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08 janvier 2012

Riposte contre les Médias Occidentaux et le vaste plan d’intoxication pour immerger l’info vrai en Afrique: Cas Côte d’Ivoire

« Connais-tu la chanson David Contre Goliath chanté par le Collectif Patriotique ? ‘Communauté Internationale : C’est pour vous. L’Onu : C’est pour vous. Union Africaine : C’est pour vous. INFORMATION SUR INTERNET : C’est pour vous. Mais la Côte d’Ivoire c’est pour nous’ On doit reprendre en main l’information sur Internet face à la désinformation et l’intoxication qu’ils servent au monde. Imagine qu’on perde la Côte d’Ivoire – et cela peut arriver. Automatiquement on perd le contrôle de la Télé, de la  radio et notre presse écrite sera muselé. Il nous restera quoi pour continuer à nous mobiliser afin de remettre les choses dans le bon ordre ? Anticipons, faisons le pour notre pays » C’était cela le socle de l’idée de mobiliser des Ivoiriens, des Panafricanistes et des démocrates du monde lorsque Fin Aout 2010, je rencontre Mr Abel Naki à Abidjan pour tenter via une cérémonie réelle, de donner une forme officielle à ce groupe virtuel qu’il avait nommé « facebookers pour Gbagbo »

« LES FACEBOOKERS POUR GBAGBO » - un GROUPE sur facebook devant rassembler le maximum de membres œuvrant pour la résistance et la riposte médiatique en faveur des Institutions Ivoirienne face aux assauts de masse des médias occidentaux à la solde d’Alassane Dramane Ouattara et aux ordres de l’Elysée. « Je suis volontaire pour Gbagbo. Et toi ? » Tel est le slogan de ce groupe qui en appelle à l’esprit citoyen de tous les Ivoiriens et dont la mission que les membres se sont assignés est celle d’être des « ambassadeurs de la Côte d’Ivoire et de son Président Laurent Gbagbo » à travers toutes les plates formes virtuelles existantes.»

Dans l’unique optique de tenter la déshumanisation du Président Laurent Gbagbo, oublie volontairefalsification de la vérité voir mensonge éhontépropagande pour transformer le faux en vraimise en scène grotesque pour confirmer des faits inventés de toutes pièces ont étés le pack de désinformation servi au monde par les organes de presse de l’occident, avant, pendant et après la crise « dite » postélectorale (en Côte d’ivoire) consécutive aux dernières élections Présidentielles. Nonobstant l’évidence du résultat des urnes et le droit Ivoirien dit par le Conseil Constitutionnel qui est la plus haute juridiction de notre état, ILS ont décidé d’entériner la forfaiture du quatuor Youssouf Bakayoko (Président de la Commission Electorale ‘dite’ Indépendante), Yong Yi Choi (Représentant Spécial de l’ONU), Jean Marc Simon (Ambassadeur de France en CI) et Philippe Carter III (Ambassadeur des USA en CI).

Violant tous les principes de base de la déontologie du métier de journaliste, ils ont activement participé en première ligne à la décrépitude accélérée de la situation sociaux-politique en Côte d’ Ivoire. Il serait illusoire d’espérer qu’ils fassent amende honorable en reconnaissant s’être fourvoyé ; de toute évidence, ce n’est pas le cas – ils ont volontairement et en toute « inconscience » participé à une vaste campagne d’intox qui est un engrainage médiatique et une vaste conspiration internationale pour imposer Alassane Dramane Ouattara comme Président d’une Côte d’Ivoire devenue un parangon de Préfecture-Etat vassal lié à la France métropolitaine. Et cette «croisade de diabolisation» qui continue a pour enjeux de discréditer le Président Gbagbo jusqu'à ce que « même » ses partisans finissent floués au point d’être dégoutés par cet homme politique qui « incarnait » leur idéale pour la Côte d’Ivoire, voir l’Afrique.

Les groupes allant dans le même sens que les « facebookers pour Gbagbo » se sont multipliés et ont fait des émules pendant les élections présidentielles. Rien n’échappait à ces milliers de patriotes-cyberactivistes volontaires et bénévoles. Toute l’information était passée au crible et décortiquée sous sa meilleure couture pour y retirer LA VERITE. Mais aujourd’hui encore plus qu’hier, la « vérité » de la vie politique Africaine en générale et Ivoirienne en particulier continue d’être immergé par la quasi-totalité des médias occidentaux. Il va falloir résolument riposter face aux coups de boutoirs répétés de ces « médias de commerce » qui rechignent à faire du journalisme vrai au profit du chiffre d’affaire.

Il est temps D’OCCUPER toutes les plates formes virtuelles existantes et SURTOUT les profils facebook, les fils twitter et les forums de discussion des sites web de ces « médias ennemis ». Par une action de grande envergure nous devons INFORMER l’opinion internationale en apportant la vérité sur les plates formes web de ces médias.

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Continuer de se satisfaire de connaitre la vérité et en faire une improductive rétention en la gardant en autarcie dans nos groupes serait ne pas comprendre les nouveaux défis de cette véritable « guerre d’opinion » face à ces médias qui se sont fait maitres de la manipulation de l’opinion publique.

