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24 février 2014

[ La pègre du web africain rassemblée par les sieurs Théophile Kouamouo, Toussaint Alain, Claudus Kouadio, Docteur Doumbia Major selon Franklin Nyamsi ]

Théophile Kouamouo, Toussaint Alain, Claudus Kouadio, Docteur Doumbia Major,   Soro Guillaume Kigbafori, Franklin Nyamsi,

Et revoilà Franklin Nyamsi le Bernard-Henri Lévy des tropiques comme le prénomme le Camarade Soualio Doumbia.
Après l’échec de la bande de "Cyber Arrivistes" de Soro Guillaume Kigbafori qui avait visiblement pour mission de me donner une autre identité factice aux antipodes de la vérité, le chef rebelle devenu un veinard 'Président d'une assemblée Nationale' illégitime à la tête de notre pays morcelé et défiguré vient de missionner son Joker pour 'en finir': Franklin Nyamsi lui même, le grandissime (laissez moi rire) Professeur agrégé de philosophie qui se veut être la graine de l'intelligentsia noir (mulâtre lui convient mieux) par excellence s'attaque à ma minable et insignifiante personne. Çà alors ! Sont ils à ce point aux abois ou avons nous frapper juste et fort exactement là où il fallait au point de détruire tous leurs mensonges jetés aux yeux de l'opinion ?

Dans sa dernière 'tribune internationale' dite "Le complot des extrémistes burkinabè et ivoiriens contre les régimes #Compaoré et #Ouattara", ce nègre de salon écrit: " On a ainsi vu s’agglutiner sur la question burkinabè, sous les ordres de l’élite sanglante du #FPI embusquée au Ghana, toute la pègre du web africain rassemblée par les sieurs Théophile Kouamouo, Toussaint Alain, Claudus Kouadio, Docteur Doumbia Major, et autres amateurs de fables anticolonialistes à deux sous, qui se repaissent pourtant au quotidien des facilités de cet Occident qu’ils chargent allègrement de tous les péchés d’Israël. Tous ces gens ont leurs sites favoris, où roue libre, ils répandent à foison le poison de leurs calomnies sans lendemains qui vaillent, espérant sans cesse attirer dans leur repaire de mensonges et de suffisance labile, les derniers venus dans l’observation de la scène politique ivoiro-burkinabè."
Hors donc le "Flatus vocis" des "crieurs" que nous sommes débouche des consciences à travers le monde au point d’ulcérer le gang Soro Guillaume qui dépêche une plume ensanglantée pour rétablir le désordre ?
Bref... jamais je n'avais répondu même à un tweet de ce 'mange mort' qui pour moi ne méritait pas une once d'attention: mais vu qu'il insiste, je vais m'atteler à répondre à son invitation.

ACTE 2...

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Franklin Nyamsi le nouveau #Toutou du #GSK prompte à aboyer à tout-va pour mériter sa pitance. Tout doux minou ! Tu vas te faire broyer médiatiquement avant l'os de ton maitre te jette après ta mission.
Rassure toi, je ne suis pas encore en colère, je ne le serai pas car nul besoin de l’être face à ta petitesse d'esprit malgré les titres pompeux et ronflants dont tu t’affubles pour te donner de la contenance aux yeux des nuls pour qui tu es en mission.
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Pour donner du tonus et de l'audience à ta logorrhée improductive, tu t’adosses malicieusement à ceux que tu nommes "La pègre du web africain rassemblée par les sieurs Théophile Kouamouo, Toussaint Alain, Claudus Kouadio, Docteur Doumbia Major" (http://bit.ly/1himnZO).
Logiquement cela est la marque la plus évidente de ta faiblesse: carence argumentative donc incapacité de convaincre alors tu paniques, craignant peut être la perte de ton 'emploi'. Cela explique certainement ta croisade contre ceux là qui sans le savoir t'arrachent 'les croquettes' de ton bol.
Prenant ton cas de mercenaire de la plume ensanglantée et de plumitif du ventre pour une généralité, tu écris que nous serions : " [...] sous les ordres de l’élite sanglante du #FPI embusquée au Ghana ".

