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28 mai 2013

AFFAIRE ‘LA CPI MÈNE UNE CHASSE RACIALE ENVERS LES AFRICAINS’ : L’UNION AFRICAINE SE MOQUE DE QUI ?

 Jean Ping, Luis Moreno Ocampo, Dlamini-Zuma, UA, Alassane Dramane Ouattar, CPI, Statut de Rome, 50 ans de l’Union Africaine, Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo, Pro-Gbagbo, Aimé Césaire, Sylvanus Olympio, Modibo Keïta, Diallo telli, François Hollande, Claudus Kouadio, le blog de Claudus

JUILLET 2011 : UA - Jean Ping (Ancien Président de la Commission de l’Union Africaine) charge Luis Moreno Ocampo  "Ocampo, it's a joke !"

 

Puis…

NOVEMBRE 2012 : Mme Dlamini-Zuma tourne le dos à la CPI 

Puis…

FEVRIER 2013 : AU NEZ ET A LA BARBE DE L’UA  qui prenait de telles postures, la Côte d’Ivoire de Alassane Dramane Ouattara ratifie le Statut de Rome et rejoint ainsi la CPI. Comme par extraordinaire, silence radio coté UA jusqu'à …

Jean Ping, Luis Moreno Ocampo, Dlamini-Zuma, UA, Alassane Dramane Ouattar, CPI, Statut de Rome, 50 ans de l’Union Africaine, Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo, Pro-Gbagbo, Aimé Césaire, Sylvanus Olympio, Modibo Keïta, Diallo telli, François Hollande, Claudus Kouadio, le blog de Claudus

MAI  2013 : 50 ans de l’Union Africaine: LE PRÉSIDENT DE L'UA DECLARE :" LA CPI MÈNE UNE CHASSE RACIALE ENVERS LES AFRICAINS" 

 

Et la meilleure c’est le fait qu’à la célébration des 50 ans de l’UA, honneur a même été rendu à Mr Alassane Dramane Ouattara qui a pris la parole devant les membres de cette assemblée du haut de cette tribune continentale.

FINALEMENT, l’Union Africaine et ses dirigeants se foutent de qui ? Entre verbiage et papelardise, cette institution désespérante se révèle être devenue une coquille vide. 'L'UA vient de réclamer le transfert du dossier d'Uhuru Kenyatta (Président en exercice du Kenya)de la Haye vers Nairobi, estimant que la justice Kényane était désormais capable de le prendre en charge.'

Si ce n’est pas juste un paravent trompeur parce que Uhuru Kenyatta est libre et que la Communauté ‘occidentale’ (dite Internationale) ne vois pas/plus en lui ‘un homme à démolir’, pourquoi par exemple l’UA n’entreprend pas la même démarche dans  le dossier CPI Contre Laurent Gbagbo ? Ou alors ‘la justice Ivoirienne (justice de Ouattara) est incapable de prendre le dossier Gbagbo en charge ? Si Oui comment sera-t-elle capable de prendre en charge le dossier Simone Gbagbo et les milliers de prisonniers politiques Pro-Gbagbo qui ne font que s’amonceler dans les geôles de Alassane Dramane Ouattara ?

Ce capharnaüm politico-judiciaire commence à avoir une odeur fétide bien entretenue par cette Union Africaine incapable d’oser une rupture véritable et de conduire nos états.

Parlant des 50 ans de l'Union Africaine, il y a quelque jour un ‘doyen’ m'a dit : 'Aujourd’hui encore, l’Afrique fait la promotion des discours creux qui ne laissent augurer rien de bon pour les prochaines 50 années. Ce départ-ci est pire que le précédent, parce qu’il hérite de surcroit de situations dramatiques partout...'  Et ces propos, l’Union Africaine vient encore d’en faire une belle démonstration.

Cette Afrique là m’inquiète.

 

SAMEDI 25 MAI 2013 :