J’en appelle à tous les patriotes-cyberactivistes ; cela doit sonner comme un devoir moral pour l’expression de votre amour de la vérité. En homme et femme Dignes et empreints du patriotisme vrai, en bons militants et sympathisants de la vision politique de Laurent Gbagbo pour la Côte d’Ivoire, vous devez apporter la riposte à ces médias de la mort.

Cette attitude dédaigneuse et typique de l’arrogance occidentale envers les pays Africains, doit trouver réponse à la hauteur du caractère irrévérencieux des actes de cette presse aux ordres de la machine impérialiste.

Hauts Les Cœurs Jusqu’au Bout !

11 décembre 2011

Lettre ouverte à Julien Pain, rédacteur en chef du site des Observateurs de France 24 : France 24, fossoyeur de l’info VRAI s’installe en Côte d’Ivoire.

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Mr Pain,

C’est avec enchantement qu’en Juillet 2009, je me suis inscrit comme « observateur » sur votre plateforme d’expression qui se présentait comme étant « un site web et une émission participative’ de France 24 – site et émission couvrant l'actualité internationale au travers de témoignages vidéos, textes et photos d'"Observateurs" directs, c'est à dire de ceux qui sont au cœur des événements. Selon votre charte, ces contenus sont publiés sur votre site après « SELECTION », vérification, traduction et explication des journalistes de France 24. Je suis tenté d’entrée de vous poser la question de savoir les critères auxquels répondent votre sélection sur certains sujets politiques liés à mon pays la Côte d’Ivoire. Nous y reviendrons.

Naïvement, j’avais accordé du crédit à ce projet qui semblait donner la parole tant aux journalistes professionnels qu’aux journalistes citoyens, Blogueurs, et autres Observateurs-amateurs passionnés de journalisme ou d’infos d’actualité. Obnubilé par mon idéalisme, je tentais de dissocier les fondements de la ligne éditoriale maladroitement partisane du journal de France 24 et le « contenu » politique des publications web et autres émissions télé des «observateurs de France 24» dont vous avez officiellement la charge suprême en tant que rédacteur en chef.

Hélas, cet aphorisme connu de toute ma communauté ethnique affirmant que « la chèvre ne peut mettre au monde un agneau », se vérifie ici concernant le dossier politique Ivoirien tel que traité par l’équipe des journalistes pilotant le projet des « observateurs de France 24».

Dans l’unique optique de tenter la déshumanisation du Président Laurent Gbagbo, oublie volontaire, falsification de la vérité voir mensonge éhonté, propagande pour transformer le faux en vrai, mise en scène grotesque pour confirmer des faits inventés de toutes pièces ont étés le pack de désinformation servi au monde par votre organe de presse avant, pendant et après la crise « dite » postélectorale (en Côte d’ivoire) consécutive aux dernières élections Présidentielles. Nonobstant l’évidence du résultat des urnes et le droit Ivoirien dit par le Conseil Constitutionnel qui est la plus haute juridiction de notre état, VOUS décidez d’entériner la forfaiture du quatuor Youssouf Bakayoko (Président de la Commission Electorale ‘dite’ Indépendante), Yong Yi Choi (Représentant Spécial de l’ONU), Jean Marc Simon (Ambassadeur de France en CI) et Philippe Carter III (Ambassadeur des USA en CI).

Violant tous les principes de base de la déontologie du métier de journaliste, vous avez activement participé en première ligne à la décrépitude accélérée de la situation sociaux-politique en Côte d’ Ivoire. Il serait illusoire d’espérer que vous fassiez amende honorable en reconnaissant vous êtes fourvoyer ; de toute évidence, ce n’est pas le cas – vous avez volontairement et en toute inconscience participé à cette vaste campagne d’intox qui n’est qu’un maillon médiatique d’une vaste conspiration internationale pour imposer Alassane Dramane Ouattara comme Président d’une Côte d’Ivoire devenue un parangon de Préfecture-Etat vassal lié à la France métropolitaine.

Venons en au fait qui m’emmène à vous interpeler en ce jour. En Décembre 2011, j’ai reçu un mail de votre collaboratrice Ségolène Malterre – journaliste au sein de l’équipe éditoriale des observateurs de France 24. Cette correspondance qui m’apparait comme une plaisanterie de mauvais aloi est libellé comme suit : «  Bonjour,

Avec le rédacteur en chef du site des Observateurs de France 24, Julien Pain, nous venons la semaine prochaine à Abidjan (du 9 au 14 décembre)  pour lancer un site autour des élections législatives. Sur place, nous allons collaborer avec des journalistes citoyens, nos Observateurs ainsi que des journalistes professionnels.

Etant présent sur les réseaux sociaux  et déjà inscrit sur le site de France 24 peut-être que vous serez intéressé par notre projet. Nous cherchons à être en contact avec des amateurs qui peuvent à la fois nous alerter sur des sujets, mais aussi publier des petits billets ou encore nous envoyer des contenus photos ou vidéos de ce qui se passe dans la ville.

Si vous souhaitez participer, tenez nous au courant et je vous contacterai une fois sur place.