D'un, le FPI n'a aucune élite embusquée, encore moins sanglante. Je vais m'astreindre à ne pas épiloguer sur la question.
Mais surtout, deusio, je ne saurais être de ton acabit. Je ne suis pas de ce moulage sans âme ni probité aucune. Mon engagement est guidé par des convictions réelles et non monnayables. Mon unique ordonnateur est ma conscience: un terme qui est étranger à ton dictionnaire.
En Côte d'Ivoire personne ne te prend au sérieux, au Burkina Faso tu es devenu pour l'opinion, encore plus détestable que Ouattara, Soro et Blaise Compaoré lui même. " Un terroriste de l'information " disent-ils.

L'amertume causée en toi par cet échec cuisant que tu refuses d'assumer te conduit à rajouter des perles à ton chapelet de fautes graves: tu agresses verbalement ceux qui mettent à nu les desseins inavoués de Soro dont tu es le porte voix, tu vilipendes les démocrates Burkinabè en leur inventant des conspirations qui n'existent que dans les contorsions de ce qui te reste comme esprit.
Tu es simplement ridicule, TAIS TOI ! Ou alors je vais vraiment te répondre si tu y tiens tant .

#Claudus

 

13 septembre 2012

Via le CNP, Dramane Ouattara suspend tous les journaux de l’opposition.

Apres la suspension abusive du quotidien "Notre Voie", "C'est officiel. Le Nouveau Courrier est suspendu au même titre que tous les journaux "bleus" pour six jours. En dehors de L'Alternative qui est suspendu pour douze jours." nous apprend Théophile Kouamouo ce mercredi soir.

Pour avoir publié le motif pour lequel le journal d'opposition " NOTRE VOIE " a été suspendu, Ouattara et Lakpé font suspendre tous les journaux bleus (tous les journaux d'opposition).

Notre Voie, Le Nouveau Courrier, Théophile Kouamouo, Raphael Lakpé, Pro-Gbagbo, journaux bleus , liberté de la presse, reporters sans frontières, claudus Kouadio, le blog de claudus

Ils suspendent ces journaux pour 6 parutions parce qu'ils respectent la légalité: WHAT ELSE ?

Par cette tentative de négation du dernier gouvernement de Laurent Gbagbo, le régime ubuesque du démagogue Dramane Ouattara tente de se donner "une" légitimité via sa tentacule qu'est le CNP (Conseil National de la presse).

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- Partant de ce raccourci intellectuellement/juridiquement/historiquement malhonnête, ils tentent de mettre sous le boisseau le fait qu'après avoir perdu les élections présidentielles ils se sont accaparés le pouvoir d'état par la force des armes d'une coalition de rebelles et mercenaires Ivoiriens, Burkinabés et Français.

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CE MENSONGE NE PASSERA PAS... et si vous arrivez à museler tous les médias dits "Pro-Gbagbo", même le silence des justes se ferra entendre partout d'une manière ou d'une autre.

Cette tyrannie qui s’effrite déjà, s’effondrera bientôt !

#Ovajab

[Patriotes Ivoiriens, abonnez-vous au format pdf du Nouveau Courrier pour aider notre presse libre et juste]

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19 juin 2012

18 Juin à La Haye - Mobilisation totale en dépit du report de l'audience. Le Président Gbagbo s'adresse aux Patriotes.

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"Le lundi 18 juin 2012, un rassemblement a été organisé à La Haye, aux pays Bas, par des sympathisants du champion du Fpi, venus de plusieurs capitales européennes, pour exiger la libération de leur leader injustement incarceré au centre penitenciaire de Scheveningen. Demba Traoré, le directeur de la communication de la campagne du président Laurent Gbagbo et anciennement Dg du Village des Technologies de l'information et de la Biotechnologie (VITIB), qui sortait d'un tête - à- tête avec le celèbre prisonnier de La Haye a eu la gorge nouée au cours de son intervention. Il a fondu en larmes ." ladepechedabidjan.info

Message du Président Laurent Gbagbo, transmis par Demba Traoré après un tête à tête le 18 Juin 2012 : « Tu leur dis, tant qu’ils tiendrons, je tiendrai. Dis leur que la vérité doit triompher sur le mensonge. Dis leur que tant que la vérité ne triomphera pas sur le mensonge, JE ME BATTRAI. (Demba fond en larmes…) Dis leur que tant qu’ils tiendront je tiendrai. (Pleurs dans la foule…) […] Tant que Sangaré tient, je tiendrai.» 