[ DÉSESPÉRANTE AFRIQUE… 50 ANS APRÈS LA NAISSANCE DE L’OUA (DEVENU UA) ]
Le Président Français
François Hollande est l’invité spécial de Madame Nkosazana Dlamini-Zuma (Présidente de la Commission de l'Union africaine), pour la célébration des 50 ans de l’UA. Et même que Mr ALASSANE DRAMANE OUATTARA le ‘préfet’ installé par la France à la tête de la Cote d’Ivoire comme Président, devrait prendre la parole devant les membres de cette assemblée du haut de cette tribune continentale. La vivante Françafrique en Force, revigorée par ses dernières victoires néo-colonialistes en Cote d’Ivoire puis au Mali.
C’est à désespérer de cette institution que se révèle être devenue une coquille vide.
Diallo telli doit certainement être en train de se retourner dans sa tombe. Six pieds sous terre, Modibo Keïta et Sylvanus Olympio doivent se demander si ceux qui conduisent cette institution née pour une grande et belle aventure Africaine ont lu la charte qu’ils ont rédigée en 1963.
La première ligne de la charte de l’OUA dit : ‘Nous, Chefs d’Etat et de Gouvernement africains, réunis à Addis Abéba, Ethiopie ;
CONVAINCUS QUE LES PEUPLES ONT LE DROIT INALIÉNABLE DE DETERMINER LEUR PROPRE DESTIN […]’
Oui… nos peuples Africains ont le droit inaliénable de déterminer leur propre destin, mais nombre d’entre eux ont fait le choix de confier ce destin au vorace Empire Français.
Finalement c’est quoi le but de la ‘lutte’ de l’OUA (UA) ?
Nous avons le droit de lutter, mais ne nous trompons pas d’adversaires.
Nous avons le droit de rêver, mais ne dormons pas sur nos lauriers (bien entendu si nous en avons).
Nous avons le droit de vouloir d’une Afrique plus représentative dans le concert des nations, mais c’est à nous de bâtir cette Afrique là et ce n’est pas ainsi que nous y parviendront en reniant les règles de base que nous nous fixons.
Comme le dit
Aimé Césaire dans la Tragédie du Roi Christophe : « Les autres ont fait à petits coups de siècles. Où est pour nous le salut, si ce n’est que nous ferons-nous- à grands coups d’années. »

Que faut il faire pour suscité un nouvel élan dans la démarche émancipatrice de l'Afrique ( De l’Afrique Noir surtout) ?

18 janvier 2013

L'Islam, la Charia, les Noirs, les Touaregs, la France et sa guerre multiple au Mali

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Le fil à couper le beurre existe depuis Mathusalem. Nous n’allons pas le réinventer en donnant une nouvelle lecture de la genèse « apparente » de la crise Malienne qui aura connu maints soubresauts depuis le coup d’état militaire du Capitaine Amadou Aya Sanogo, chef de la junte qui avait pris les rênes du pouvoir d'état au Mali. Mais il convient de planter le décor avant tout propos.

Lorsque le 22 mars 2012 Sanogo « renverse » le Président Amadou Toumani Touré qu’il accuse d’incompétence pour son laxisme face à la rébellion Touareg du MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad), son ambition affichée est de « sauvegarder l'intégrité territoriale et assurer la sécurité et la quiétude des personnes et de leurs biens.» Sanogo se veut le chantre d’un Mali «  indivisible » pendant que son Mali l’était déjà. 

Bien que condamnant unanimement « le putsch des bérets verts » de Sanogo, aucun Chef d’Etat, aucune organisation régionale ou sous régionale, aucune Organisation Africaine ou Internationale ne demande le respect de la « légitimité » en restaurant le Président ATT dans ses fonctions. Il est mis en quarantaine pendant que Alassane Dramane Ouattara, le Président de la CEDEAO et l’eternel Président Burkinabé Blaise Compaoré « jouent » les médiateurs d’une part entre Sanogo et « une certaine constitution » qui voudrait qu’il cèda la place au Président de l’Assemblée Nationale, et d’autre part entre Sanogo et le MNLA qui déjà animait l’actualité internationale sur les chaines d’infos en France.

 Pendant que les nouveaux hommes forts de Bamako tergiversent dans leurs discutions avec les « médiateurs »,  le MNLA gagne du terrain au Nord en s’installant sur toute l’étendue du territoire de SON Azawad qu’il considère comme la propriété des  « Touaregs ». A coté ou au milieu de cela (c’est selon), le groupe islamiste Ansar Dine fait son entrée en scène au Nord Mali dans les régions occupées par le MNLA avec comme pour seul et unique projet : « L’instauration de la Charia » dans tout le Mali en commençant par le Nord.

 Malgré quelques  incompréhensions ou accrochages, le (MNLA) avec Ansar Dine cohabitent tant bien que mal, chacun avec sa doctrine et ses ambitions, mais contre le même adversaire qu’est l’Etat Malien. Du coté « Sud Mali », Sanogo abdique et met en veille le CNRDRE (Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat). Le 12 avril 2012 il « remet le pouvoir » entre les mains frêles de Dioncounda Traoré qui est vomi par la rue Malienne mais qui s’accroche lui aussi, tant bien que mal.