Et n’hésitez à faire passer le message autour de vous

Bonne journée

Ségolène Malterre »

Bien que considérablement outré par cette approche qui vraisemblablement devrait m’honorer en tant que Blogueur, je suis resté placide dans ma réponse à votre « complice » en attendant de m’adresser à votre équipe à travers vous. Je conviens que de visu, vous donnez ici la parole à tous les Ivoiriens capable de présenter la réalité de la scène politique Ivoirienne selon leur perception des évènements à venir lors des élections législatives du 11 Décembre 2011 ; mieux, de manière exceptionnelle vous serez sur le terrain en Côte d’Ivoire pour (j’ose espérer) une meilleure visibilité de ce qui vous sera rapporté par les « observateurs » que vous aurez choisi. Cela ne déroge pas à la règle de ce qui est censé être votre credo – bien au contraire. Ainsi vous aurez toute latitude à pouvoir mieux « SELECTIONNER », vérifier, traduire et expliquer les contenus qui seront publiés sur votre site. Mais revenons à ma question du début de mon propos : quels sont les critères auxquels répondent votre sélection sur certains sujets politiques liés à mon pays la Côte d’Ivoire ? Sans l’ombre du doute le plus infime, je proclame : le parti pris à grand renfort d’opinion préconçu. In fine, votre « mission » consiste à rapporter une seule voie déjà préformâté. Ce n’est plus du journalisme, mais de la mauvaise foi et du mercenariat de l’info pour soutenir le vaste plan d’intoxication médiatique d’Alassane Dramane Ouattara et de la France.

J’en ai pour preuve les vidéos édifiantes que j’ai transmis à votre rédaction pendant le mois de Mars 2011. L’une d’entre elles et la succincte conversation qui en avait résulté me conforte dans ma conviction justifié et inébranlable.

Le Jeudi 3 Mars 2011 à 17h 00mn GMT j’envoi une vidéo que vous recevez sur votre adresse mail « observers@france24.com ». Mail ayant pour objet « Vidéo Abobo », montre très clairement des manifestants du RDR armés de lances roquettes et de fusils alors que présentés par France 24 comme étant « aux mains nus ».

Dans votre présentation sur votre site web, vous affirmez être « toujours à la recherches d’images amateurs, de vidéos, de témoignages de ce qui se passe près de chez nous.» Vous ajoutez que « Certains témoignages publiés sur ce site sont rédigés par vos Observateurs eux-mêmes. D'autres sont des -retranscriptions de conversations téléphoniques- avec vos journalistes (journalistes citoyens, Observateurs ainsi que des journalistes professionnels.).

Etant inscrit comme observateur de France 24, votre rédaction me contacte par le biais de Peggy Bruguière (pbruguiere@france24.com) une journaliste de votre équipe éditoriale.

Peggy Bruguière m’écrit le même 3 Mars 2011 à 19h29mn:

« Bonjour,

Avez-vous un numéro sur lequel vous joindre ? Je souhaiterai discuter avec vous de cette vidéo, Merci beaucoup,

Peggy »

Je m’empresse de lui répondre en ces termes : « Bonjour,

Je suis au 00225 XX XX XX XX et je peux vous fournir d'autres vidéos du même type. France 24 se trompe et trompe volontairement le monde en publiant des infos très Pro-Ouattara mais très très très anti Gbagbo sans vraiment chercher à tous comprendre.»

J’ai espéré et attendu en vain le coup de fil de Peggy. Il est clair que dire la vérité à propos du camp Gbagbo est incompatible avec la « croisade de diabolisation» mené par les équipes de France 24, a fortiori élucider les affabulations du camp Ouattara.

Quel est alors le caractère fondamental de votre expédition en terre Ivoirienne ? Tenter d’offrir une auréole de démocrate à ce pouvoir ubuesque et démagogique lors de ces élections législatives aux résultats biaisés d’avance ?

Ceci dit, je suis au regret de vous informer que je ne suis pas intéressé par votre projet. Bien que je pardonne votre lourde méprise commise à mon égard, je tiens à vous informer que travailler avec des mercenaires de la plume et autres journalistes véreux ne fait pas parti du serment de mon engagement en tant qu’observateur ou blogueur. Dorénavant, tachez de faire dans un premier temps le tri « abusif » des observateurs à « utiliser » comme « pion » en éliminant au préalable les Patriotes Ivoiriens qui ne participeront jamais à votre combine morbide.

Je vous prie de bien vouloir me retirer de la liste de vos membres. Que France 24 qui est devenu le fossoyeur par excellence de l’info vrai continue sa basse besogne en prenant tous seul la responsabilité de son engagement immoral et anticonformiste auprès du gouvernement fantoche de Côte d’Ivoire piloté à distance depuis le palais de l’Elysée.

Claudus Kouadio – Bloggeur – Président des facebookers pour Gbagbo

24 novembre 2011

Législatives du 11 Décembre 2011 SANS le FPI : Dramane Ouattara, ILLÉGITIMEMENT VOTRE.

