maestria par les suppôts de la « Françafrique » dans leur ambition malveillante de désintégrer durablement la Nation Ivoirienne profondément affecté par deux décennies de l’ambition personnel d’un homme – Alassane Dramane Ouattara, en qui l’occident avec en pole position la France, a trouvé son alter ego par l’entremise de qui, il pourra à nouveau reprendre à distance les rênes de SA Côte d’Ivoire territoire acquis depuis la conférence de Berlin le 26 Février 1885.

Le semblant d’indépendance octroyé par la France à la Côte d’Ivoire depuis 1960 après tant d’années de luttes démocratiques et dont Le Président Laurent Gbagbo s’évertuait à faire une réalité est l’épine dorsale du drame Ivoirien dans ce contexte ou la France qui convoite toujours les richesses de son pré carré s’est permis de mettre notre pays à feu et à sang en instrumentalisant les germes universelles de la division avec le prototype parfait trouvé en la personne d’Alassane Dramane Ouattara.

Aujourd’hui, au prix de milliers de vies innocentes gâchés et d’un tissu social Ivoirien en lambeaux, ils y sont parvenus : le pion Alassane Dramane Ouattara est Président de la République-Française de Côte d’Ivoire et accessoirement un parangon de Préfet mener à la baguette par la diplomatie Française qui finalement a le loisir d’étendre durablement son hégémonie sur son bien Ivoirien.

A l’évidence, même si très sournoisement l’on tente de faire passer cet élément capital sous silence,  depuis le 11 Avril 2011, la Côte d’Ivoire n’est plus pleinement un ETAT mais un territoire sous tutelle de la République Française : tout y passe – fonctionnement du palais présidentiel et intendance (Olivier Payet), chef de cuisine, parc automobile (Jean Louis Blanc), communication (Anne Méaux), organisation des grands évènements du pays (Frédéric Bédin imposé par l’Elysée), écoutes téléphoniques (Deux Ex-officiers de la direction du renseignement militaire), réforme de l’armée (Claude Réglat – Général quatre étoiles ancien Commandant des Forces Françaises au Gabon), collaborateur direct du Ministre de la Défense Guillaume Soro (Colonel Marc Paitier) , dépenses militaires (Jean-Yves Garnault), mise en place de l’assurance maladie Universelle projet de Laurent Gbagbo tant décrié par Dramane Ouattara (Le Belge Christian Delmote), reformes de l’administration et de la justice (Yannick Prost), projets d’infrastructures et BUDGET DE L’ETAT (Philipe Serey-Eiffel) !!! Rien qu’un aperçu.

En effet, la France est de retour avec tous les attributs digne d’un puissant néo-colonialiste. Dorénavant, l’amitié circonstancielle entre les couples Dramane Ouattara et Sarkozy de Nagy Bosca est relégué au second plan car « la France n’a pas d’amis mais des intérêts » comme le soulignait le Général de Gaulle. Aussi, le fait est que, les politiques Français n’ont aucun intérêt de voir les Ivoiriens se réconcilier. Ce qui conduit les conseillers Français d’Alassane Ouattara à sournoisement l’induire en erreur concernant les voies et moyens pouvant conduire le peuple de Côte d’Ivoire vers une réconciliation vrai, seul gage pour espérer redevenir une nation aveugle et sourde aux différences interne.

Et maintenant, où allons nous ? Vers quoi nous conduira Alassane Dramane Ouattara qui bien que détenteur d’un pouvoir arbitraire, est officiellement le chef suprême de notre pays ?

L’enjeu est de taille – aussi il n’y a de place à l’erreur de trop : va-t-il ENFIN véritablement s’épancher sur  la douleur des Ivoiriens et la question primordiale de la réconciliation vrai, véritable point d’ancrage d’une paix positive et durable retrouvée pour le bien être de TOUS les Ivoiriens ?

La mise sur pied de la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) piloté par Le Premier Ministre Charles Konan Banny a donné soupçon d’espoir à ces milliers d’Ivoiriens qui souffrent de cette situation chaotique qui ne connait que des rebondissements de mauvais-aloi. Malencontreusement, la vacuité de la démarche d’Alassane Ouattara laisse perplexe et propice à la spéculation.