PLUS DE 200 PHOTOS DE CE MOMENT HISTORIQUE A VOIR sur facebook.

 - VILLAGE DE LA LIBERTE LAURENT GBAGBO A LA HAYE: Des milliers de Panafricanistes et Patriotes Ivoiriens venus de France, Belgique, Espagne, mais également des Etats-Unis et du Canada. Les manifestants ont dansé au rythme de musiques africaines jouées par des artistes se succédant sur une scène dressée pour l'occasion. 

 ---BRAVO CAMARADES Patriotes de la diaspora présents ce jour à la Haye en Hollande pour soutenir le Président Gbagbo et "maintenir le cap" de la mobilisation !

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03 mars 2012

3 Mars 2011 - 3 Mars 2012: UN AN D'UNE MASCARADE nommé "Tuerie des femmes d’Abobo"

Par La rédaction de "Le Nouveau Courrier" le 23/02/12 à 8:45

Une journaliste française, qui a couvert la guerre postélectorale pour le quotidien suisse La Tribune de Genève, et qui a passé du temps à Abobo aux côtés des combattants du Commando invisible, vient de publier un livre plein de révélations très embarrassantes pour le régime Ouattara. Notamment au sujet des mortes d’Abobo.

C’est un témoignage précieux. Publié aux Editions Mille et une Nuits, le livre-enquête «Abobo la Guerre – Côte d’Ivoire : terrain de jeu de la France et de l’ONU» de la journaliste française Leslie Varenne sera à coup sûr abondamment annoté par tous ceux qui s’intéressent à la guerre postélectorale ivoirienne – notamment dans ses conséquences judiciaires. En effet, Leslie Varenne a vécu une bonne partie du dernier épisode du conflit ivoirien à partir de la commune d’Abobo, où est né le «Commando invisible» et où se sont livrés un grand nombre de combats. Ayant développé un bon relationnel avec Ibrahim Coulibaly dit «IB» et ses lieutenants les plus proches, elle est en quelque sorte dépositaire du «testament moral» de l’ancien garde de corps de la famille d’Alassane Ouattara, qui a quasiment été de toutes les conjurations depuis le 24 décembre 1999 et la chute d’Henri Konan Bédié. Elle a donc la connaissance d’un des terrains de guerre et des hommes mystérieux qui ont lancé la bataille d’Abidjan. Forcément, elle sait une partie des choses gênantes que le camp Ouattara-Soro voulait sans doute cacher en procédant à l’exécution sommaire d’IB.

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Leslie Varenne ne peut être qualifiée facilement de pro-Gbagbo, selon le procédé habituel utilisé par le régime Ouattara et ses alliés internationaux pour discréditer les porteurs de vérités qui les dérangent. Dans son livre, elle multiplie les jugements de valeur définitifs sur le premier président de la Deuxième République ivoirienne, et reprend souvent sans recul les lieux communs qui parasitent une grande partie des écrits publiés en France sur Gbagbo.  Elle n’a pas vraiment enquêté sur le contentieux postélectoral mais dit, en quatrième de couverture, que Ouattara a été «globalement démocratiquement élu». Elle affirme que sous Houphouët, il suffisait de vivre cinq ans sur le territoire ivoirien pour être automatiquement naturalisé, ce qui n’est pas vrai. Elle se fonde sur des confidences d’anciennes amies de Simone Gbagbo pour affirmer que cette dernière est «richissime» sans dire un mot de ses supposées bonnes affaires.

Mais l’intérêt du livre de la journaliste française, envoyée spéciale de La Tribune de Genève à Abidjan durant les mois d’enfer, n’est pas dans le background mais dans les témoignages de terrain qu’elle met en lumière. Et qui sont déterminants. Notamment en ce qui concerne la fameuse «tuerie des femmes d’Abobo», qui a justifié le vote de la résolution 1975 instrumentalisée par la France officielle pour camoufler son entrée en guerre contre l’Etat de Côte d’Ivoire derrière un texte international de toute façon dévoyé.

Que s’est-il passé à Abobo ? Extraits du livre de Leslie Varenne.