L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES (ONU), L’UNION AFRICAINE (UA) ET LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE DES ÉTATS DE L'AFRIQUE DE L'OUEST (CEDEAO)

 Tout naturellement comme dans toute situation de ce type, deux options visibles se dégageaient du lot pour trouver une issue rapide à cette crise ; la négociation ou l’option militaire paraissaient les plus évidentes.  Mais pendant qu’il discute de la main gauche, le groupe de médiateurs multiplie les réunions de la main droite pour « soit disant » préparer une action militaire dans l’optique d’une reconquête  rapide du Nord dont les populations souffrent déjà de l’impact de la « Charia » instaurée par les Islamistes de  Ansar Dine sous l’œil bienveillant des rebelles Touaregs du MNLA.

 Avec lucidité, et connaissant les fondements de l’idéologie prônée par Ansar Dine, il était plus qu’évident qu’aucune négociation ne pouvait aboutir à une satisfaction des attentes de ces radicaux. De même, le MNLA ne se montrait pas plus désireux de renoncer à ses ambitions irrédentistes. Alors à défaut d’accepter la scission du Mali en perdant le Nord qui était livrée aux desideratas du duo rebelles touareg du MNLA -  islamistes armés d’Ansar Dine, à la guerre comme à la guerre, il fallait y aller, se battre et tenter de restaurer la dignité et l’unicité du Mali.

 Mais c’est la qu’encore une fois, toute l’Afrique va manquer le coche.  Réunion de ministres des Affaires étrangères et de la Défense de la CEDEAO, rencontres des chefs d'état-major de la  CEDEAO, rencontre entre des responsables de l'ONU, de l’UA et de la CEDEAO,  réunion bipartite de responsables Onusiens avec les instances de la CEDEAO, réunions sur réunions pour discuter de l’envoi d’une force armée régionale au Mali ; près d’un an après le début de ces réunions où la pause apéro semblait être le point focal de toutes les attentions, rien de concret ne se décida pour  apporter l’aide dont avait besoin cet Etat en crise. Et pendant ce temps, la situation s’enlisait au Nord Mali mais aussi au sud ou Sanogo et certains Maliens mettaient une pression légitime sur le nouveau pouvoir qui ne posait aucune action rassurante. L’Ecomog tant de fois annoncée par la CEDEAO ne pointait pas son nez. 

 L’échec était patent et cela bien avant le début d’un hypothétique déploiement de forces Africaines pour la restauration d’un Etat de droit vu surtout que contrairement au MNLA, les islamistes armés d’Ansar Dine projetaient des expéditions sur le Sud Mali qui était dans leur ligne de mire. Finalement, toutes ces tractations des institutions politiques Africaines n’auront pas donné le soupçon d’un début de réponse acceptable.  

L’INTERVENTION MILITAIRE DE LA FRANCE ET SES « ALLIES »

 Pendant que l’Afrique est aux abonnés absents dans la résolution de la crise malienne, et malgré l’avis favorable de l’Onu pour donner un mandat international officiel pour une intervention militaire, la France contourne tous les protocoles et statuts puis décide seule de mener l’offensive. Selon François Hollande, il répondait simplement  à la demande d'aide militaire formulée un peu plus tôt par le président malien Dioncounda Traoré.

 Et pourtant, recevant  Yayi Boni son homologue Béninois le 29 Mai 2012 à  Paris, François Hollande avait appelé à une non ingérence dans cette crise; et il s'adressait là à l'Afrique par le canal de Yayi Boni le Président de l'Union Africaine. Francois Hollande précisait même que « les otages français au Mali étaient un point essentiel pour l'Etat Français sur ce dossier. » Le sort du Mali ne semblait pas être le point focal des attentions de François Hollande. Mais huit mois après, qu’est ce qui aura fondamentalement changé au point de pouvoir expliquer ce déploiement massif de l’armée Française sur le sol et dans l’espace aérien du Mali, pays avec lequel il n’a aucun accord de défense ?   