De QUELLE réconciliation nous parle-t-il ? En réalité, qui doit se réconcilier avec qui ? Là est la question d’où émergera la vérité fondamentale devant être le point de ralliement de tous les Ivoiriens qui auront décidé volontairement de se tendre la main et marcher à nouveau ensemble pour bâtir notre nation commune. Alors qui doit se réconcilier avec qui d’autres ? Sans subterfuge aucun, il va falloir reconnaitre humblement que cette réconciliation implique d’une part les démocrates et Patriotes Ivoiriens fidèles aux idéaux de Laurent Gbagbo et d’autres part  les chantres de la rébellion armée de 2002-2011 qui se réclament d’Alassane Dramane Ouattara : ceux que les médias internationaux nommes respectivement Pro-Gbagbo et Pro-Ouattara.

Cette réconciliation qui se veut pyramidale dans sa phase pratique, doit être enclenchée depuis le sommet – Alassane Dramane Ouattara pour donner le bon ton, doit se réconcilier avec Laurent Gbagbo qu’il n’a de cesse d’humilier depuis six longs mois.

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L’engrenage atteindra inéluctablement la base de ces deux franges de la population à l’écoute de leurs leaders respectifs : mais à quoi assistons-nous ?

Malgré la belle rhétorique de Alassane Dramane Ouattara concernant sa prétendue ambition d’œuvrer pleinement à l’aboutissement rapide à cette réconciliation souhaité par tous, il demeure amnésique dans le domaine des actes allant dans ce sens. Sinon comment expliquer que, pendant que les Pro-Gbagbo exigent simplement la libération de Laurent Gbagbo, des membres de sa famille et des cadres de La Majorité Présidentielles injustement emprisonnés, Alassane Dramane Ouattara et ses collaborateurs rejettent cette requête unilatéralement sans aucune forme de discussion ni de projet de procès équitable ? Où se trouve le Dialogue annoncé par la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation ? Comment croire en cette réconciliation quand Alassane Dramane Ouattara en visite d’Etat au Ghana pour officiellement demander aux milliers d’Ivoiriens réfugiés ou exilés de rentrer en Côte d’Ivoire a mis un point d’honneur sur une doléance enjoignant l’Etat Ghanéen de faire arrêter des réfugiés politiques Ivoiriens vivant au Ghana en vue de leurs extraditions en Côte d’Ivoire pour être ensuite emprisonnés ?

Pire, l’ombre de la diplomatie Française idéologiquement en porte-à-faux avec cette quête, plane sur ce processus dit de réconciliation qui ressemble plus à de la recolonisation par voies interposées. La France tente de faire croire à ses affidés au sommet de l’Etat Ivoirien que la libération du Président Laurent Gbagbo n’est pas un préalable à réconciliation nationale en Côte d’Ivoire. Ce qui est un raisonnement aberrant et totalement irrationnel à la lumière des facteurs ayant conduits à cet état de division nationale.

Lors d’une visite auprès de la CPI qu’a effectuée Michel MERCIER le Garde des sceaux et Ministre de la Justice et des libertés du Gouvernement Français, la France est allé jusqu'à forcer la main à la Cour Pénale Internationale pour l’ouverture d’une enquête (biaisé d’avance de toute évidence) sur la crise postélectorale en Côte d’Ivoire – visite précédée par celle de l’émissaire du Gouvernement Dramane Ouattara, le ministre des droits de l’homme Gnénéma Koulibaly, qui s’est également rendu à la HAYE au siège de la CPI pour y rencontrer les responsables de cette Cour après avoir été reçu au préalable par les autorités françaises. En proclamant par la suite que « transférer Laurent Gbagbo à la CPI facilitera le processus de Réconciliation Nationale », le ministre des droits de l’homme du Gouvernement Dramane Ouattara ne fait que réciter la leçon apprise selon l’Elysée qui par le biais de Paul-Hervé Vintrou - Ex Salarié du Groupe Canal+ et gérant de Média Consulting Group basé à Paris (selon La Lettre du Continent N°619 daté du daté du 22 Septembre 2011), « met en ce moment sur pied une équipe de journalistes et d’experts en communication pour le lancement en Côte d’Ivoire, d’un quotidien nationale dont la ligne principale sera axée sur le processus de réconciliation. » Une véritable lobotomie trans-orbitale par voie de médias pour tenter d’abrutir le peuple et le rendre suffisamment docile et prompte à accepter toutes les injonctions que l’Elysée aura décidé de faire appliquer au gouvernement Ouattara.