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« Pendant six mois, des résidents de Côte d’Ivoire ont été victimes d’horribles violations de droits humains, suite au refus du Président sortant Laurent Gbagbo de céder le pouvoir après que la Commission électorale indépendante ainsi que les observateurs internationaux eurent déclaré son adversaire Alassane Ouattara vainqueur du second tour de l’élection présidentielle qui s’est déroulé le 28 novembre 2011.» Ainsi est libellé le premier paragraphe de la conclusion du rapport estampillé « LE BESOIN DE JUSTICE POUR LES CRIMES POST-ELECTORAUX EN COTE D’IVOIRE » publié par l’ONG HUMAN RIGHTS WATCH en Octobre 2011 ; ONG financé depuis des années à coups de milliards de Dollars par Georges Soros - un ami affiché de Dramane Ouattara qui est l’un des financiers de sa campagne électorale en 2010.

En somme, le rapport final de cette institution qui se veut d’être une référence, tente de faire du Président Laurent Gbagbo le coupable de la crise dite post-electoral. Nonobstant le fait qu’au cours du scrutin, les observateurs internationaux et Nationaux chargés de superviser le second tour des élections présidentielles ont étés quasi unanimes : « le processus démocratique tant souhaité a été fortement mis en cause et la crédibilité du vote dans certaines  régions (à Korhogo, Bouaké, Garango, Séguéla, Tortiya, Mankono, Madinani, Touba…) a été fortement entaché et ne réponds pas aux critères et normes d’une élection libre, transparente et équitable : séquestrations et tueries d’agents électoraux, membres de La Majorité Présidentielle empêché d’être dans des bureaux de vote, votes multiples, voles d’urnes, ouverture tardive de lieux de vote, urnes transportés à vélo (Touba) ou par des rebelles sans les agents de la CEI, consignes de vote dans certains bureaux, agents électoraux contraints à signer et valider de faux PV, etc.… »

Il convient de souligner de prime abord que depuis le 1er Décembre à Minuit, l’institution dirigée par le sieur Youssouf Bakayoko n’avait plus compétence pour proclamer les résultats provisoires vue que le délai à lui imparti avait expiré et qu’il s’était dessaisi de ce dossier qu’il avait transmis à Mr Paul Yao N’Dré le Président du Conseil Constitutionnel, respectant ainsi les textes de la constitution Ivoirienne.

En dépit de tous ce qui suit, les résultats PROVISOIRES proclamés HORS DELAI et UNILATERALEMENT par le Président de la CEI et cela en présence du CANDIDAT du RDR dans son QG de campagne sont acceptés et prétendument validés par l’ONU et reconnus comme tel par une « certaine » nébuleuse qui se fait appelé communauté internationale.

Depuis quand la CEI proclame les résultats en Présence d’un candidat ? Il n’en a jamais été ainsi et cela montre bien que Mr Youssouf Bakayoko n’a pas agit selon sa propre volonté. Les pressions multiples de la France et des USA représentés respectivement par leurs ambassadeurs Jean Marc Simon et Philippe Carter III à cette cérémonie rocambolesque, sont là pour en attester. Malgré la proclamation officielle et légitime du conseil constitutionnel faisant de Laurent Gbagbo le Président élu de la république de Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara DEVAIT être le Président NON ELU de notre état, selon le bon vouloir de la France et de son allié Américain qui comme au Vietnam, allait soutenir la France dans la reconquête de son ancienne colonie. C’est cette mortelle arrogance occidentale qui est complice voir responsable à part entière de la crise meurtrière dite « post-electorale » et non un quelconque refus du Président Laurent Gbagbo de céder le pouvoir d’état dont il était constitutionnellement le seul et unique dépositaire suite à la proclamation officielle du conseil constitutionnel qui l’a proclamé et investi Président de la République de Côte d’Ivoire.

Suite à l’offensive militaire lancée contre la Côte d’Ivoire par l’armée rebelle d’Alassane Ouattara épaulé par les soldats de l’ONU, la France et même certains états Ouest Africain, Laurent Gbagbo a perdu la guerre et est enlevé puis emprisonné avec des membres de sa famille et nombre de camarades du FPI et d’alliés politique de la Majorité Présidentielle. D’autres sont torturés, tués et les plus chanceux sont contraints à l’exil. La démocratie est sur le déclin en Côte d’Ivoire et pire, sa mort point au proche horizon. Toutefois, Alassane Ouattara est installé au pouvoir dans un véritable capharnaüm ; ce n’est pas bien grave car de toute évidence l’essentiel pour lui est acquis – il est enfin PRESIDENT. Mais très vite, l’implacable réalité devient un problème latent auquel il faut vite remédier : ce pourvoir acquis par la force et dans le sang se révèle être sans substance juridique et institutionnel. Alors il va falloir trouver RAPIDEMENT le moyen de donner une certaine légitimité à ce pouvoir vomi par la majorité des Ivoiriens qui ne s’y reconnaissent pas.

Dans un premier temps Dramane Ouattara piétine encore la constitution Ivoirienne en éjectant manu militari et anticonstitutionnellement Paul Yao N’dré le Président du conseil constitutionnel puis nomme Francis Wodié qu’il UTILISERA à sa guise pour SES reformes à venir. Après cet acquis majeur, cap sur l’assemblée Nationale qu’il avait dissout dès sa prise de fonction. Pour la nouvelle assemblée nationale, Ouattara espère des candidats à la députation suffisamment représentatifs de la véritable coloration politique du pays pour ainsi donner l’illusion d’une démocratie existante et apaisé en Côte d’Ivoire.