 A l’évidence, la France ne veut pas prendre le risque de voir les hésitations des dirigeants Africains lui coûter la perte de son hégémonie sur cette partie du continent à la suite des actions de ces groupes armées. Céder ce vaste territoire aux Touaregs du MNLA, ou à  Ansar Dine, Mujao et Aqmi (Al Qaïda au Maghreb Islamique) son allié, c’est aussi perdre le contrôle du sous sol de cette région riche en minerais multiples dont l’or et surtout  l’uranium qui approvisionne déjà les centrales nucléaires françaises depuis les exploitations de Areva au Niger. Toute autre raison évoquée par la France pour tenter d’expliquer autrement les motivations de son intervention ne serait que pure affabulation. La France ne fait pas voler des avions de guerre de marque « Rafale » à 27 000 euros de l’heure pour les beaux yeux d’un peuple malien dont elle serait subitement tombée folle amoureuse. La France que nous connaissons ne déploie pas des dizaines de chars par amitié pour un lointain pays de nègres. La France ne tuera donc pas gratuitement ses soldats dans le désert  Malien pour la simple restauration de la démocratie dans ce pays. Si tel était vraiment le cas, la diplomatie Française aurait dû demander le respect de la constitution dans sa forme la plus pure et donc le retour du Président Amadou Toumani Touré dans ses fonctions de Président élu dont le mandat n’était pas arrivé à expiration. Il serait bon que le peuple Malien sache que la facture du déploiement de l’armée Française sur ses terres et dans ses airs ne lui sera pas remise, mais qu’il paiera plus que le prix réel.

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 Comme en Irak, en Afghanistan et en Lybie, une coalition internationale se forme au fil des jours pour venir prendre part à la danse macabre au son des canons et des bombes. Pour être à la table de la nouvelle répartition des intérêts de cette région, il faut au préalable avoir fait cette guerre. Les USA, la Grande Bretagne, l’Allemagne, la Belgique et d’autres pays ne veulent pas faire « l’erreur » de la France lors de la Guerre de Georges Bush fils en Irak. Alors quasiment tout le monde sera là pour se battre contre les Touaregs et autres Djihadistes. Oui tout le monde, et même certains Etats africains dont les soldats arriveront pour ramasser les douilles.

 « L’ANNONCE » DU RENFORT DES FORCES ARMEES DE CERTAINS PAYS AFRICAINS

 La honte est grande. Honte qui résulte de l’attitude qui caractérise le « poids » de nos institutions sous régionales et continentales face à certaines nations telles que la France. D’abord ce fut la Lybie de Mouammar Kadhafi bombardée de partout par La France puis ses alliés de l’Otan sans qu’aucune organisation Africaine ne s’insurge contre ce coup d’Etat couvert par l’argument d’une prétendue « révolution » dite du « Printemps Arabe ». Plus d’un an après s’être partagé les intérêts économiques de ce pays défiguré, l’Occident l’a abandonné au milieu du désert sans une oasis de solutions à portée de vue

 Cette situation de confusion dans le Nord Mali n’est autre que la résultante du chaos en Lybie et la fuite vers le Sud des Touaregs. Une action de médiation Panafricaine  aurait pu permettre d’éviter le drame Lybien, mais surtout l’Afrique n’aurait pas connu cet autre cauchemar en préparation au Mali.

 En définitive, l’Afrique n’aura pas trouvé de solution à ce début de crise au Mali. Elle ne fera que « suivre » l’une de ses options qui est en ce moment en train d’être exécutée par un autre ; La France, mais pour ses propres intérêts sans vraiment peser les conséquences de l’échec d’une telle opération sur le peuple malien et la région.  

 Hormis le déjà célébrissime « Je suis aux anges »  de Yayi BONI (Banania) le Président de l’Union Africaine, aucun autre son de trompette de cette institution, « Black Out » total, calme lunaire. Mutisme également au niveau de  Madame Zuma et de la Commission de l'Union africaine. Du coté de la CEDEAO, on annonce des réunions pour  la fin de la semaine ; pendant ce temps Alassane Dramane Ouattara le « président » de cette institution sous régionale a perdu sa langue de baratineur. Il plastronne et profite bien de ses  « vacances » en Allemagne ; et encore une autre fois, les chefs d’état-major de la CEDEAO se réunissent pour attendre cette « caméra-café » qu’ils aiment tant. Selon une dépêche sortie de cette causerie : « Le Nigeria doit fournir 900 hommes. Le Niger, le Burkina Faso et le Togo ont annoncé l’envoi d’environ 500 hommes, le Bénin 300, la Guinée et le Ghana une centaine chacun. Le Tchad a également promis des troupes (2.000 soldats)»

 A la lecture des délais de mobilisation des troupes mais surtout des moyens logistiques pour de telles missions, il est clair que connaissant ces armées, le Mali va devoir attendre encore, en tous cas pour ceux qui finiront par aller au front Français pour servir de premières lignes et de chair à canon comme jadis nos tirailleurs Sénégalais de Normandie.