Lors  de la récente tournée de Guillaume Soro (l’Ex Secrétaire Général de la Rébellion armée devenu Ministre de la Défense et Premier ministre de Ouattara) il arguait que « […] Libérer Gbagbo ? PAS POSSIBLE. Ce n’est pas bon pour la Côte d’Ivoire[…] ». Cela est une sorte de test faisant parti du plan de communication mis en place pour jauger la réaction des Ivoiriens à qui ont tentera de bouleverser encore une fois la culture politique et de manière très draconienne sur ce coup, au cas ou les Pro-Gbagbo se montraient suffisamment placide suite à de telles annonces.

Face à toutes ces tractations en contradiction sans équivoque d’un véritable désir de réconcilier les Ivoiriens selon une analyse impartiale des revendications des deux camps, on ne peut qu’être lunatique et craindre les conséquences de l’échec de  la CDVR qui ne pourrait réussir sa mission même avec la meilleure dose de bonne foi tant que Alassane Dramane Ouattara s’obstinera dans son monologue lors duquel la seule réponse au Pro-Gbagbo, réponse très vacharde d’ailleurs, a été « Les chiens aboies, la caravane passe ». Tel un roitelet tétanisé par la contradiction, Alassane Dramane Ouattara a décidé de s’assoir seul à la table des discussions auxquelles il est participant, jury, modérateur et juge. Cette SOLUTION que même les érudits de la réconciliation ne sauraient expliquer, n’est pas idoine dans une telle SITUATION puisque ne pouvant rien résoudre.

L’ivresse du pouvoir ne devrait pas conduire à une telle radicalité car en toute sincérité, la réconciliation et la paix véritable ne se décrètent pas. « Libérez Gbagbo » pour ouvrir un véritable dialogue social en vue de faire éclater la vérité : le pardon et la réconciliation nationale suivront sans aucun doute. Il est indéniable que la justice de Dieu est au dessus de celle des Hommes : mais si Laurent Gbagbo doit être jugé par la justice « pas toujours juste et équitable» des hommes, pour établir l’impartialité dont ce tribunal s’affuble, Alassane Dramane Ouattara et Guillaume Soro devraient prendre le même chemin.

Claudus Kouadio

07 octobre 2011

Discours du Dr. ASSOA ADOU, Porte-parole de la Coordination du FPI en Exil

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Excellence monsieur le Président de la République du Ghana,

 

Excellence monsieur le Président de la République Fédérale du Nigéria,

Nos premiers mots sont à l’endroit de SEM ATTA MILLS, Président de la République du Ghana. Nous voudrions encore une fois vous dire toute notre reconnaissance à vous et à tout le peuple ghanéen pour l’hospitalité et l’attention que vous n’avez cessez de nous accorder depuis que, par milliers, nous sommes venus trouver refuge dans votre pays. Nous vous remercions également pour tous les efforts que vous déployez pour la paix en Côte d’Ivoire. La présente rencontre en est une illustration parfaite.

 

Nous voudrions saluer son excellence M. GOODLUCK JONATHAN, pour sa présence.

Quant à M. Alassane DRAMANE OUATTARA nous sommes heureux de sa présence qui nous donne l’occasion de nous adresser à lui.