Ouattara tient à légitimer son pouvoir – légitimité inhérente à la participation du parti de Laurent Gbagbo (FPI - Front Populaire Ivoirien) aux élections législatives. Là méprise est autant grotesque qu’insultante. Ainsi donc le FPI dont des cadres et non des moindres sont emprisonnés en toute illégalité, devrait permettre à Ouattara Alassane de dire au monde qu’il est un démocrate et un Président légale et légitime ? Le FPI doit il accepter ce refus manifeste de Dramane Ouattara d’assumer son coup d’état militaire ? Si VRAIMENT Laurent Gbagbo et le FPI sont les responsables de la crise dite « post-électoral », pourquoi cette insistance, pourquoi toutes ces tractations officielles et maladroitement officieuses visant à convaincre ou contraindre le FPI à participer à ces élections législatives au cours desquelles pourrait naitre dans ce cas une autre crise meurtrière ?

La vérité ensevelit sous les montagnes de fieffes mensonges commencent à défier la nature tenace du faux. Gbagbo n’est pas le responsable de cette guerre meurtrière et comme par extraordinaire, le bourreau de toute la Côte d’Ivoire demande son aide pour enfin pouvoir se permettre d’avoir un soupçon de paix intérieure et de légitimité nationale. Les cadres en exercice du FPI en bons politiciens formés à l’école de la démocratie VRAI, ont acceptés les différentes sollicitations de Dramane Ouattara pour discuter de la possible participation du FPI aux élections législatives. Face à l’intransigeance de ce régime ubuesque qui persiste dans sa volonté affiché de ne pas dire le droit et rendre justice aux cadres du FPI et autres membres de la Majorité Présidentielle encore dans les geôles, le FPI a pris la sage décision de boycotter ces élections législatives pipés d’avance avec le retour en force du fossoyeur Youssouf Bakayoko à la tête d’une commission électorale sans membre du FPI.

Ce NON sans concession du FPI le rétablie dans le cœur de la matrice fondatrice du parti de Laurent Gbagbo ; un parti politique combatif, digne et loin des tintamarres du pouvoir Ouattara qui ne sait plus sur quel pied danser. Ce pouvoir militarisé ne se ferra pas offrir une auréole de démocrate avec autant de facilité et les patriotes Ivoiriens encore attachés à l’état de droit devront massivement l’exprimer par le boycott des législatives du 11 Décembre 2011.

Fiers Ivoirien, le pays vous appellent. Si vous voulez, dans la paix, ramenez la liberté perdu, une possibilité vous est donnée de le dire à votre manière ; dites NON en silence, dites NON par votre abstention, dites NON à cette mascarade qui n’honore pas notre pays. Ouattara a fait le choix de ne pas respecter les préceptes de notre constitution en faisant une guerre meurtrière contre une décision irréversible fondée en droit et proclamé par le Président du conseil constitutionnel. Patriotes Ivoiriens, militants et sympathisants du FPI et de LMP (La Majorité Présidentielle) vous respectez notre constitution en faisant le noble choix de dire NON et de boycotter ce scrutin, car ne pas aller voter est aussi un droit constitutionnel.

Claudus Kouadio - Président des facebookers pour Gbagbo

27 août 2011

FPI-LMP-Patriotes Ivoirien : Quand « l’instinct du tambour-major » et l’esprit d’élitisme ruinent une cause noble.

« L’existence de l’instinct du tambour-major est la raison pour laquelle tant de gens sont grégaires. Vous savez qu’il existe des gens qui adhérent tout bonnement à n’importe quoi. C’est vraiment un besoin d’attirer l’attention, de se faire connaitre, de se donner de l’importance. Ils obtiennent ainsi une étiquette qui leur donne cette impression. Ils appartiennent à un groupe, ils en deviennent le grand Patron. […] Il arrive un moment ou l’instinct du tambour major peut devenir destructeur » Martin Luther King

C’est quoi « l’instinct du  tambour-major » ? Sigmund Freud avait coutume de dire que notre pulsion dominante était la sexualité, mais Alfred Adler a introduit un nouvel élément en affirmant que la pulsion dominante, le besoin essentiel de la vie humaine, c’était le désir d’être connu, le désir d’attirer l’attention, le désir de se voir distingué entre tous – l’instinct du tambour major.

Livrons nous à une catharsis sommaire de l’actualité du Front Populaire Ivoirien (FPI) de l’affaire Tagro à la création de LIDER consécutive au départ de Mamadou Koulibaly alors ENFIN à la tête du parti dont ses camarades l’accusaient ouvertement de convoiter le sommet avec des approches très maladroites selon ceux-ci. Humanisons ce conflit interne dit égocentrique pour les uns et idéologique pour d’autres : entrons furtivement dans son subconscient et décelons l’essence même du malaise. Mon diagnostic est sans appel – snobisme élitiste, MOI surdimensionné d’où déformation de la personnalité, activités vicieuses tendant à rabaisser les uns pour se rehausser soit même. On ne pouvait qu’aller, inexorablement vers des frictions à l’ardeur non négligeable dont la résultante est l’implosion à laquelle il nous a été donné d’assister.