 Toutefois, le fait maladroit de « l’affaire » relève de la non-participation de la Cote d’ivoire au niveau de la « fourniture » de combattants. Et pourtant Alassane Dramane Ouattara est le président en exercice de la CEDEAO, et pourtant le général  Soumaila Bakayoko – chef d’Etat major de l’armée de Ouattara est aussi le Président du Comite des Chefs d’Etat Major de la CEDEAO.  Et pourtant, lors de la réunion des Chefs d’État-major de la CEDEAO le samedi 16 Juin 2012 à Abidjan, Soumaila Bakayoko déclarait : «Les ‘‘gros effectifs’’  seront ‘‘fournis par le Nigeria, le Sénégal, le Niger, mais tout le monde participera, y compris la Côte d’Ivoire’’ » Même le Tchad non membre de cette CEDEAO se propose d’envoyer 2.000 soldats au Mali pour la cause. Pourquoi jusqu’à ce jour personne du coté de la Cote d’Ivoire ne se prononce sur le sujet de l’envoi de troupes Ivoiriennes contrairement aux « affirmations » du chef d’Etat-major ivoirien ? Les « présidents » Alassane Dramane Ouattara et Soumaila Bakayoko auraient-ils encore menti ?

 POURQUOI LA MAURITANIE, L’ALGERIE, LE MAROC, LA TUNISIE,  L’EGYPTE ET LA LIBYE N’ENVERRONT PAS DE SOLDATS COMBATTRE AU MALI.

 Cette crise au Nord du Mali a un aspect racial voire « raciste » qui jusque là est mis sous le boisseau. On n’ose pas le dire, encore moins en prendre compte ouvertement, mais ce conflit souffre d’un fort relent identitaire entre les Touaregs proches du monde Arabe et les maliens « Noirs » au sud du Sahara. Les Touaregs  sont les descendants des premiers habitants de l'Afrique du Nord. Ces berbères de race blanche ou  « hommes bleus » comme on les appelait ont toujours marqué leur grande différence d’avec les peuples noirs d’Afrique qui leur servaient généralement d’esclaves. Même au XXIème siècle du calendrier grégorien, un noir « esclave » en Mauritanie n’a rien de scandaleux dans ce pays.

Cette parenthèse a pour but d’expliquer deux choses :

-         La Mauritanie, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, l’Egypte et la Libye n’enverront pas de soldats du Maghreb  combattre au mali pour des Noirs contre leurs frères Touaregs. Culturellement et idéologiquement cela est incohérent et croire le contraire c’est méconnaitre les réalités intrinsèques de la terre Afrique qui comporte en fait plusieurs continents differents.  

-         Ces pays pourraient facilement servir de points de repli et de bases arrières pour les opérations des Touaregs et autres Islamistes sans souffrir d’une opposition formelle de ces Etats à partir du moment où ils mènent un « Djihad ».

Si le MNLA revendique l’autonomie de l’AZAWAD, c’est aussi parce que ces Touaregs (qui ne sont pas à leur première révolte) n’acceptent pas véritablement de vivre sous l’autorité des Noirs. Vous remarquerez que dans la région, le cas du Mali est une exception avec le Niger. Cela explique la prompte réaction du Président Nigérien Mahamadou Issoufou qui a rapidement consenti à envoyer des troupes pour les opérations militaires projetés par la CEDEAO.

On sait quand et comment l’Opération « Serval » de l’armée Française a commencé. Prétendre connaitre tous les paramètres de l’issue de cette crise  serait  jouer au marabout ou à l’alchimiste des temps nouveaux.

Que Dieu Protège le Peuple Malien.

Claudus Kouadio

04 octobre 2011

Cour Pénale Internationale en Côte d'Ivoire - "Ocampo, it's a joke !"

"A partir d'aujourd'hui, l'accusation va collecter des preuves de manière IMPARTIALE et INDÉPENDANTE, et dès que possible, nous présenterons nos dossiers devant les juges, qui décideront QUI doit être jugé", a déclaré M. Moreno-Ocampo dans un communiqué.

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Que ceux qui donnent un minimum de crédibilité à ce tribunal dans la crise Ivoirienne arrêtent de rêver !!!
Une Chose est certaine: malgré tous ses crimes, Dramane Ouattara ne sera JAMAIS jugé si ce n'est que par Dieu. 

La question est de savoir quoi/comment faire pour empêcher cette parodie de justice de juger et condamner injustement le Président Gbagbo Laurent, son épouse et les autres cadres de LMP déjà emprisonnés. 