Nous sommes venus lui dire que nous sommes pour la paix, mais une paix qui réconcilie les ivoiriens, à l’exemple de Laurent GBAGBO, qui a œuvré pendant dix ans pour ramener la paix en Côte d’Ivoire. On citera entre autres actions: le financement des partis d’opposition lorsqu’il a accédé au pouvoir en 2000 et qui a permis au RDR qui n’y avait pas droit, de bénéficier d’une subvention annuelle de 800 millions de francs CFA ; le retour d’exil de MM OUATTARA et BEDIE dans le cadre du forum pour une réconciliation inclusive en 2001 ; la décision de 2005 qui a rendu éligibles MM OUATTARA et BEDIE aux élections  présidentielles de sortie de crise, suite à l’Accord de Pretoria ; la prise d’une loi d’amnistie pour les rebelles qui ont attaqué la Côte d’Ivoire en septembre 2002 ; la signature de l’Accord politique de Ouagadougou avec la rébellion armée et la nomination au poste de premier ministre du chef des rebelles, M. SORO.

La crise ivoirienne n’a pas commencé le 28 novembre 2010 contrairement à l’opinion courante, elle a commencé le 19 septembre 2002 par un coup d’Etat manqué qui s’est mué en une rébellion armée, organisée et planifiée par la France.

L’élection du 28 novembre 2010 devait mettre fin à cette longue et grave crise mais hélas, elle l’a aggravée et prolongée.

Le refus des résultats du Conseil constitutionnel proclamant le Président  Laurent GBAGBO vainqueur a entrainé un contentieux électoral qui n’a pas été vidé par le recomptage des voix, comme préconisé par le Président Laurent GBAGBO, ni par la solution politique négociée proposée par l’Union Africaine et acceptée par le Président Laurent GBAGBO. En lieu et place, la rébellion, appuyée par la France et l’Onu a déclenché  la guerre qui a abouti à l’arrestation le 11 avril 2011 du Président Laurent GBAGBO par les forces française qui l’ont remis aux rebelles. Au cours de cette guerre, les forces rebelles ont perpétré des massacres politiques et ethniques, comme le génocide du peuple wè dans l’ouest de la Côte d’Ivoire et l’exécution sommaire de centaines de jeunes à Adjamé et Yopougon.

Le Président Laurent GBAGBO est aujourd’hui détenu à Korhogo dans des conditions indignes et humiliantes d’un Président de la République et traité moins bien qu’un vulgaire délinquant de droit commun. Nous avons appris que suite aux démarches entreprises par les autorités ivoiriennes et françaises auprès de la CPI (Cour Pénale Internationale) les tractations sont en cours en vue de traduire le Président Laurent Gbagbo devant cette juridiction.

Par ailleurs, depuis le 11 avril 2011, les tueries, pillages, viols, occupations de plantations et domiciles par les rebelles et les dozos rebaptisés FRCI sont ininterrompus et ont occasionné un exil  interne et externe de plus de deux millions d’ivoiriens.

 

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M. le Président ATTA MILLS, les milliers d’exilés que nous représentons refusent que la force soit utilisée pour imposer une solution à un camp.

Nous refusons l’instrumentalisation de la justice ivoirienne et la justice internationale pour exclure de la vie politique des adversaires.

Pour nous, la vraie solution à la crise ivoirienne, celle qui ramènera la paix définitive ne peut être qu’une solution politique. Cette solution commence par la libération immédiate du Président Laurent GBAGBO et de tous les prisonniers politiques, civils et militaires en vue d’un dialogue inclusif au sommet de l’Etat et entre les ivoiriens.

Le Président Laurent GBAGBO qui représente plus de 50% de la population, n’est pas, comme nous l’avons entendu dire, l’obstacle à la paix mais au contraire l’élément clé pour la paix en Côte d’Ivoire.

C’est pourquoi, pour nous, détenir le Président Laurent GBAGBO et ne pas le libérer c’est faire obstacle à la paix.

Transférer le Président Laurent GBAGBO à la CPI alors que les criminels notoires sont en liberté et ne sont pas inquiétés, c’est hypothéquer définitivement la paix en Côte d’Ivoire.

Nous sommes pour notre part dans l’attente d’initiaves africaines allant dans le sens de la paix véritable en Côte d’Ivoire. Celle-ci ne peut intervenir que par la libération du Président Laurent Gbagbo et l’instauration d’un dialogue direct entre lui et M. OUATTARA.