«Le 3 mars, deux ou trois mille femmes défilent aux cris de «Gbagbo dégage». La manifestation est bon enfant. (…) Le rassemblement se tient au rond-point d’Anador, aussi appelé le carrefour du Banco. Le cortège croise les chars sortant du camp-commando d’Abobo pour aller se ravitailler au camp de gendarmerie d’Agban, circulant en sens inverse de la manifestation en direction d’Adjamé. Les femmes leur adressent des coucous de la main en signe de ralliement. Elles sont certaines d’avoir en face d’elles des tanks soustraits à l’armée par le Commando invisible lors des batailles. Subitement, des tirs atteignent les femmes. Le cortège panique, les femmes crient, s’enfuient dans la stupeur générale, personne ne comprend ce qu’il se passe. Officiellement, sept femmes meurent ce jour-là (…) Je n’étais pas sur place ce jour-là, mais lors de mes voyages à Abidjan, j’ai enquêté sur cet événement. Il me faudra des mois pour comprendre ce qu’il s’est réellement passé. Dans cette affaire, de nombreux points sont particulièrement troublants. Abibia, une marcheuse témoigne : «Au départ, nous ne voulions pas y aller. Abobo était en guerre à cette époque et cette marche était dangereuse. Mais le Golf nous a rassuré, il nous a dit que les Fongnons (les hommes du Commando invisible, ndlr) sécuriseraient la marche, et nous, nous avions une totale confiance en eux. Le Golf nous avait dit aussi que l’Onuci serait là. C’est pour cela que nous y sommes allées confiantes, habillées en boubous. Nous étions tellement rassurées qu’une des femmes est venue avec son bébé dans le dos. Elle est morte, mais personne n’a jamais mentionné le décès de son enfant.»

De son côté, le Commando invisible a été totalement surpris par cette manifestation : il n’avait tout simplement pas été prévenu par le Golf. Lorsque les hommes d’IB ont vu les femmes affluer, ils ont tout fait pour leur dire de rentrer chez elles. Mais ils ont seulement réussi à faire rebrousser chemin aux mères qui arrivaient de PK 18 et d’Anyama. En outre, à l’époque, le rond-point d’Anador n’est pas encore un territoire sous leur contrôle. Le choix du lieu du rassemblement est donc curieux. Pourquoi donner le rendez-vous sur la route et à l’heure où les chars passent pour aller se ravitailler ?

Huit mois après, Abiba s’interroge toujours : «Je n’ai pas toujours compris pourquoi le RHDP a choisi ce lieu.» L’endroit aurait pu apparaître comme stratégique si les femmes avaient marché en direction d’Abidjan, mais le meeting de fin de cortège devait avoir lieu devant la mairie d’Abobo. Autre élément incompréhensible, les femmes et les chars circulent en sens inverse, donc ils se font face. Or, les femmes sont atteintes dans le dos par des balles de mitrailleuse. Selon tous les témoignages recueillis, les tirs sont partis de la station Mobil à quelque quatre cents mètres environ du rond-point d’Anador. Les douilles ramassées par un des combattants du Commando invisible arrivé sur place après les tirs sont des douilles de calibre 12,7. Or les chars russes de Laurent Gbagbo sont équipés de mitrailleuses de 14 mm. (…) Le corps d’une femme a été emmené par sa famille, présente à proximité et inhumé le jour même.

Selon des témoins, les corps des six autres femmes auraient été ramassés par des jeunes hommes du RDR, parti d’Alassane Ouattara, puis transportés dans des estafettes (petits fourgons, ndlr). (…) Autre point étonnant : même en ces temps troublés, à Abidjan, la procédure est stricte, les victimes auraient dû être transportées à la morgue d’Anyama. Une autopsie aurait dû être pratiquée et les cadavres auraient dû être remis aux familles. Or, il n’en a rien été. Les six corps ont été enterrés dans un terrain vague, à l’insu de leurs parents, qui mettront des mois avant de connaître le lieu d’inhumation. Plusieurs mois après les faits, la Cour pénale internationale (CPI) se rend en Côte d’Ivoire et ne rencontre pas les familles. En revanche, l’ONUCI a interrogé les parents des victimes pour connaître leur version des faits et les a encouragés à prendre des avocats. Mais sans le soutien d’une organisation, comment ces familles pourraient-elles suivre une procédure aussi complexe et payer les honoraires des avocats ? Le parquet d’Abidjan, lui, signale l’ouverture d’une procédure.