Arrêtez de croire un instant à cette plaisanterie de mauvais gout qui se joue comme un opéra buffa. Ne laissons pas le ridicule tuer encore une fois chez nous.




Comme le soulignait Jean Ping Le Président de la Commission de l'Union Africaine: "On demande simplement à OCAMPO de dire le droit, non pas de faire de la politique: LUI IL FAIT DE LA POLITIQUE"... et la politique de Ocampo est une autre marionnette dont les ficelles sont tirées par les même néo-colons qui tentent de nous imposer Dramane Ouattara et sa suite de rebelles qui continuent de tuer et piller en toute impunité.

11 mars 2011

CRISE POST ÉLECTORAL EN COTE D'IVOIRE: "PROPOSITIONS" DU PANEL DE L'UNION AFRICAINE. COMMUNIQUE DE LA 265 ème REUNION DU CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE

 

 

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AFRICAN UNION UNION AFRICAINE

UNIÃO AFRICANA

P.O. Box: 3243, Addis Ababa, Ethiopia,   Tel.: (251‐11) 551 38 22     Fax: (251‐11) 551 93 21

Email: situationroom@africa‐union.org

CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE

265 EME REUNION

10 MARS 2011 ADDIS ABEBA, ETHIOPIE

 

 

PSC/AHG/COMM.1(CCLXV)

COMMUNIQUEPSC/AHG/COMM.1(CCLXV)

 

COMMUNIQUE

 

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COMMUNIQUE DE LA 265 ème

REUNION DU CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE

 

Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA), en sa 265ème réunion,tenue le 10 mars 2011, au niveau des chefs d’Etat et de Gouvernement, a adopté la décision qui suit sur la situation en Côte d’Ivoire :

Le Conseil,

1. Prend note du rapport du Groupe de haut niveau pour le règlement de la crise en Côte d’Ivoire, créé aux termes du paragraphe 6 du communiqué PSC/AHG/COMM(CCLIX) adopté lors de sa 259ème réunion tenue le 28 janvier 2011 [Document PSC/AHG/2(CCLXV)].

Le Conseil prend également note des déclarations faites par le Président Alassane Dramane Ouattara, ainsi que par le représentant de S.E. Laurent Gbagbo ;

2. Réaffirme l’ensemble de ses décisions antérieures sur la crise postélectorale que connaît la Côte d’Ivoire depuis le 2ème tour de l’élection présidentielle, le 28 novembre 2010, reconnaissant l’élection de M. Alassane Dramane Ouattara en qualité de Président de la République de Côte d’Ivoire;

3. Félicite le Groupe de haut niveau pour son engagement et  les efforts soutenus qu’il a déployés dans la recherche d’un règlement pacifique à la crise actuelle en Côte d’Ivoire. A cet égard, le Conseil rend hommage aux Présidents Mohamed Ould Abdel Aziz de Mauritanie, Jacob Zuma d’Afrique du Sud, Blaise Compaoré du Burkina Faso, Jakaya Kikwete de Tanzanie et Idriss Déby Itno du Tchad, ainsi qu’aux Présidents des Commissions de l’UA et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Dr. Jean Ping et M. James Victor Gbeho, pour leur contribution à la recherche d’une solution à la crise actuelle en Côte d’Ivoire. Le Conseil félicite également tous ceux qui ont apporté leur coopération au Groupe de haut niveau dans l’accomplissement de son mandat. Le Conseil exprime son appréciation au Secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki‐moon, pour l’appui apporté au Groupe, à travers son Représentant spécial en Afrique de l’Ouest, Said Djinnit ;

4. Exprime sa grave préoccupation face à la détérioration rapide de la situation sécuritaire et humanitaire, depuis la proclamation des résultats du second tour de l’élection présidentielle. Le Conseil note que, faute d’une solution rapide à la crise actuelle, la Côte d’Ivoire risque de sombrer dans une violence généralisée aux conséquences incalculables pour ce pays, ainsi que pour la région et l’ensemble du continent ;

5. Réitère sa ferme condamnation de toutes les exactions et autres violations des droits de l’homme, menaces et   actes d’intimidation, ainsi que des actes d’obstruction de l’action de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), et déplore profondément les pertes en vies humaines et actes de destruction de biens intervenus dans certaines parties de la Côte d’Ivoire;   PSC/AHG/COMM.1(CCLXV)

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6. Réaffirme sa conviction que la crise postélectorale en Côte d’Ivoire requiert une solution politique d’ensemble qui permette de préserver la démocratie et la paix, et favorise une réconciliation durable entre tous les Ivoiriens ;

7. Fait siennes les recommandations du Groupe   de haut niveau telles que contenues dans le rapport du Groupe de haut niveau et entérine les propositions faites en vue d’une solution politique d’ensemble à la crise en Côte d’Ivoire, qui offrent une base viable pour une sortie de crise permettant de concilier le respect de la démocratie et la quête de la paix.