C’est pourquoi nous vous saluons encore une fois Messieurs les Présidents pour cette initiative et vous remercions de nous avoir écoutés.

Dr ASSOA ADOU PRESIDENT ET PORTE PAROLE DE LA COORDINATION   FPI EN EXIL

 

 

Pour les humiliations infligés à Gbagbo - Katinan refuse de rencontrer Ouattara au Ghana

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A l’occasion de la visite que le Chef d’Etat Ivoirien effectue au Ghana le 06 Octobre 2011, Son Excellence Monsieur ATTA Mils, Président de la République du Ghana, a bien voulu demander aux cadres exilés de La Majorité présidentielle (LMP) d’assister à l’audience qui leur sera accordée par le Chef d’Etat Ivoirien. Au nom du Président Laurent GBAGBO, le Porte- Parole salue cette belle initiative de Son Excellence le Président ATTA Mils à laquelle il adhère puisqu’elle offre une occasion aux cadres refugiés de LMP de s’exprimer sur les questions qui les préoccupent et qui ont un impact sur l’avenir de la Cote d’Ivoire.

Le Porte- Parole profite de l’occasion pour remercier Son Excellence le Président ATTA Mils, le Gouvernement et le peuple ghanéens pour la grande hospitalité qu’ils accordent à leurs sœurs et frères ivoiriens qui, fuyant les persécutions, ont trouvé refuge au Ghana.

Cependant, les traitements extrêmement humiliants et dégradants qu’infligent les autorités ivoiriennes au Président Laurent GBAGBO détenu à Korhogo dans un lieu secret, notamment, l’ouverture de l’enquête de la CPI obtenue aux forceps par le Chef de l’Etat ivoirien et le Président SARKOZY, et les dernières décisions prises par son gouvernement d’obliger le Président Laurent GBAGBO à recevoir désormais ses avocats au tribunal comme un vulgaire prisonnier de droit commun, constituent des actes inacceptables pour son représentant et porte- parole. Pour protester contre le mépris avec lequel le Chef de l’Etat ivoirien et son gouvernement traitent le Président Laurent GBAGBO, le Porte- Parole s’abstient volontairement de participer à cette audience.
Le porte-parole tient à présenter toutes ses excuses au Président ATTA Mils pour cette décision qui traduit ’exaspération du peuple ivoirien face aux traitements inutilement humiliants infligés au Président Laurent Gbagbo par le Chef d’Etat et le Gouvernement ivoirien.

Fait à Accra, le 05 Septembre 2011

Le Représentant et Porte Parole du 
Président Laurent GBAGBO
Le Ministre KONE Katinan

Publié le jeudi 6 octobre 2011 | Notre Voie

(N.B. : Le titre est de la Rédaction)

Alassane DRAMANE Ouattara demande à Accra d`arrêter des Ivoiriens réfugiés au Ghana.

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Publié le jeudi 6 octobre 2011 | AFP

ACCRA - [...] Alassane Ouattara a demandé jeudi aux autorités d`Accra de donner suite aux mandats d`arrêt émis contre des Ivoiriens exilés au Ghana depuis la sanglante crise post-électorale ivoirienne, selon un communiqué conjoint.

M. Ouattara était jeudi en visite officielle au Ghana où il a notamment eu un entretien avec son homologue John Atta Mills.

"[...] Ouattara a demandé au Ghana d`envisager la mise en oeuvre du mandat (prévoyant) le gel des comptes et l`application des mandats d`arrêt émis contre des personnes présumées coupables d`actes criminels commis durant la crise", selon le communiqué des deux chefs d`Etat.

Le Ghana, voisin de la Côte d`Ivoire, a accepté d`étudier cette requête, ajoute le texte, et une réunion entre responsables de la sécurité des deux pays devrait bientôt se tenir à Abidjan.

Des milliers d`Ivoiriens se sont réfugiés au Ghana et parmi eux figurent de nombreux partisans du président [...] Laurent Gbagbo. La Côte d`Ivoire se remet d`une crise [...] qui a fait quelque 3.000 morts selon l`ONU.