Lors de mon investigation, j’apprendrai que deux commandants proches de Guillaume Soro étaient sur place ce jour-là. Etaient-ils là pour protéger les manifestantes ?»

Que d’éléments troublants !

Pour résumer, après son investigation, la journaliste française affirme que le RDR a en quelque sorte piégé ses militantes d’Abobo en leur mentant que le Commando invisible, non tenu au courant, et l’ONUCI, les protégeraient. Le parti ouattariste a choisi à dessein de faire manifester ses femmes sur la route où les FDS passent pour aller se ravitailler, et à l’heure de leur passage. Au final, des manifestantes affirment que les tirs de mitrailleuses criminels ne sont pas venus des chars de l’armée ivoirienne tandis que des combattants venus sur le terrain par la suite affirment que les douilles ne sauraient provenir desdits chars. De plus, il est incompréhensible que des mortes soient touchées dans le dos alors que les chars étaient en face d’elles. Ce qui est en outre frappant, c’est le fait que le RDR ait choisi d’empêcher toute autopsie et tout examen des corps des tuées en les soustrayant à leurs familles et en les enterrant à la va-vite dans un terrain vague, alors que la grande majorité des corps de la guerre postélectorale se trouvaient tout de même dans les morgues, malgré le conflit. Cette volonté délibérée d’empêcher des expertises sur les corps et d’empêcher les familles de les voir fait curieusement penser à ce qui s’est passé en novembre 2004 avec les dépouilles des neuf soldats français…

Les révélations de Leslie Varenne donnent en tout cas une légitimité nouvelle à la demande du président Laurent Gbagbo, qui sollicite depuis des mois une enquête internationale sur la fameuse tuerie des femmes d’Abobo. Une autre révélation de la journaliste confirme l’intuition répandue selon laquelle coups fourrés et montages visant à manipuler l’opinion publique internationale afin de légitimer une entrée en guerre directe de la France et de l’ONU. Une intuition qui fait que la version officielle sur le kidnapping de l’hôtel Novotel suscite jusqu’à présent de lourds questionnements…

Leslie Varenne explique, sur la base de confidences exclusives, que les attaques de l’hôtel du Golf le 9 avril, attribuées bruyamment aux FDS, ont été… des auto-coups des forces internationales.

«Des gars de l’ONUCI en tenue de camouflage»

Extraits du livre «Abobo la Guerre» évoquant le 11 avril, après le transfert violent de Laurent Gbagbo et de ses proches à l’hôtel du Golf. «Une heure après l’arrivée de ces illustres hôtes, son QG (l’hôtel du Golf, ndlr) est à nouveau attaqué à l’arme lourde. Comme la première fois, cette offensive ne fait ni blessé grave ni dégât majeur. Pourquoi les fidèles de Gbagbo bombardent-ils le lieu où se trouvent leur chef et son clan ? Pourquoi prennent-ils le risque de les tuer ou de les blesser ? Cette nouvelle agression a de quoi étonner. Un fonctionnaire de l’hôtel Sebroko révèle la vérité : «C’est l’ONUCI qui s’est tiré dessus lors des deux attaques, celle du 9 avril et celle du 11 avril, contre le Golf. La première fois, c’était pour légitimer les opérations en cours après la demande de cessez-le-feu de Laurent Gbagbo. La deuxième pour justifier sa capture et faire diversion. Un militaire ayant séjourné un mois à l’hôtel Sebroko après la guerre confirme : «En fait ce sont les gars de l’ONUCI en tenue de camouflage qui ont fait le coup. Bien sûr, les gars qui défendaient le Golf n’étaient pas au courant».

«La première victime d’une guerre, c’est la vérité», écrivait Hiram Warren Johnson, sénateur américain aujourd’hui décédé. Il avait décidément raison.

Théophile Kouamouo

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Preuve du montage en vidéo: par le 6 mars 2011

Voici comment on Crée une fausse information dans le but de discrediter l'adversaire politique.Ce qui est amusant c'est que l'ONU ainsi que la "la communauté internationale" sont complices de ces personnes, et amplifient l'information de ces faux massacres.