A cet égard, le Conseil rappelle les dispositions du paragraphe 6 (c) du communiqué de sa 259 ème réunion affirmant que les conclusions du Groupe, telles qu’elles seront entérinées par le Conseil, seront  contraignantes pour toutes les parties ivoiriennes;

8. Demande au Président de la Commission de nommer un Haut Représentant chargé de la mise en œuvre de la solution politique d’ensemble, telle qu’entérinée par le Conseil, et de mener à bien le processus de sortie de crise selon les modalités ci‐après :

(i) tenue, sous l’égide de l’UA et de la CEDEAO, dans un délai de deux semaines maximum, de négociations entre les parties ivoiriennes afin d’élaborer un schéma de mise en œuvre des propositions du Groupe de haut niveau telles qu’entérinées par le Conseil, avec l’octroi de toutes les garanties nécessaires pour tous les acteurs concernés, en particulier le Président sortant, S.E. Laurent Gbagbo,

(ii) mobilisation de l’appui des partenaires de l’UA en vue de la conclusion rapide de l’Accord de sortie de crise, et

(iii) soumission, à une réunion du Conseil, d’un rapport exhaustif sur les résultats de ses efforts ;

9. Demande aux parties ivoiriennes d’apporter leur entière coopération à la mise en œuvre effective,  dans les délais impartis, des propositions du Groupe, ainsi que de s’abstenir de toute action de nature à compliquer la situation et le processus de sortie de crise ;

10. Souligne sa détermination à prendre, à la lumière des résultats des négociations visées au paragraphe 8 (i) du présent communiqué, et    sur la base des instruments pertinents de l’UA, toutes les mesures que la situation appellerait ;

11. Demande au Président de la Commission de transmettre la présente décision au Conseil de sécurité des Nations unies, à la CEDEAO et aux autres partenaires de l’UA;

12. Décide de rester activement saisi de la question.

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FOUTAISE !!!

On attendait RIEN du Panel de l'UA et on avait bien raison... Entre Blaise Compaoré le COMPLICATEUR VENDU, Idriss Deby le chef rebelle maintenant en costume cravatte qu'on vient de prendre avec 30 conteneurs d'armes en partance du Tchad pour être livré à l'Onuci à San Pédro, le Tanzanien Jakaya Kikwete dont la france vient d'annuler la dette il y a trois jours juste pour ACHETER SON SILENCE, VOUS ESPÉRIEZ QUOI ? RIEN...

On a vu le GTI (Groupe de travail International) de l'ONU faire pire dans notre pays en proposant même la dissolution pure et simple de notre Assemblée Nationale. Résultat ? Il n'en a rien été et la Côte d'Ivoire a continuer sa marche difficile mais vers l'avant... EN AVANT donc !!!

Ces mafieux veulent nous imposer à la Côte d'Ivoire Alassane Ouattara leur homme de patte à modeler: malléable à souhait. Nous devons dire NON.
Ils qualifient leur PROPOSITION/décision farfelu de CONTRAIGNANTE: que sera la nature de cette contrainte si ce n'est que de faire une guerre injuste et sans fondement vrai à un pays LIBRE qui se veux totalement souverain pour acquérir la plénitude de sa dignité bafoué par des décennies d'exploitations abusives ?


 

10 mars 2011

Crise post électoral: le camp Gbagbo rejette les propositions du panel de l'UA

Les émissaires de Laurent Gbagbo, Pascal Affi N'guessan et Alcide Djédjé, ont rejeté les propositions des membres du panel de l’UA pour résoudre la crise ivoirienne. Non rendues publiques pour l’instant, celles-ci réaffirment vraissemblablement la position de l’UA selon laquelle le président sortant doit quitter le pouvoir. Une reprise de la guerre civile paraît de plus en plus inévitable.

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C’était attendu : les émissaires de Laurent Gbagbo à Addis Abeba ont rejeté en bloc les propositions du panel de chef d’État de l’UA visant à résoudre la crise ivoirienne, en faisant clairement référence à une reprise de la guerre civile dans le pays.