Où est le FPI a ce jour ? Vers où va-t-il ? Ce questionnaire existentiel est porteur du virus de la peste pour certains. La frénésie du son endiablé de l’instinct du tambour étant plus vive en période de disette, il opère une véritable phagocytose de la voix alors caverneuse du FPI, la réduisant à d’infimes décibels à peine perceptibles par le tympan le plus vif : le cri du ventre est trop violent alors sans pugnacité aucune, l’appel vers les nouveaux sommets du mirage de la célébrité a été accepté par certains.

Toutefois, nombreux sont ces Ivoiriens qui croyant durablement en la vision politique de fondateur du FPI, ont continué de manifester encore plus bruyamment leur dignité et leur valeur intrinsèque. Ils n’ont pas arrêté de s’indigner et de s’engager massivement en faveur de la libération du Président Laurent Gbagbo et des camarades pourchassés comme des bêtes de foire ou déjà muselés dans les geôles d’Alassane Ouattara le Seigneur des menottes et des carcans.

Face à l’apathie justifiable de la nouvelle direction du FPI en Côte d’Ivoire, l’issue envisagée pour se faire entendre a été la diaspora Ivoirienne à travers des conférences, des sit-in et des marches de protestation hors du pays : l’outil internet seul média encore LIBRE dans une Côte d’Ivoire caporalisé par une imposture militarisé, est le laboratoire de toutes ces actions de terrain qui ont connu un succès retentissant en France, en Grande Bretagne, en Suisse, en Belgique et aux Etats Unis d’Amérique. Avant, pendant et après la crise DITE électorale consécutive au hold-up électorale de Décembre 2010 (opéré par Youssouf Bakayoko le Président de la Commission Electorale en faveur d’Alassane Ouattara sur injonction de l’ONU, les USA et la France) les milliers de sympathisants du web ont eu des interlocuteurs crédibles sur le terrain.

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Nos blogs et sites internet mais plus particulièrement les réseaux sociaux tels que facebook, twitter, youtube et dailymotion avaient joués un rôle primordial dans cette bataille médiatique : notre voix a pu se faire entendre en Côte d’Ivoire mais aussi au delà de nos frontières. Certaines de nos publications relayées au plus haut niveau par « L’Intelligent d’Abidjan », « Fama », « Le Nouveau Courrier », « Le Temps », « Le Monde », « Le Figaro », « Le Nouvel Observateur » et « LCI » sont là pour en attester.

Suite à l’enlèvement du Président Gbagbo le 11 Avril 2010 et la chute de La Majorité Présidentielle au pouvoir, Alassane Ouattara s’étant approprié l’exclusivité des médias traditionnelles en Côte d’Ivoire, on assista à une ruée vers le web. Plus de Télé, Radio ou presse écrite libre en Côte d’Ivoire - alors tous les anciens abonnés à ces médias qui voulaient se faire entendre ou entendre dire la vérité sur la réalité Ivoirienne ont rejoint les bloggeurs et activistes du web déjà sur ces plates formes depuis bien longtemps. Quelle bénédiction !!! La Côte d’Ivoire a besoin de tous ses patriotes pour porter haut sont drapeau face à la barbarie de cette guerre contre notre autodétermination que nous imposait l’ultra Françafricain Nicolas Sarkozy et sa cohorte de mercenaires étrangers et autres félons devenus rebelles contre leur patrie pour nous imposer des SOLUTIONS qui ne résolvent rien, des réponses qui ne peuvent répondre à rien et des explications qui n’expliqueront jamais rien.

Malheureusement, très vite on assista à des agissements impudents de militants de la nouvelle vague. Soit par ignorance de l’ossature des actions menées, soit pour flatter leur égo surdimensionné ou pire pour une ambition personnelle guidé par l’appât du gain facile et rapide.

La graine de la discorde est ainsi semée, et si elle n’est pas vite déterrée puis détruite, tel l’encombrant nénuphar, elle couvrira les eaux déjà tumultueuses que nous tentons de traverser ENSEMBLE. Nous n’aboutirons jamais sur les plages aux sables fins de la liberté. Notre embarcation se brisera en mille morceaux sous le poids de la cupidité et de méchanceté. C’est ensemble que nous devons ramer dans la même direction et non l’un à contre courant de l’autre en oubliant l’essentiel – La Côte d’Ivoire LIBRE.

En pareil circonstance, un sage préconisait : « Qu’est ce que cela signifie en cette importante période de l’Histoire ? Cela signifie qu’il nous faut rester ensemble. Il nous faut rester ensemble et maintenir notre unité. Vous savez, chaque fois que le Pharaon voulait prolonger le temps de l’esclavage en Egypte, il utilisait sa recette favorite, OUI, favorite pour y parvenir. Laquelle ? Dresser les esclaves les uns contre les autres. Mais quand les esclaves sont unis, il se passe quelque chose à la cour du pharaon et celui-ci ne peut les maintenir en esclavage. Quand les esclaves s’unissent, c’est LE COMMENCEMENT DE LA FIN DE L’ESCLAVAGE. Maintenons notre unité »

Ne dit on pas que l’homme est un animal ? L’instinct du  tambour-major semble être inné aussi bien chez le genre animal que chez l’humain. Mais l’être humain est plus apte à dominer puis contrôler ses pulsions. Socrate ajoute et précise à juste titre que « l’homme est un animal raisonnable et parlant ». Alors sachons raisons garder dans cette lutte tant l’intérêt général est noble et vital en comparaison d’une quête nombriliste de grandeur apparente et furtive

La vraie grandeur ne vient pas de notre satisfaction personnelle décollant d’une positive introspection, mais du mérite que l’on nous accorde.