29 février 2012

Le nouveau code de déontologie du journalisme ivoirien est honteux : voici l'éditorial qui explique pourquoi

Cet article est d'Assalé Tiémoko, le directeur de publication du nouvel hebdomadaire satirique L'Eléphant déchaîné, qui a le vent en poupe. Il explique en quoi les doyens du journalisme ivoirien donnent aux procureurs zélés le bâton pour nous battre tous. Dans l'indifférence de la profession.

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Arriver à terme à faire du refus d’un journaliste de dévoiler ses sources, un délit, voilà l’exploit que des journalistes ivoiriens, réunis à la maison de la presse au plateau, ont réalisé, en adoptant par acclamation, un nouveau code de déontologie, à l’élaboration duquel ils n’ont pas activement participé. En effet, le jeudi 23 février dernier, un nouveau code de déontologie de la presse ivoirienne a été adopté, sous réserve de la réécriture d’un article. Comportant 22 articles (sous la rubrique « les devoirs du journaliste ») et 10 articles regroupés sous la rubrique (les droits du journaliste), il est censé et nous nous inclinons à moitié devant cette acception, apporter un souffle nouveau au métier, comparativement à celui de 1992. S’il n’y avait pas un article à polémique dans ce nouveau code, les confrères l’auraient sans doute adopté les yeux fermés et au- raient ainsi profondément contenté ceux qu’on voit venir et qui entendent dans les mois à venir, introduire un projet de loi pour amender la loi de 2004 sur la presse afin de s’offrir désormais le droit de perquisitionner l’esprit des journalistes.

Ainsi donc, pour on ne sait quelles rai-sons, les rédacteurs du nouveau code y avaient glissé cet article : «La possibilité de s’affranchir de son obligation de protéger sa source, en portant son identité à la connaissance du public et/ou d’ester en justice contre elle, , si la volonté de cette source de la manipuler , porte atteinte à sa réputation, à son honorabilité, à sa dignité et de le pousser à une faute professionnelle». A la lecture de cet article, on ne peut s’empêcher de s’interroger sur les raisons profondes qui ont poussé ses inspirateurs à le glisser dans le nouveau code. Si ce n’est la volonté de tuer le métier en livrant désormais les informateurs en pâture au motif qu’ils cherchent à manipuler le journaliste. Heureusement, quelques journalistes présents à la Maison de la presse ont vite décelé la malice cachée dans cet article et l’ont dénoncée avant de demander qu’il soit purement et simplement retiré du nouveau code.

Chose à laquelle, Alfred Dan Moussa, directeur de l’ISTC, s’est opposé en arguant:«Cet article ne vise que les manipulateurs qui prennent le manteau de source avec juste le souci d’induire les rédactions en erreur». Mais cette explication n’a pas convaincu les contestataires. Toutefois, l’article, au lieu d’être purement et simplement retiré, a été réécrit pour devenir «la possibilité de dénoncer une source malveillante et d’informer le public des manipulations dont il a pu être victime». C’est-à-dire, la possibilité pour le journaliste d’informer le public qu’il n’est pas un journaliste professionnel. Et pourquoi pas conduire la source directement en prison ? A partir de quoi un journaliste découvre-t-il que sa source est mal- veillante ? N’est-ce que ce sera après qu’il a pris le temps de recouper, de vérifier les informations qui lui sont données auprès de plusieurs autres sources ? Comment appelle-t-on un journaliste qui balance une information sans prendre la précaution mini- male de la vérifier avant de dé- couvrir plus tard qu’il s’est fait manipuler ? Alors pourquoi les rédacteurs de ce nouveau code ont-ils jugé nécessaire de, non seulement glisser cet article dans ce code, mais en plus, de se battre pour son maintien en l’état ? Même en Corée du Nord où il n’y a aucune liberté de la presse, une telle disposition n’existe pas. Quelle prouesse donc ! Désormais, le procureur de la République, sous instruction des pouvoirs, ne se gênera plus pour décréter qu’une information livrée est le fruit d’une manipulation à partir du moment où le journaliste refuse de livrer sa source. Et on pourra donc le conduire en prison pour double violation d’une loi correctionnelle et d’un article du code de déonto- logie de son métier, code dont on nous dit qu’il a valeur de «loi». Demain donc, le refus de livrer sa source sera considéré comme un délit. Et voilà comment l’on donne les armes au pouvoir d’assassiner ce qui fait l’essence même de ce métier, la source d’information. A bas donc ce nouveau code de déontologie, qui donne le «droit» au journaliste de refuser d’assumer son manque de professionnalisme en livrant son informateur. Pour se dédouaner.