John Atta-Mills a assuré lors d`une conférence de presse: "nous ne permettrons à personne d`utiliser notre territoire pour destabiliser la Côte d`Ivoire".

Arrivé dans la matinée, M. Ouattara devait repartir en début de soirée au terme de son premier voyage officiel au Ghana près de six mois après la fin de la crise.
Fin.

VIVE LA RECONCILIATION NATIONALE...

27 août 2011

FPI-LMP-Patriotes Ivoirien : Quand « l’instinct du tambour-major » et l’esprit d’élitisme ruinent une cause noble.

« L’existence de l’instinct du tambour-major est la raison pour laquelle tant de gens sont grégaires. Vous savez qu’il existe des gens qui adhérent tout bonnement à n’importe quoi. C’est vraiment un besoin d’attirer l’attention, de se faire connaitre, de se donner de l’importance. Ils obtiennent ainsi une étiquette qui leur donne cette impression. Ils appartiennent à un groupe, ils en deviennent le grand Patron. […] Il arrive un moment ou l’instinct du tambour major peut devenir destructeur » Martin Luther King

C’est quoi « l’instinct du  tambour-major » ? Sigmund Freud avait coutume de dire que notre pulsion dominante était la sexualité, mais Alfred Adler a introduit un nouvel élément en affirmant que la pulsion dominante, le besoin essentiel de la vie humaine, c’était le désir d’être connu, le désir d’attirer l’attention, le désir de se voir distingué entre tous – l’instinct du tambour major.

Livrons nous à une catharsis sommaire de l’actualité du Front Populaire Ivoirien (FPI) de l’affaire Tagro à la création de LIDER consécutive au départ de Mamadou Koulibaly alors ENFIN à la tête du parti dont ses camarades l’accusaient ouvertement de convoiter le sommet avec des approches très maladroites selon ceux-ci. Humanisons ce conflit interne dit égocentrique pour les uns et idéologique pour d’autres : entrons furtivement dans son subconscient et décelons l’essence même du malaise. Mon diagnostic est sans appel – snobisme élitiste, MOI surdimensionné d’où déformation de la personnalité, activités vicieuses tendant à rabaisser les uns pour se rehausser soit même. On ne pouvait qu’aller, inexorablement vers des frictions à l’ardeur non négligeable dont la résultante est l’implosion à laquelle il nous a été donné d’assister.

Où est le FPI a ce jour ? Vers où va-t-il ? Ce questionnaire existentiel est porteur du virus de la peste pour certains. La frénésie du son endiablé de l’instinct du tambour étant plus vive en période de disette, il opère une véritable phagocytose de la voix alors caverneuse du FPI, la réduisant à d’infimes décibels à peine perceptibles par le tympan le plus vif : le cri du ventre est trop violent alors sans pugnacité aucune, l’appel vers les nouveaux sommets du mirage de la célébrité a été accepté par certains.

Toutefois, nombreux sont ces Ivoiriens qui croyant durablement en la vision politique de fondateur du FPI, ont continué de manifester encore plus bruyamment leur dignité et leur valeur intrinsèque. Ils n’ont pas arrêté de s’indigner et de s’engager massivement en faveur de la libération du Président Laurent Gbagbo et des camarades pourchassés comme des bêtes de foire ou déjà muselés dans les geôles d’Alassane Ouattara le Seigneur des menottes et des carcans.

Face à l’apathie justifiable de la nouvelle direction du FPI en Côte d’Ivoire, l’issue envisagée pour se faire entendre a été la diaspora Ivoirienne à travers des conférences, des sit-in et des marches de protestation hors du pays : l’outil internet seul média encore LIBRE dans une Côte d’Ivoire caporalisé par une imposture militarisé, est le laboratoire de toutes ces actions de terrain qui ont connu un succès retentissant en France, en Grande Bretagne, en Suisse, en Belgique et aux Etats Unis d’Amérique. Avant, pendant et après la crise DITE électorale consécutive au hold-up électorale de Décembre 2010 (opéré par Youssouf Bakayoko le Président de la Commission Electorale en faveur d’Alassane Ouattara sur injonction de l’ONU, les USA et la France) les milliers de sympathisants du web ont eu des interlocuteurs crédibles sur le terrain.