Claudus Kouadio: Bloggeur – Président des facebookers pour Gbagbo

22 décembre 2010

L'intégralité de la déclaration du Président Laurent Gbagbo du mardi 21 décembre 2010

 

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Ivoiriennes,
Ivoiriens,
Mes chers compatriotes,
Chers amis de la Côte d’Ivoire.


Le vendredi 3 décembre 2010, le Conseil constitutionnel de la République de Côte d’Ivoire a proclamé les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010. Ces résultats sont connus de tous, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

J’ai remporté le scrutin, avec 51, 45 % des suffrages. Je suis le Président de la République de Côte d’Ivoire.
Je remercie les Ivoiriens de m’avoir renouvelé leur confiance.

Conformément à l’article 39 de la Constitution, j’ai prêté serment, devant le Conseil constitutionnel réuni en audience solennelle au Palais de la Présidence de la République, le samedi 4 décembre 2010.
Le lundi 6 décembre, j’ai nommé un premier ministre et le premier conseil des ministres du nouveau mandat s’est tenu au Palais présidentiel le mardi 7 décembre 2010.

Le pays s’est aussitôt remis complètement au travail. Les mesures de sécurité, en vigueur durant le scrutin, sont levées ou allégées, dès le lundi. Les frontières sont rouvertes et les horaires du couvre-feu aménagés. L’Etat fonctionne. L’économie est en route.

Durant tout ce processus, je m’en suis tenu, scrupuleusement, aux règles établies par notre Constitution. Et les Ivoiriens, dans leur immense majorité, ont choisi de suivre la voie de la légalité républicaine qui garantit le fonctionnement démocratique des Institutions.

Je remercie les Ivoiriens pour leur attachement à notre patrie et aux Institutions de la République.
Les troubles que l’on observe aujourd’hui, en Côte d’Ivoire sont nés du refus de mon adversaire de se soumettre aux lois, règlements et procédures en vigueur dans notre pays.

Je tiens donc pour responsables des tueries, des incendies et des pillages, perpétrés au cours de la marche insurrectionnelle du Rhdp le 16 décembre 2010, ceux qui, à l’intérieur comme à l’extérieur, ont décidé d’agir contre les lois ivoiriennes. Ils nous font la guerre, non pas parce que nous aurions empêché l’expression démocratique des Ivoiriens, mais parce qu’ils renient au peuple ivoirien son droit souverain de choisir lui-même ses dirigeants, de respecter les Institutions qu’il s’est donné et de vivre dans un pays libre.

Selon les lois ivoiriennes, en effet, la Commission électorale indépendante (Cei), organise les élections et en proclame les résultats provisoires. Il revient au Conseil constitutionnel, et à lui seul, de proclamer les résultats définitifs.

L’article 59 alinéa 2 du code électoral stipule que la Commission électorale indépendante « procède aux opérations de collecte et à la proclamation des résultats provisoires, au niveau national et en présence des représentants des candidats».

Dans une note circulaire en date du 13 novembre 2010, la Cei elle-même, a indiqué que cette «proclamation des résultats globaux par le Président de la Cei se fait en séance publique en présence des Commissaires centraux».

Au lieu de cela, à quoi avons-nous assisté ? Le jeudi 2 décembre 2010, Monsieur Youssouf Bakayoko, président de la Cei, se retrouve, contre toute attente, à l’Hôtel du Golf, Quartier général de campagne de mon adversaire. Là-bas, seul, sans les commissaires centraux ni les représentants des candidats, il a proclamé des résultats de l’élection présidentielle en violation de toutes les dispositions légales et réglementaires régissant la Cei.

Il est évident que ces résultats sont nuls et de nul effet. Et c’est en se fondant sur ces résultats que la communauté internationale déclare la guerre à la Côte d’Ivoire. Cela n’est pas acceptable et cela ne sera pas accepté.

La vérité, c’est qu’à la fin du deuxième tour de l’élection présidentielle, la Cei n’a pas été capable de proclamer les résultats provisoires dans les délais prescrits par la loi, soit 72 heures après la clôture du scrutin. Elle a plutôt donné au monde entier, le spectacle affligeant d’une Institution bloquée par ses contradictions internes, étant composée de représentants des partis politiques et de la rébellion armée.

La Cei a failli. Il revenait au Conseil constitutionnel de se saisir du dossier. Ce qu’il a fait.

Je rappelle que la Commission électorale indépendante (Cei) est une autorité administrative tandis que le Conseil constitutionnel est la plus haute juridiction de la Côte d’Ivoire. Les deux Institutions ne sont pas comparables et il est illégitime de les comparer. Leurs décisions sont de natures différentes. Elles n’ont pas les mêmes fondements, ni la même portée.