Assalé Tiémoko

SOURCE: Le blog de Théophile Kouamouo

13 octobre 2011

Côte d’Ivoire: Le meeting de la JFpi maintenu

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Le président par intérim de la jeunesse du Front populaire ivoirien (Fpi, parti du président renversé Laurent Gbagbo), Justin Koua a affirmé que le meeting prévu samedi "est maintenu", ajoutant que le préfet de police d’Abidjan a promis un détachement pour sa sécurisation.

M. Koua a assuré que le "meeting pacifique" et le parti a "adressé des courriers à toutes les représentations diplomatiques" en Côte d’Ivoire, "au directeur général de la Police nationale, au préfet de police d’Abidjan, au Commandant supérieur de la gendarmerie, au ministre de l’Intérieur".

"On ne va pas pour une rébellion", a-t-il insisté, rappelant que la Côte d’Ivoire est "un Etat de droit" et le gouvernement a le "devoir d’assurer la sécurité des biens et des personnes".

Samedi dernier, un meeting du député Fpi, Jules Yao Yao avait été dispersé par des individus en T-shirts ADO (Alassane Dramane Ouattara, actuel chef de l'Etat) et pantalons militaires. Un événement qui n’inquiète pas la jeunesse Fpi.

Le préfet de police d’Abidjan a promis un détachement pour la sécurisation de la manifestation, a-t-indiqué M. Koua. Suite à une rencontre mercredi entre des leaders du Fpi et le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, des parutions ont annoncé le report du meeting.

par La rédaction du Nouveau Courrier: le 13/10/11 à 1:27

Les arguments légers d’Hamed Bakayoko pour empêcher le meeting du 15 octobre

On les sentait venir. Les tenants du pouvoir, en réalité, ne veulent pas de l’expression de la démocratie, à travers les réunions publiques de l’opposition. Le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko a rencontré, hier, une délégation du Fpi à qui il a demandé de reporter le meeting du samedi. Au motif selon lui qu’il n’a pas suffisamment de policiers à sa disposition pour sécuriser la manifestation. Argument léger de la part d’un ministre de l’Intérieur.

Quand on sait que la seule ville d’Abidjan regorge de près de 20000 policiers, sinon plus. Devant cet état de fait porté à leur connaissance à 72 heures de l’évènement, les responsables du Fpi ont donc souhaité que le ministre prenne lui-même un arrêté pour le leur signifié formellement. Ce qu’a catégoriquement refusé Hamed Bakayoko. Pourquoi le ministre de l’Intérieur n’a-t-il pas pris le courage d’interdire ou de suspendre les manifestations publiques au motif qu’il n’a pas suffisamment de policiers et souhaite que le parti prenne la responsabilité de suspendre ou de reporter à une date ultérieure son meeting ? En tout état de cause, il ne veut pas assumer la responsabilité de «restreindre les libertés publiques», qui serait perçue par les soutiens occidentaux du régime comme les prémices d’un régime dictatorial.

Les journaux pro-Ouattara, actionnés depuis quelques jours, font feu de tout bois, pour obtenir l’interdiction du meeting de la jeunesse du Fpi, avec des motifs subversifs et fallacieux. En réalité, l’on a peur de revoir le «cadavre» Fpi se réveiller. Après la violence servie par les pro-Ouattara aux partisans de Laurent Gbagbo en meeting à Koumassi, samedi dernier, plusieurs responsables de la coalition des Houphouétistes ont applaudi des deux mains. Le gouvernement n’a pas fait autre chose que d’en rire. Puisque c’est seulement quatre jours après qu’à l’occasion d’un Conseil des ministres, il a condamné du bout des lèvres et difficilement, ces actes de barbarie. En tout état de cause, le Fpi veut jouer son rôle dans l’instauration de la démocratie et ne demande pas mieux aux tenants du pouvoir actuel.