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Nos blogs et sites internet mais plus particulièrement les réseaux sociaux tels que facebook, twitter, youtube et dailymotion avaient joués un rôle primordial dans cette bataille médiatique : notre voix a pu se faire entendre en Côte d’Ivoire mais aussi au delà de nos frontières. Certaines de nos publications relayées au plus haut niveau par « L’Intelligent d’Abidjan », « Fama », « Le Nouveau Courrier », « Le Temps », « Le Monde », « Le Figaro », « Le Nouvel Observateur » et « LCI » sont là pour en attester.

Suite à l’enlèvement du Président Gbagbo le 11 Avril 2010 et la chute de La Majorité Présidentielle au pouvoir, Alassane Ouattara s’étant approprié l’exclusivité des médias traditionnelles en Côte d’Ivoire, on assista à une ruée vers le web. Plus de Télé, Radio ou presse écrite libre en Côte d’Ivoire - alors tous les anciens abonnés à ces médias qui voulaient se faire entendre ou entendre dire la vérité sur la réalité Ivoirienne ont rejoint les bloggeurs et activistes du web déjà sur ces plates formes depuis bien longtemps. Quelle bénédiction !!! La Côte d’Ivoire a besoin de tous ses patriotes pour porter haut sont drapeau face à la barbarie de cette guerre contre notre autodétermination que nous imposait l’ultra Françafricain Nicolas Sarkozy et sa cohorte de mercenaires étrangers et autres félons devenus rebelles contre leur patrie pour nous imposer des SOLUTIONS qui ne résolvent rien, des réponses qui ne peuvent répondre à rien et des explications qui n’expliqueront jamais rien.

Malheureusement, très vite on assista à des agissements impudents de militants de la nouvelle vague. Soit par ignorance de l’ossature des actions menées, soit pour flatter leur égo surdimensionné ou pire pour une ambition personnelle guidé par l’appât du gain facile et rapide.

La graine de la discorde est ainsi semée, et si elle n’est pas vite déterrée puis détruite, tel l’encombrant nénuphar, elle couvrira les eaux déjà tumultueuses que nous tentons de traverser ENSEMBLE. Nous n’aboutirons jamais sur les plages aux sables fins de la liberté. Notre embarcation se brisera en mille morceaux sous le poids de la cupidité et de méchanceté. C’est ensemble que nous devons ramer dans la même direction et non l’un à contre courant de l’autre en oubliant l’essentiel – La Côte d’Ivoire LIBRE.

En pareil circonstance, un sage préconisait : « Qu’est ce que cela signifie en cette importante période de l’Histoire ? Cela signifie qu’il nous faut rester ensemble. Il nous faut rester ensemble et maintenir notre unité. Vous savez, chaque fois que le Pharaon voulait prolonger le temps de l’esclavage en Egypte, il utilisait sa recette favorite, OUI, favorite pour y parvenir. Laquelle ? Dresser les esclaves les uns contre les autres. Mais quand les esclaves sont unis, il se passe quelque chose à la cour du pharaon et celui-ci ne peut les maintenir en esclavage. Quand les esclaves s’unissent, c’est LE COMMENCEMENT DE LA FIN DE L’ESCLAVAGE. Maintenons notre unité »

Ne dit on pas que l’homme est un animal ? L’instinct du  tambour-major semble être inné aussi bien chez le genre animal que chez l’humain. Mais l’être humain est plus apte à dominer puis contrôler ses pulsions. Socrate ajoute et précise à juste titre que « l’homme est un animal raisonnable et parlant ». Alors sachons raisons garder dans cette lutte tant l’intérêt général est noble et vital en comparaison d’une quête nombriliste de grandeur apparente et furtive

La vraie grandeur ne vient pas de notre satisfaction personnelle décollant d’une positive introspection, mais du mérite que l’on nous accorde.

Claudus Kouadio: Bloggeur – Président des facebookers pour Gbagbo