Aux termes de l’article 2 du code électoral, les missions de la Cei sont d’assurer notamment :
La garantie sur toute l’étendue du territoire national et à tous les électeurs, du droit et de la liberté de vote;

Le contrôle de la régularité du déroulement des opérations de vote, de dépouillement des bulletins de vote et de recensement des suffrages;

La collecte des Procès-verbaux des opérations de vote et la centralisation des résultats ;

La proclamation provisoire ou définitive des résultats de toutes les élections à l’exception de l’élection présidentielle et du referendum pour lesquels la proclamation définitive des résultats relève de la compétence exclusive du Conseil constitutionnel.

Mes chers compatriotes,
Chers amis de la Côte d’Ivoire.

L’élection du 28 novembre 2010 est bien une élection présidentielle. Il fallait attendre la décision du Conseil constitutionnel pour connaître les résultats définitifs et le nom du vainqueur. J’ai attendu que le droit soit dit.

Les troubles qui endeuillent aujourd’hui mon pays font suite aux déclarations tendant à faire croire que la qualité de Président de la République de Côte d’Ivoire peut échoir à une personne autre que celle qui est proclamée élue par le conseil constitutionnel.

Le bilan de ces troubles est lourd: Pour la seule journée du jeudi 16 décembre 2010, nous avons enregistré 20 morts dont 10 membres des forces de l’ordre, tués par balles.

Je salue la mémoire de nos hommes, nos Forces de Défense et de Sécurité, tombés au champ d’honneur. Je salue la mémoire de toutes les personnes mortes au cours de ces journées de folie. Elles sont nos martyrs, les martyrs de la République. Elles sont mortes pour défendre la Constitution ivoirienne et les institutions qui l’incarnent.

Je souhaite prompt rétablissement à tous ceux et à toutes celles qui sont blessés. Je souhaite du courage à ceux, et ils sont nombreux, qui ont vu leurs maisons pillées et incendiées.

On veut nous terroriser mais il ne faut pas croire que les légalistes vont le céder à ceux qui ont pris la voie de l’illégalité. Ceux qui respectent la constitution et donnent leur vie pour la défendre ne vont pas le céder à ceux qui veulent saper les fondements de la République et de la démocratie.

Mes positions sur la conquête et l’exercice du pouvoir sont connues. Pour moi, il ne faut pas vouloir le pouvoir pour le pouvoir. On veut le pouvoir pour servir le peuple. Le pouvoir ne peut pas servir de moyen pour faire souffrir le peuple. Je ne veux plus que le sang soit versé. Je ne veux plus de guerre. Je ne veux pas que le sang d’un seul ivoirien soit versé. Je ne veux pas d’une guerre en Côte d’Ivoire qui peut s’étendre aux pays voisins ou les affaiblir.

Je suis donc prêt, dans le respect de la constitution, des lois ivoiriennes et des procédures que nous nous sommes librement données, à accueillir un comité d’évaluation sur la crise post- électorale en Côte d’ivoire. Ce Comité, dirigé par un représentant de l’Union Africaine, et comprenant des représentants de la Cedeao, de l’Uemoa, de la Ligue Arabe, des Nations Unies, des Etats-Unis, de l’Union Européenne, de la Russie et de la Chine, aura pour mission d‘analyser objectivement les faits et le processus électoral, pour un règlement pacifique de la crise.

Ce Comité devra également comprendre des Ivoiriens de bonne volonté.

Je lance un appel à toutes les personnalités qui se trouvent encore à l’hôtel du Golf de regagner leurs domiciles. Personne ne les a contraints à se réfugier dans cet hôtel. Personne ne les empêchera d’en sortir. Elles sont libres de leurs mouvements.

J’appelle les Ivoiriens à la retenue. Nous avons demandé le départ de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Onuci) et des forces françaises qui la soutiennent. Notre démarche s’est faite par la voie diplomatique. C’est par la voie diplomatique que nous entendons obtenir satisfaction sur cette exigence capitale, pour notre souveraineté.

Je demande aux jeunes de rester calmes. L’Onuci et les Forces françaises partiront de Côte d’Ivoire mais nous ne voulons pas de morts inutiles. Nous avons encore tous en mémoire les douloureux souvenirs des événements de novembre 2004.

Aujourd’hui en 2010, comme hier en 2002, 2003, 2004, 2007, je tends la main du dialogue. Je tends la main à l’opposition, à Monsieur Ouattara, comme à la rébellion armée qui le soutient.

J’ai confiance en notre capacité à construire une nation dans la paix, la démocratie et la prospérité. Quittons le chemin de la guerre. Reprenons notre marche vers le progrès dans la paix.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire!
Que Dieu bénisse les Ivoiriens !
Que Dieu bénisse l’Afrique !

Je vous remercie.

04 décembre 2010

Laurent Gbagbo investi Président de la République

Laurent Gbagbo, au pouvoir depuis 2000, a été officiellement investi ce samedi Président de la République de Côte d`Ivoire.

"Devant le peuple souverain de Côte d`Ivoire, je jure solennellement et sur l`honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution, de protéger les droits et libertés des citoyens, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans l`intérêt supérieur de la Nation", a-t-il déclaré en prêtant serment au palais présidentiel à Abidjan.

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"Que le peuple me retire sa confiance et que je subisse la rigueur des lois si je trahis mon serment"

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