« Nous avons estimé que c'est une proposition inacceptable », a déclaré le président du Front Populaire Ivoirien (FPI), Pascal Affi N'Guessan, à l'issue de la consultation avec les membres du panel, qui n'a pas rendu publique ses conclusions censées être « contraignantes » pour les parties.

"Fuite en avant"

« MALHEUREUSEMENT, NOUS AVONS CONSTATE QUE LE PANEL DE HAUT-NIVEAU S'EST CONTENTE DE REPRENDRE CE QUE NOUS SAVONS DEJA. LE PANEL EST DANS L'INCAPACITE DE NOUS DONNER LES ARGUMENTS QUI FONDENT CETTE DECISION, a affirmé Affi Nguessan. (...) Nous continuons la fuite en avant. TOUT LE MONDE S'APPUIE SUR L'ANNONCE DU HAUT-REPRESENTANT DE L'ONU » EN COTE D'IVOIRE, CHOI YOUNG-JIN, QUI A DECLARE OUATTARA VAINQUEUR DE LA PRESIDENTIELLE DU 28 NOVEMBRE DERNIER.

« MAIS SI CET ELEMENT ETAIT FAUX ? S'IL NE REFLETAIT PAS LA REALITE ? », a-t-il ajouté, sans apporter aucune preuve à ses dires. « Si cette initiative ne débouche pas sur des propositions pertinentes et irréfutables, suffisamment convaincantes, nous craignons que l'UA contribue en quelque sorte à parachever le coup d'État entamé en 2002, et qui s'est mué en coup d'État électoral à travers les dernières élections présidentielles », a poursuivi l'ancien Premier ministre ivoirien.

Ouattara silencieux

« Nous craignons qu'en accompagnant ce coup d'État là, l'Afrique, l'Union Africaine ne contribuent à aggraver la situation et être comptables d'une éventuelle guerre civile qui pourrait avoir lieu parce que la population n'aurait pas été convaincue de la pertinence de ce choix », a-t-il menacé, en oubliant fort opportunément la majorité d’Ivoiriens qui ont voté en faveur de Ouattara.

De son côté, ce dernier n’a fait aucun commentaire sur les propositions du panel de l'UA. Celui-ci doit désormais présenter ses conclusions au Conseil de paix et de sécurité (CSP) de l'organisation continentale, qui réunit 15 pays africains, dont six représentés jeudi par leur président. 

Source: Jeune Afrique

 

20 février 2011

Côte d’Ivoire : l’Afrique du Sud se démarque officiellement de la position de l’UA. Panique au RDR

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La position sud-africaine a officiellement changé et se démarque maintenant de la position initiale de l’UA qui reconnaissait Ouattara comme le vainqueur des élections.

Le président Zuma se rend dimanche en Mauritanie, puis lundi à Abidjan avec les autres membres du panel envoyé par l’UA. La ministre des affaires étrangères d’Afrique du sud dit avoir maintenant une position “neutre” concernant la crise post-électorale ivoirienne (par opposition aux positions de l’ONU et de la Cedeao).

“Nkoane-Mashabane [la ministre] a dit que l’information initiale reçue par l’Union Africaine lui a fait endosser la victoire de Ouattara, mais l’institution pan-africaine a la “prérogativede revoir ses décisions à une date ultérieure.” Elle qualifie l’élection de “non-concluante”, “imparfaite”.

Source: Akwedo

En gros, la ministre Sud-Africaine vient d'annoncer que pour son pays, désormais Ouattara n'est pas le vainqueur des élections et que ce qui a été annoncé au départ par CHOI et relayé par l'Union Africaine était fondé sur des informations fausses.

Cela présage que le panel des experts de l'UA ne va pas conforter Alassane Ouattara et ses rebelles du RDR dans leur position de vainqueur virtuel des elections presidentielles. Un élément qui explique plus que clairement la frénésie qui s'est emparé du parti politique armée qui tente depuis hier de lancer une offensive militaire sous le couvert d'une pseudo REVOLUTION populaire qui s'est soldé par une HUMILIATION RETANTISSANTE tant le constat de FIASCO est unanime de Bouaké à la République Hotelière du "Golf Comedy Club".

Le chant du cygne se fait entendre du lointain Golf Hôtel. La rébellion du RDR est à l'agonie, brisant ainsi tous les espoirs de Guillaume Soro et son mentor qui perd le peu de sérénité qui pouvait lui permettre de tenir. Alassane Ouattara retombe encore dans les menaces fantasques vis à vis du PRESIDENT ELU ET REELU LAURENT GBAGBO.